Environnement Canada

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15 oct. 2009 16h08 HE

Célébration de l'investissement du gouvernement du Canada dans des réserves de la biosphère canadiennes à Trois-Rivières

TROIS-RIVIERES, QUEBEC--(Marketwire - 15 oct. 2009) - Au nom du ministre de l'Environnement, Jim Prentice, Jacques Gourde, député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, s'est joint à des représentants de la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre pour célébrer la récente annonce d'un financement de 5 millions de dollars échelonné sur cinq ans pour 14 des 15 réserves de la biosphère canadiennes, dont la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre, ainsi que pour l'Association canadienne des réserves de la biosphère. Dans le cadre de ce financement, la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre recevra 57 000 $ par an, et ce, jusqu'en 2013.

"Cet engagement reflète l'importance que le gouvernement du Canada accorde à la protection de la riche biodiversité de l'ensemble du pays. Les réserves de la biosphère canadiennes sont d'excellents exemples d'initiatives issues de la communauté qui protègent notre environnement naturel tout en assurant la croissance continue de l'économie locale dans le cadre d'un développement durable", a déclaré le ministre Prentice.

"La Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre est un excellent exemple d'initiative issue de la communauté qui favorise la conservation et la protection de notre environnement naturel tout en assurant la croissance des collectivités locales, dans le cadre d'un développement économique durable, a ajouté Jacques Gourde. Le gouvernement du Canada est fier de soutenir un organisme qui partage son engagement à l'égard de la conservation des terres et de la protection de la biodiversité".

Les réserves de la biosphère sont des aires désignées et reconnues à l'échelle internationale par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). On y met à l'essai des approches pratiques axées sur le maintien d'un équilibre entre la conservation et le développement. Elles comprennent une ou plusieurs aires protégées majeures, telles que des parcs nationaux ou des réserves nationales de faune, une zone tampon, accueillant des activités compatibles avec l'aire de conservation, et une vaste aire de transition, dans laquelle des pratiques de gestion durable des ressources sont encouragées et élaborées. Le réseau mondial compte 553 réserves de la biosphère dans 107 pays.

"Grâce à l'investissement du gouvernement du Canada, nous serons en mesure de poursuivre notre mandat qui s'inscrit dans une vision généreuse de l'avenir, soit celle de participer au développement durable des entreprises et des organisations touristiques, dans un esprit de cohabitation harmonieuse entre l'Homme et la biosphère. Nous travaillons au maintien des relations durables selon une démarche qui privilégie l'interdisciplinarité, les relations intergénérationnelles et la gouvernance participative", a affirmé Christian Hart, président de la Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre.

La Réserve mondiale de la biosphère du Lac-Saint-Pierre a été désignée comme telle par l'UNESCO en novembre 2000. Le territoire reconnu se situe à l'intérieur des limites de cinq municipalités régionales de comté (MRC) : D'Autray, Pierre-De Saurel, Nicolet-Yamaska, Maskinongé en plus de la ville de Trois-Rivières. Plus de 40 p. 100 des milieux humides du Saint-Laurent se situent dans cette réserve. Cette dernière est aussi la première halte printanière de l'Oie des Neiges sur le Saint-Laurent et la plus importante héronnière d'Amérique du Nord, avec plus de 1300 nids dénombrés.



FICHE D'INFORMATION

RESERVES DE LA BIOSPHERE DU CANADA

Les réserves de la biosphère sont des aires désignées et reconnues à l'échelle internationale par l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture), dans le cadre du Programme sur l'homme et la biosphère (MAB), dans le but d'y mettre à l'essai des approches pratiques axées sur le maintien d'un équilibre entre la conservation et le développement. Elles comprennent une ou plusieurs aires protégées majeures telles que des parcs nationaux ou des réserves nationales de faune aux fins de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité indigène, une zone tampon accueillant des activités compatibles avec l'aire de conservation et une vaste aire de coopération dans laquelle les pratiques de gestion durable des ressources sont encouragées et élaborées. L'Association canadienne des réserves de la biosphère compte 15 réserves qui couvrent une superficie totale de 102 237 kilomètres carrés dans 8 provinces.

Le programme, en vigueur depuis 1970, compte 553 sites actuellement reconnus dans 107 pays. Dans les réserves de la biosphère, les gens mettent en pratique diverses manières de soutenir l'économie locale et d'utiliser les ressources tout en conservant la diversité biologique.

Des mécanismes de gouvernance ont été établis dans le but d'utiliser des connaissances scientifiques en vue :

- de réduire la perte de biodiversité;

- d'améliorer les moyens de subsistance;

- d'améliorer les conditions sociales, économiques et culturelles et ainsi assurer la durabilité de l'environnement.

Les réserves de la biosphère sont des organisations bénévoles qui reçoivent parfois du financement pour des projets déterminés, selon les circonstances particulières et l'importance historique, ou encore des contributions en nature dans le cadre de programmes gouvernementaux ou par l'intermédiaire de fondations privées.

La plupart des réserves de la biosphère au Canada sont constituées en organisations sans but lucratif, et certaines ont le statut d'organisations de bienfaisance. Les autres sont administrées par des organisations établies dans leur région respective. Les activités qu'on y entreprend sont déterminées dans le cadre de programmes locaux, mais certaines peuvent être liées à des programmes nationaux ou internationaux.

Les réserves de la biosphère lancent des projets mis en oeuvre dans le cadre de partenariats avec des entreprises et des organisations gouvernementales ou non qui manifestent leur intérêt. Elles dirigent également des activités et des projets entrepris par d'autres organisations qui partagent les mêmes objectifs.

Exemples de projets :

- Etablissement de parcelles de surveillance de la biodiversité forestière (la réserve de la biosphère de l'Escarpement du Niagara offre aussi à des étudiants une formation dans le cadre d'un partenariat avec l'Université de Waterloo);

- Elaboration de modèles locaux pour des activités d'adaptation aux changements climatiques dans le cadre d'une collaboration avec l'Université de Toronto;

- Création d'un programme didactique portant sur le développement durable qui se déroulera au Lac Saint-Pierre;

- Tenue d'ateliers portant sur le tourisme durable à la Réserve de biosphère de Fundy;

- Elaborations de projets qui comportent l'évaluation de bassins hydrographiques et la sensibilisation des collectivités actives à l'intention de producteurs agricoles individuels à la Réserve de la biosphère du lac-Redberry.

L'ASSOCIATION CANADIENNE DES RESERVES DE LA BIOSPHERE

L'Association canadienne des réserves de la biosphère (ACRB) est une organisation de bienfaisance sans but lucratif établie à Ottawa. Créée en 1998, elle vise à faciliter la communication et la collaboration entre les réserves de la biosphère du Canada.

En outre, l'ACRB permet de présenter d'une seule voix des projets d'envergure nationale et met en valeur les réserves de la biosphère comme modèles de développement communautaire durable. Elle élabore et dirige des projets nationaux au profit de l'ensemble de ses réserves. Ces projets portent notamment sur la surveillance de la biodiversité, le développement de l'écotourisme, la cartographie des changements des paysages, l'adaptation aux changements climatiques, la restauration écologique, l'élaboration de plans de coopération et le suivi social. L'ACRB assure aussi des levées de fonds, des activités de communication et la publication de matériel didactique.

L'ACRB est dirigée par un conseil d'administration qui comprend un directeur représentant chacune des 15 réserves de la biosphère, un représentant de Parcs Canada et un représentant d'Environnement Canada. Ce conseil donne des avis sur les projets proposés par l'ACRB et les orientations stratégiques, notamment en ce qui concerne les levées de fonds et les stratégies de partenariat. Lors de sa réunion annuelle tenue en juin, l'ACRB a commencé à élaborer un plan stratégique qui définira son orientation pour les cinq prochaines années.

FINANCEMENT

Dans le Budget de 2008, le gouvernement du Canada a prévu un financement de 5 millions de dollars échelonné sur cinq ans pour soutenir les réserves de la biosphère et l'ACRB.

Des 15 réserves de la biosphère du Canada, 14 recevront un financement. La quinzième - celle de la baie Clayoquot - reçoit déjà un financement de base du gouvernement fédéral.

La fiche d'information sur "REPARTITION DU FINANCEMENT ACCORDE AUX RESERVES DE LA BIOSPHERE DU CANADA" est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/ECOF1015.pdf

Also available in English

Renseignements

  • Cabinet du ministre de l'Environnement
    Frédéric Baril
    Attaché de presse
    819-997-1441
    ou
    Environnement Canada
    Relations avec les médias
    819-934-8008
    1-888-908-8008
    www.ec.gc.ca