4e salon Prendre sa place

4e salon Prendre sa place

29 mai 2012 11h00 HE

4e salon Prendre sa place : exploiter le maximum de ses capacités

Présentation d'un projet novateur en cirque social pour faciliter la transition des jeunes adultes handicapés physiquement vers la vie active

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 29 mai 2012) - C'est dans le cadre du 4e salon Prendre sa place qu'un projet novateur qui évalue le potentiel du cirque social comme nouvelle approche d'intervention en réadaptation - déficience physique a été présenté aujourd'hui. Cette étude documente scientifiquement pour la première fois les retombées de l'approche pédagogique du cirque social sur la vie de jeunes de 18 à 25 ans en transition de l'école à la vie active et vivant avec une déficience physique. Le salon se déroule du 29 au 31 mai sur la Grande-Place du complexe Desjardins et est une initiative des huit établissements de réadaptation en déficience physique de réadaptation de la région de Montréal. La chanteuse Ginette Reno et le comédien Alexandre Vallerand, respectivement atteint de déficience auditive et de paralysie cérébrale, ont aussi témoigné de leur parcours personnel lors de la conférence de lancement.

« J'invite les gens à venir faire un tour à ce salon qui met en valeur ce que les personnes handicapées physiquement peuvent faire, souligne le comédien Alexandre Vallerand. On retrouve encore des hésitations à nous engager, mais avec toutes les approches modernes de la réadaptation, il ne faut plus mettre de côté ces personnes qui ont pourtant beaucoup à offrir ».

Le cirque social : un projet unique et novateur

Pour les jeunes vivant avec une déficience physique et leurs parents, la transition de l'école à la vie active (TÉVA) est une période trouble, remplie de défis. Ces jeunes sont souvent isolés, sans groupe d'appartenance, surprotégés et dans bien des cas, moins bien desservis. Leur niveau de participation sociale est à son plus bas alors qu'ils traversent un moment charnière de leur vie. Les accueillir dans les services pour adultes, de manière significative et stimulante, afin de poursuivre l'atteinte d'habiletés de base essentielles à cette transition, reste difficile. C'est là que l'exploration du cirque social comme nouvelle approche en réadaptation prend tout son sens. Ce projet permet de favoriser diverses formes d'apprentissages misant sur l'optimisation de la participation du jeune à la vie active.

Le projet utilise l'approche pédagogique du Cirque du monde du Cirque du Soleil qui est implanté dans plus de 80 communautés à travers le monde. Il s'agit de la première étude qui documente les retombées de cette approche sur la participation de jeunes adultes ayant une déficience physique et sur l'impact dans leur vie au quotidien. L'étude touche aussi la perception que les jeunes ont d'eux-mêmes et sur la perception qu'ont les parents de leurs jeunes.

« Cette étude innovatrice ouvre la voie à l'ère de la réadaptation sociale, à l'exploration d'une nouvelle approche en déficience physique et à la création de nouveaux partenariats entre les réseaux de la réadaptation, scolaires et de l'emploi, explique M. Frédéric Loiselle, ergothérapeute clinicien au programme de réadaptation au travail-TÉVA du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau et auteur du projet. Le résultat escompté pour les neuf jeunes âgés de 18 à 25 ans exposés au projet pendant les neuf derniers mois est l'optimisation de la participation sociale chez cette population en favorisant une plus grande autonomie au quotidien ».

Lors de l'événement, la troupe de cirque social a présenté une avant-première du spectacle qu'ils donneront les 1er et 2 juin prochains à la Caserne 1830 où est présenté le spectacle Cirqua Zerna Patelin.

L'importance de la réadaptation

On estime que près de 30 % des ménages québécois sont composés d'au moins une personne ayant une incapacité, attribuable à une déficience physiquei. Derrière ces superhéros qui relèvent d'importants défis quotidiens, on retrouve les professionnels de la réadaptation qui permettent leur réintégration à une vie active.

Toujours à l'avant-garde des nouvelles approches et technologies, ces spécialistes de la réadaptation innovent constamment dans leurs pratiques. Ils s'impliquent aussi dans la recherche et dans l'enseignement pour développer de nouvelles connaissances, utiliser des approches novatrices et partager leur savoir. De plus, ils partagent une approche d'intervention globale qui tient compte des spécificités de la personne, de ses capacités, de ses besoins, de son mode de vie, des besoins de ses proches et de sa participation au sein de l'environnement où elle évolue (écoles, milieux de travail et de loisirs). En investissant dans les diverses formes de réadaptation, on favorise l'intégration au travail et la scolarisation d'un plus grand nombre de personnes ayant une déficience physique, pouvant contribuer à faire face collectivement à l'enjeu de la main-d'œuvre.

Une programmation bien remplie

Lors de la journée de mercredi au salon, il sera possible d'assister à une conférence sur le laboratoire vivant de réadaptation qu'une équipe chevronnée de chercheurs du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR) explore dans un centre commercial du centre-ville. Le jeudi, la conférence quotidienne portera sur l'accessibilité et l'intégration en emploi des personnes handicapées. De plus, au cours des trois jours du salon, les visiteurs pourront voir et même essayer, lors des ateliers « Faire ses classes » et dans les kiosques des exposants, différents équipements et aides techniques utilisés en réadaptation tels que les membres bioniques, les fauteuils roulants motorisés et un simulateur de conduite automobile adaptée. Différents spectacles de musique et de danse seront aussi présentés sur la scène principale de la Grande-Place, tout comme des témoignages inspirants de super héros de la réadaptation. Enfin, ne manquez pas les photos tirées de l'exposition Têtes d'affiche de l'organisme Vie autonome Montréal, illustrant des scènes de vie croquées sur le vif, des scènes cocasses, belles, parfois surprenantes, qui interpelleront le public et initieront un dialogue différent sur la place qu'occupent les personnes handicapées dans notre société.

Des collaborateurs passionnés

Le salon Prendre sa place est une initiative du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, du Centre de réadaptation Constance Lethbridge, du Centre de réadaptation MAB-Mackay, du Centre de réadaptation Marie Enfant, de l'Hôpital de réadaptation Villa Medica, de l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal, de l'Institut Nazareth et Louis-Braille et de l'Institut Raymond-Dewar, afin de faire rayonner les quatre volets de la déficience physique chez les adultes et les enfants, soit la déficience motrice, visuelle, auditive et de langage/parole.

Le salon Prendre sa place est rendu possible grâce à ses précieux partenaires : Physipro, Office des personnes handicapées du Québec, la Société de transport de Montréal, Emploi Québec, Les Services ménagers Roy Ltée, Orthofab, VIP, Côté Expo Design, Complexe Desjardins, Frischkorn audiovisuel, le Journal de Montréal, 24 heures et Métromédiaplus.

Pour plus d'information et pour obtenir l'horaire des activités, on peut visiter la page Facebook du salon : www.facebook.com/pages/Salon-Prendre-sa-place/217021678324208.

i Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec, 2004.

Renseignements

  • Pour confirmer votre présence ou pour organiser
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    Sophie Allard
    AH!COM
    514 499-3030, poste 771
    sa@ahcom.ca