Congrès du travail du Canada

Congrès du travail du Canada

25 févr. 2005 09h47 HE

« Grossièrement insuffisant »

Attention: Affectateur, Rédacteur financier , Rédacteur municipal, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales OTTAWA--(CCNMatthews - 25 fév. 2005) - Le gouvernement a réussi deux choses en annonçant des « améliorations » à son régime déficient d'assurance-emploi (a.-e.). D'abord, il admet enfin que des problèmes bien réels dans ses règles d'admissibilité empêchent un trop grand nombre de personnes d'obtenir les prestations auxquelles elles avaient droit. Deuxièmement, il affiche sa méconnaissance totale de la nature de ces problèmes.

« Comme avec le Budget d'hier, ce gouvernement continue de siphonner davantage qu'il ne redonne aux travailleuses et travailleurs de ce pays », déclare Barbara Byers, vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada.

« Le programme d'assurance-emploi a engrangé plus de 46 milliards de dollars en surplus. La raison : ses règles sont tellement étroites qu'elles privent de prestations près de deux tiers des personnes en chômage, explique-t-elle. L'annonce d'aujourd'hui retourne moins d'un pour cent de cet argent aux prestations, tout en faisant fi de la discrimination du régime à l'endroit des femmes et des nouveaux citoyens du pays. »

Pour mettre en perspective les « améliorations » annoncées, Mme Byers note que la réduction de 70 heures au seuil d'admissibilité n'est qu'une mesure temporaire. Il s'agit tout d'abord d'un projet pilote, plutôt que d'un changement sur lequel nous puissions compter. En second lieu, cette mesure temporaire n'affectera que 16 000 personnes, soit moins de 2 % du million de Canadiennes et Canadiens actuellement en chômage et à qui le régime refuse des prestations.

Une analyse économique du Congrès du travail du Canada a démontré qu'en fonction des règles actuelles, seulement 38 % des personnes en chômage arrivent à obtenir des prestations d'a.-e. Les femmes et les nouveaux arrivants ont encore plus de mal parce que les règles rendent les prestations particulièrement difficiles à obtenir pour les gens à statut précaire ou à temps partiel.

Les salariés et leurs syndicats plaident depuis longtemps pour des réformes progressistes au régime d'a.-e. pour le rendre mieux adapté aux nouvelles réalités du marché du travail. Pas plus tard que la semaine dernière, un comité spécial de députés de tous les partis en Chambre avait même appuyé et recommandé ces réformes au Parlement. On recommandait notamment d'établir à 360 heures le seuil universel d'admissibilité aux prestations, partout au Canada, de calculer les prestations à partir des 12 meilleures semaines de l'année antérieure, et d'établir les prestations à 60 % des gains effectués pendant ces 12 semaines et pour une période pouvant aller jusqu'à 50 semaines.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 137 conseils du travail régionaux. Site Web : www.clc-ctc.ca /Renseignements: Jeff Atkinson, (613) 526-7425 ou (613) 863-1413/ IN: ÉCONOMIE, FINANCE, TRAVAIL, POLITIQUE, SOCIAL

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