Customs and Immigration Union (CIU)

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22 mars 2005 07h44 HE

1 600 véhicules sont passés entre les filets des douanes en 2004 : ASFC; La CEUDA demande une patrouille à la frontière


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: CUSTOMS EXCISE UNION DOUANES ACCISE

LE 22 MARS 2005 - 07:44 ET

1 600 véhicules sont passés entre les filets des
douanes en 2004 : ASFC; La CEUDA demande une
patrouille à la frontière

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 22 mars 2005) - La sécurité frontalière
au Canada traverse actuellement une grave crise. Non seulement y a-t-il
eu 1 600 véhicules qui ont traversé les points d'entrée l'an dernier
sans passer par les douanes, plus de 3 000 véhicules sont entrés au
Canada de façon illégale en empruntant seulement deux des quelque 200
routes non patrouillées.

Ron Moran, président national de la Customs Excise Union Douanes Accise,
représentant 10 500 membres, dont plus de 5 000 sont des agent-e-s des
douanes comprenant des agent-e-s en uniforme qui travaillent aux
premières lignes, ainsi que des agent-e-s d'enquête, du renseignement et
des politiques commerciales, dit : "Sans une patrouille à la frontière
et vu la non-disponibilité de policiers occupés à assurer la sécurité
loin de la frontière, nous n'avons aucun moyen d'intercepter ces
véhicules ni de vérifier qui sont leurs passagers et ce qu'ils amènent
au Canada. C'est tout à fait inacceptable."

La fermeture des détachements de la GRC le long de la frontière
ontarienne vers la fin des années 90 et dans le sud du Québec à
l'automne 2004 a aggravé cette crise.

La CEUDA appuie la position des municipalités, à savoir que les
opérations de culture et le commerce de cannabis ajoutent une dimension
de plus à cette crise, puisque l'exportation de cannabis au-delà de
notre frontière devrait constituer une préoccupation tant pour les
Canadiens que pour les Américains qui doivent composer avec son
importation.

Dans son témoignage devant le Sous-comité sur la sécurité publique et
nationale de la Chambre des communes le 1er février 2005, la
vice-première ministre Ann McLellan a dit qu'on n'était au courant qu'à
peine 18 véhicules qui avaient outrepassé la frontière de Lacolle en un
an, ce qui veut dire que leurs conducteurs ne se sont pas présentés aux
douanes, mais ont plutôt choisi d'entrer dans le pays illégalement. En
réalité, nos membres ont compté pas moins de 17 véhicules dans une
période de trois (3) semaines au mois de décembre 2004 seulement à ce
poste frontalier. Pour citer un autre exemple, à cinq (5) postes
frontaliers de la C.-B., 26 véhicules ont filé à toute allure sans
s'arrêter pendant la semaine du 7 février 2005. Des représentants
officiels de la ville de Stanstead, au Québec, nous informent qu'il y a
typiquement plus de 250 véhicules non identifiés qui entrent au Canada
illégalement chaque mois en empruntant deux (2) routes non surveillées,
soit les routes Leeball et Church.

Le 9 décembre 2004, le commissaire Zaccardelli de la GRC a dit aux
membres du Comité de la justice de la Chambre des communes a dit que
bien que la GRC a le mandat de patrouiller la frontière entre les points
d'entrée, elle n'a pas assez de ressources pour maintenir des
détachements en place et assurer une patrouille active à la frontière
québécoise (ou ailleurs). Au Québec et en Ontario, ni la police
provinciale du Québec, ni celle de l'Ontario n'a le mandat ou la
compétence nécessaires pour maintenir la sécurité à la frontière; en
fait, elles ont toutes deux réduit les ressources consacrées à la
frontière. Les maires des municipalités situées près de la frontière sud
du Québec ont témoigné devant ce Comité au sujet des graves problèmes
auxquels ils font face en ce qui a trait aux activités illégales à la
frontière et au manque de capacités et de ressources pour y faire face;
nous n'avons aucun doute que les maires des autres régions frontalières
du Canada corroboreront cet état de choses et nous sommes actuellement
en train de prendre contact avec eux.

Faisant écho aux préoccupations exprimées par de nombreux maires des
municipalités frontalières, Moran a dit : "Le Canada a besoin d'yeux et
d'oreilles au sol - aux premières lignes; nous avons besoin de gens pour
parler aux résidents locaux, pour se renseigner sur les routes
empruntées par les contrebandiers et les trafiquants de drogue,
surveiller les activités, établir et maintenir une présence qui - selon
les dires de tous - revient à rien de moins que de créer un
environnement fortement dissuasif."

La Customs Excise Union Douanes Accise demande une patrouille à la
frontière canadienne.

"Selon nous - même si nous continuons à nous opposer à la politique de
l'ASFC de travailler seule", ajoute Moran, "une patrouille à la
frontière permettrait de fournir un renfort et un soutien pour les 139
postes désignés par l'ASFC le long de la frontière où des agent-e-s
canadien(ne)s des douanes travaillent seuls.

Une telle patrouille permettra aussi de veiller à ce que les routes non
surveillées le soient de façon imprévisible, ce qui constituerait un
facteur fortement dissuasif contre les éléments criminels qui utilisent
ces routes en faisant fi de la loi et ce, de façon flagrante."

Même le commissaire Zaccardelli - lors de son témoignage devant le
Comité de la justice de la Chambre des communes le 9 décembre - a
reconnu l'importance d'avoir une présence à la frontière. "Il faut
établir une présence", a-t-il dit en deux occasions. Malheureusement,
ses décisions ont été contradictoires puisqu'il a depuis choisi de
réduire les ressources consacrées à la frontière en fermant les
détachements et de les concentrer dans de grands centres urbains.

Moran déclare qu'"Il est temps que le Canada cesse de tourner le dos à
ses responsabilités et à son devoir de protéger la frontière
canado-américaine. Nous devons cesser de nous en remettre aux
Américains pour assurer la sécurité à la frontière. C'est notre
frontière et nous devons donc jouer un rôle réel et significatif dans sa
protection. C'est une obligation qui nous incombe."

CEUDA a l'intention de comparaître devant le Comité sénatorial de la
défense et de la sécurité nationales quand il commencera à examiner le
projet de loi C-26, qui vise à créer l'Agence des services frontaliers
du Canada et qui définit son mandat et son champ de compétence. CEUDA
cherchera à obtenir l'appui du Comité pour faire amender le projet de
loi C-26 en vue d'élargir le mandat de l'ASFC de façon à ce qu'elle
puisse maintenir la sécurité à la frontière en établissant une
patrouille frontalière entre les points d'entrée.

Moran termine en disant : "Etant donné le grand intérêt que portent le
sénateur Colin Kenny et son comité aux questions liées à la sécurité
nationale et frontalière depuis les événements du 11 septembre et les
nombreux rapports qu'ils ont publiés, nous espérons que ce Comité
réfléchira sérieusement et décidera d'appuyer notre demande d'amender le
projet de loi C-26."

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Renseignements

  • POUR PLUS D'INFORMATIONS, COMMUNIQUER AVEC:
    CEUDA
    Ron Moran
    Président national
    (613) 677-1090 (cell)
    (613) 723-8008 (bureau)
    ou
    CEUDA
    Jean-Pierre Fortin
    3e vice-président national
    (450) 357-6684 (cell)
    ou
    CEUDA
    Erik Lupien
    agent des communications et des coordinations politiques
    (613) 723-8008 (bureau)