L'Association pulmonaire

L'Association pulmonaire

25 juin 2009 17h40 HE

80 % des Canadiens veulent que les transporteurs aériens offrent des vols sans animaux domestiques à bord, selon un sondage de l'Association pulmonaire

Le sondage indique aussi que les Canadiens s'attendent à ce que le gouvernement fédéral agisse à cet égard

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 25 juin 2009) - Quatre-vingt p. cent des Canadiens croient que les transporteurs aériens du Canada devraient offrir des vols où il est interdit d'emmener des animaux favoris pour protéger la santé et la sécurité des passagers et équipages, selon un nouveau sondage publié aujourd'hui par l'Association pulmonaire du Canada. Ces conclusions sont annoncées au moment où Air Canada se prépare imiter WestJet et à permettre que les animaux favoris puissent voyager dans la cabine avec les passagers d'un avion. Les allergènes des animaux peuvent produire des réactions graves, souvent dangereuses pour la vie, chez les personnes souffrant de maladies pulmonaires comme l'asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

"Si quelqu'un emmène un chien ou un chat dans un avion et si une autre personne à bord est asthmatique, cela pourrait déclencher une crise d'asthme qui risque d'être fatale", affirme le Dr Peter MacLeod, porte-parole médical de l'Association pulmonaire du Canada. "Bien que de telles attaques soient rares si votre asthme ou votre MPOC sont bien gérées, il suffira d'un seul décès pour que ces politiques soient annulées et ce serait une honte d'en arriver là. Selon nous, il serait préférable d'assurer une certaine sécurité maintenant pour la santé des voyageurs et équipages canadiens que de le regretter plus tard".

L'air, dans une cabine d'avion, est circulé en circuit fermé. Il est recyclé dans les ventilateurs. Parce que les cabines d'avion sont des espaces réduits, cela signifie que même une petite quantité d'allergènes, comme les poils, la salive ou les squames d'un animal favori, peuvent se répandre rapidement dans l'ensemble de la cabine de l'avion. Les matières allergènes dans l'air peuvent atteindre tous les passagers d'un avion, même les personnes assises loin de l'animal. Chez les personnes allergiques atteintes d'asthme ou de MPOC, les allergènes d'animaux favoris peuvent déclencher une respiration sifflante, de la toux et une inflammation des voies respiratoires, aussi appelée crise d'asthme ou de MPOC. Ces réactions peuvent être graves, voire fatales.

Le sondage a aussi révélé que 75 % des Canadiens croient qu'il incombe au gouvernement fédéral d'agir sur cette question afin de protéger la santé et la sécurité des passagers et de l'équipage. L'Association pulmonaire demande au Comité permanent de la Chambre des communes sur la santé d'examiner cette question, lors de la reprise des travaux du Comité à l'automne.

"Les Canadiens disent clairement que la protection de la santé des passagers et équipages d'avion prévaut sur la volonté d'améliorer le service à la clientèle", soutient Brian Graham, président de la politique sur les maladies chroniques pour l'Association pulmonaire canadienne. "Nous croyons que les transporteurs aériens devraient faire ce qu'ils faut et offrir des vols sans animaux favoris en option. Pour une personne asthmatique qui est allergique aux chats ou aux chiens, le fait qu'il y ait un animal quelque part dans l'avion peut déclencher un épisode de sifflement, de toux et de dyspnée".

"Ce que les gens ne comprennent pas, c'est que deux semaines peuvent se passer avant qu'une personne asthmatique récupère complètement d'une seule exposition allergène et que, pendant ce temps, elle pourrait avoir besoin de médicaments qui peuvent coûter cher", d'ajouter M. Graham. "Il peut aussi se passer des semaines pour que les allergènes provenant d'un chien ou d'un chat soient complètement éliminés d'une cabine, après un voyage".

L'Association pulmonaire a écrit à la présidente du comité de la Santé, Joy Smith pour lui demander de tenir des audiences sur la question des animaux favoris dans les cabines de passagers des avions des transporteurs et a offert de témoigner devant le comité sur cette question importante pour les millions de Canadiens qui souffrent d'asthme, de MPOC, d'allergies ou d'autres maladies respiratoires.

"Par une forte marge, les Canadiens disent que le gouvernement a une responsabilité globale de protéger la santé respiratoire des passagers et équipages", déclare Cameron Bishop, directeur des affaires gouvernementales pour l'Association pulmonaire. "Nous espérons que les résultats du sondage influenceront la présidente du comité permanent sur la santé et tous les membres du comité, pour qu'ils se penchent sur cette décision, lors d'audiences fédérales à l'automne".

Entre-temps, l'Association pulmonaire continue à prier instamment tous les Canadiens souffrant d'asthme ou d'autres maladies respiratoires qui pourraient être exacerbées par des réactions allergiques à des animaux de faire en sorte que leur maladie soit dûment gérée tous les jours - entre autres s'ils prévoient voyager et d'apporter leurs médicaments de soulagement rapide (généralement une pompe bleue) dans leur bagage à main.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les maladies pulmonaires, veuillez visiter le : http://www.poumon.ca/.

Mieux connaître l'asthme

Mieux connaître la MPOC

A propos du sondage

Les 23 et 24 juin 2009, Angus Reid Strategies a réalisé un sondage en ligne parmi un échantillonnage représentatif, choisi au hasard, de 1 002 adultes canadiens âgés de plus de 18 ans. La marge d'erreur pour l'ensemble de l'échantillonnage est de +/- 3,1 %, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés statistiquement selon le recensement le plus récent de Statistique Canada sur l'âge, la scolarité et les régions pour garantir un échantillonnage représentatif de l'ensemble de la population adulte du Canada.

A propos de l'Association pulmonaire

Fondée en 1900, l'Association pulmonaire est l'organisme de bienfaisance de santé le plus ancien et le plus respecté au Canada et le principal organisme national d'information, de recherches, d'éducation, de soutien et de défense des intérêts, fondé sur les sciences, sur les questions reliées à la santé des poumons.

Renseignements

  • L'Association pulmonaire
    Cameron Bishop
    Directeur des affaires gouvernementales
    et des relations avec les médias
    613-569-6411, poste 223