Gouvernement du Canada

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02 oct. 2009 13h34 HE

Agence de la santé publique du Canada : Un laboratoire national célèbre 10 ans de réussites

WINNIPEG, MANITBA--(Marketwire - 2 oct. 2009) - Le Centre scientifique canadien de santé humaine et animale (CSCSHA) célèbre son 10e anniversaire.

Le CSCSHA abrite le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et le Centre national des maladies animales exotiques (CNMAE) de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Sa première décennie a été marquée par des réalisations importantes telles que l'exercice de fonctions importantes pour les interventions faites lors d'éclosions, le développement de nouveaux vaccins, l'amélioration de tests diagnostiques, l'établissement de réseaux de laboratoires, le renforcement de la capacité des laboratoires mobiles, et le développement d'une technologie de surveillance de pointe. Toutes ces choses font voir aux Canadiens le haut calibre du CSCSHA.

Le Dr Frank Plummer, directeur scientifique général du Laboratoire national de microbiologie de l'ASPC, se dit " très fier des progrès accomplis durant les 10 premières années du Centre. Au tout début, le CSCSHA était le centre scientifique le plus moderne du genre au monde; maintenant, nous sommes aussi reconnus à l'internationale pour nos programmes. Les travaux de notre groupe ont mené à des avancées scientifiques majeures et il est réconfortant de savoir que notre travail a une incidence réelle sur la diminution des cas de maladies infectieuses ".

L'ouverture officielle du laboratoire s'est faite en 1999, après un long et laborieux travail de conception et de construction qui a nécessité des visites à 30 laboratoires d'ailleurs dans le monde afin que le centre soit à la fine pointe de la technologie en tout. En effet, le CSCSHA permet une recherche scientifique sécuritaire sur n'importe quel pathogène, de la bactérie la plus commune au virus le plus dangereux. Les partenariats novateurs que permettent les installations sont à la base d'une collaboration et d'un partage des connaissances sans précédents dans le diagnostic et la recherche sur les maladies infectieuses, y compris celles affectant à la fois les humains et les animaux.

Le directeur du CNMAE de l'ACIA, le Dr Soren Alexandersen, fait remarquer que "le complexe a été construit à une période on ne peut plus opportune. Depuis l'ouverture du Centre, le pays a connu des flambées d'influenza aviaire, le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), le virus du Nil occidental, l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) et, bien sûr la pandémie actuelle de grippe H1N1. L'investissement qui a été fait pour la sauvegarde de la santé humaine et animale il y a 10 ans a certainement rapporté d'importants dividendes depuis."


DOCUMENT D'INFORMATION

Centre scientifique canadien de santé humaine et animale (CSCSHA)

- Ce complexe de laboratoires situé à Winnipeg est un chef de file mondial dans le domaine des maladies infectieuses. Il est dirigé conjointement par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

- Le CSCSHA héberge le Centre national des maladies animales exotiques de l'ACIA, ainsi que le Laboratoire national de microbiologie de l'ASPC, deux chefs de file dans leur domaine.

- L'annonce officielle de la construction des installations à Winnipeg a été faite par l'ancien ministre de la Santé, Jake Epp, en octobre 1987. La construction a débuté en décembre 1992, à la suite d'un long processus de conception.

- Bien que certains programmes aient commencé dès le printemps 1998, l'ouverture officielle des installations a eu lieu en juin 1999.

- La construction de ces installations était visionnaire, puisque celles-ci ont ouvert leurs portes à peu près au même moment où l'on se préoccupait de la transmission de l'ESB aux humains, et juste avant les attaques au bacille de charbon aux Etats-Unis. Peu après, il y a eu l'incursion du virus du Nil occidental en Amérique du Nord, l'éclosion du SRAS, la détection de l'ESB au Canada, les éclosions d'influenza aviaire, les craintes de pandémie, l'éclosion de listériose et maintenant le virus H1N1. Dans tous les cas, ces installations étaient au premier rang de l'intervention et ont dirigé les enquêtes en laboratoire.

- Les installations, qui sont les premières au monde à combiner des laboratoires de recherche sur les maladies humaines et animales au niveau de confinement le plus élevé, offrent un milieu unique qui permet aux chercheurs de collaborer dans le cadre de leurs recherches sur les maladies infectieuses établies, émergentes et réémergentes chez les humains et les animaux.

- Le regroupement de ces deux laboratoires nationaux est admiré par la collectivité internationale. Non seulement permet-il aux Canadiens d'économiser de l'argent en matière de coûts opérationnels, mais il favorise la collaboration et la consultation, étant donné que bon nombre des maladies étudiées par les scientifiques peuvent être transmises entre les animaux et les humains.

- A l'heure actuelle, le personnel de l'ASPC et celui de l'ACIA collaborent à plusieurs projets de recherche relatifs à l'éclosion du virus H1N1, y compris l'interface humaine et animale.

- Les deux laboratoires offrent des services de diagnostic qui ne sont généralement pas offerts ailleurs au pays et appuient les activités de diagnostic des laboratoires de première ligne. Ils participent également à des recherches appliquées et exploratoires afin d'améliorer les diagnostics, de créer des produits thérapeutiques et des vaccins et d'accroître la compréhension des maladies infectieuses et de leur propagation.

- Les installations contiennent les seuls laboratoires de niveau de confinement 4 au Canada, ce qui leur permet d'étudier sans danger les maladies humaines et animales les plus graves.

- Les laboratoires de niveau de confinement 4 assurent la capacité du Canada de diagnostiquer tout agent pathogène connu qui pourrait être introduit au pays. Ils permettent aussi les recherches sur les maladies mortelles, comme celles causées par les virus d'Ebola, de Marburg et de Nipah.

- 61 % de la surface de laboratoire dans les installations est classifiée comme étant de niveau de confinement 2, tandis que 35 % des lieux sont occupés par des laboratoires de niveau de confinement 3. Les laboratoires de niveau de confinement 4 représentent moins de 4 % de l'espace de laboratoire. Les laboratoires de niveau de confinement 2 se trouvent dans les hôpitaux, les cabinets de médecin et les universités. Il y a de nombreux laboratoires de niveau de confinement 3 au pays.

- Tout ce qui quitte les zones de laboratoire de niveau de confinement 3 et 4 est décontaminé d'une manière quelconque : l'air est filtré, les déchets sont traités, les employés prennent une douche.

- Près de 500 employés du gouvernement du Canada travaillent actuellement au complexe.

- Dans le cadre du Plan d'action économique du Canada, le gouvernement fédéral a récemment annoncé qu'il investira 24,2 millions de dollars à la modernisation et à l'optimisation de l'aire de réception et d'expédition du CSCSHA. Ces travaux renforceront la capacité du gouvernement de prévoir les menaces pour la santé publique et animale, telles que l'éclosion du virus de grippe H1N1, ainsi que de s'y préparer et d'y répondre.

- Les réalisations du Laboratoire national de microbiologie et du Centre national des maladies animales exotiques sont nombreuses. En voici quelques-unes :

-- Ils ont créé des vaccins pour le virus d'Ebola, la fièvre de Lassa et le virus de Marburg.

-- Ils ont établi des services de laboratoire mobiles; parmi les déploiements, notons les réunions de haut niveau comme le Sommet des Amériques, ainsi que des mesures contre les éclosions de maladie dans des endroits comme la République démocratique du Congo, le Bangladesh, le Kenya, l'Angola, la Chine et le Vietnam.

-- Ils servent de centres de référence internationaux sur diverses maladies.

-- Ils ont créé divers réseaux de laboratoires, auxquels ils participent, et sont coprésidents du réseau de laboratoires du Groupe de travail sur la protection de la santé mondiale.

-- Ils offrent une formation aux échelles nationale et internationale sur les maladies animales exotiques, la biosécurité et le confinement, la lutte contre le terrorisme, les diagnostics de laboratoire et d'autres sujets.

- Les deux laboratoires ont la certification ISO, tout comme le système d'équarrissage et de traitement des déchets biologiques.

- Le maintien d'une relation étroite avec la communauté locale est très important pour le Centre scientifique canadien. Un comité de liaison communautaire a été établi en 1999 et continue de se réunir plusieurs fois par année. Un système de rapport d'incident a été mis en oeuvre pour assurer que les personnes appropriées, notamment les membres du comité de liaison communautaire, sont tenues au courant des événements qui ont lieu au Centre.

- La santé et la sécurité sont de la plus haute importance au CSCSHA. Tous les employés travaillant au CSCSHA ont une cote de sécurité de niveau secret, quelle que soit la nature de leurs fonctions. Une variété de systèmes de sécurité physiques et électroniques ont été installés, y compris des caméras de télévision en circuit fermé placées stratégiquement à l'intérieur et à l'extérieur de l'immeuble. Nous ne divulguons aucun détail concernant nos systèmes de sécurité afin de ne pas compromettre leur efficacité.

- Plusieurs considèrent le Centre scientifique canadien de santé humaine et animale comme le meilleur laboratoire au monde. Les laboratoires du monde entier considèrent le CSCSHA comme un modèle pour les diagnostics, la recherche, la conception des installations, le confinement, la biosécurité et les relations communautaires.

Renseignements

  • Centre scientifique canadien de santé
    humaine et animale (CSCSHA)
    Kelly Keith
    Agente principale des communications
    204-789-5028