Industrie Canada

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Bureau de la concurrence Canada

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29 oct. 2007 13h02 HE

D'après les conclusions d'une étude du Bureau de la concurrence, les Canadiens pourraient payer moins cher pour les médicaments génériques

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 29 oct. 2007) - Une vive concurrence existe dans l'approvisionnement de nombreux médicaments génériques, mais cette concurrence ne se traduit pas, pour les consommateurs canadiens, par des prix moins élevés, a conclu le Bureau de la concurrence dans son Etude du secteur canadien des médicaments génériques diffusée aujourd'hui.

Le Bureau a appris que, pour obtenir de l'espace sur les rayons des pharmacies, dans la pluplart des provinces, les fabricants de médicaments génériques offrent aux pharmacies des rabais ou d'autres remises. Les sources d'information publiques et les renseignements recueillis auprès des parties interviewées pour cette étude révèlent que lex prix réduits sont en moyenne 40 pour cent du prix facturés à la pharmacie. Selon le système mis en place dans la plupart des provinces, les pharmacies sont peu incitées à faire bénéficier de ces économies de coûts ceux qui doivent les payer - les régimes publics et privés, les gens qui payent eux-mêmes leurs médicaments et les contribuables.

"Les Canadiens méritent de tirer profit de la concurrence que nous avons observée", affirme Sheridan Scott, commissaire de la concurrence. "Cette étude aide à faire comprendre pourquoi il n'en est pas ainsi et donne des pistes de solution."

Les produits pharmaceutiques sont la deuxième composante des coûts des soins de santé au Canada. Les produits pharmaceutiques génériques jouent un rôle important dans la limitation des coûts des médicaments sur ordonnance et font concurrence aux produits de marque lorsque la production accordée par les brevets de ces derniers prend fin. Malgré ces considérations, plusieurs études ont établi que les prix des médicaments génériques sur ordonnance sont élevés au Canada comparativement à d'autres pays.

Faire en sorte que la concurrence entre les médicaments génériques ne se joue plus au niveau des pharmacies mais plutôt à celui des assureurs publics et privés et des consommateurs pourrait procurer aux Canadiens des économies considérables. Dans son étude, le Bureau expose des mesures qui permettraient d'atteindre cet objectif, notamment :

- Inciter les fabricants à se faire concurrence pour être inscrits sur les listes des régimes privés et provinciaux de médicaments qui seront remboursés;

- Faire en sorte que les fournisseurs de régime décident quelles versions des médicaments génériques seront délivrées à la pharmacie en fonction d'un processus d'appel d'offres effectué par les fabricants;

- Un suivi plus serré du prix net payé par les pharmacies pour des médicaments génériques afin que le prix payé par le régime reflète les rabais accordés aux pharmacies;

- Un rôle accru que joueraient les régimes privés en vue d'obtenir des prix plus bas pour leurs clients.

Le Bureau de la concurrence poursuivra ses travaux dans le secteur des médicaments génériques en examinant des options qui permettraient d'obtenir les avantages liés à la concurrence, ainsi que les obstacles à leur adoption.

Pour obtenir un résumé des principales conclusions du Bureau, veuillez consulter le précis d'information sur l'Etude du secteur canadien des médicaments génériques.

Le Bureau de la concurrence est un organisme indépendant d'application de la loi. Nous contribuons à la prospérité des Canadiens en protégeant et en favorisant des marchés concurrentiels et en permettant aux consommateurs de faire des choix éclairés.


PRECIS D'INFORMATION

La mise au point et l'approvisionnement de médicaments sont des parties importantes de la prestation de soins de santé au Canada. En 2006, les dépenses totales des ventes au détail et des hôpitaux qui ont été facturées pour des médicaments s'élevaient à 17,8 milliards de dollars. Les médicaments génériques représentent une portion importante et grandissante des médicaments délivrés au Canada. En 2005, 43 p. 100 de tous les médicaments délivrés par des pharmacies au détail étaient génériques et les dépenses totales en médicaments génériques se chiffraient à 3,2 milliards de dollars en 2006.

Le 28 septembre 2006, le Bureau a annoncé qu'il mènerait une étude du secteur des médicaments génériques dans le cadre de son mandat à titre de défenseur de la concurrence. Le Bureau a mis sur pied ce projet en réponse à plusieurs études qui ont constaté que le prix des médicaments génériques sur ordonnance était plus élevé au Canada que dans d'autres pays.

Le rôle que joue la concurrence dans le système de santé du Canada est souvent perçu comme limité. En réalité, les marchés concurrentiels permettent de fournir un grand nombre des produits et services dont notre système de santé dépend. Etant donné leur importance pour le bien-être des Canadiens, les marchés liés à la santé constituent depuis plusieurs années une priorité clé du Bureau pour ce qui est de l'application de la loi et de la promotion de la concurrence.

Pour mener l'étude, le Bureau a eu recours à de l'information accessible au public, à des données achetées à des fournisseurs de données et à de l'information obtenue de participants sectoriels au cours d'entrevues et de communications qui ont eu lieu de janvier à avril 2007.

Voici les principales conclusions du Bureau :

- La fabrication de médicaments génériques est devenue plus concurrentielle au cours des 15 dernières années. Il semble qu'une forte concurrence s'exerce dans l'approvisionnement de nombreux médicaments génériques au Canada.

- Dans la plupart des provinces, un moyen important par lequel les fabricants rivalisent pour que les pharmacies offrent leurs produits consiste à leur offrir un rabais sur les prix facturés. Les rabais incitent les pharmacies à choisir le produit d'un fabricant particulier. Les sources d'information publiques et les renseignements recueillis auprès des parties interviewées pour cette étude révèlent que les prix réduits sont en moyenne 40 pour cent du prix facturés à la pharmacie. Les rabais sont actuellement interdits dans deux provinces, l'Ontario et le Québec. Toutefois, les dispositions législatives adoptées en Ontario en 2006, et à l'étude au Québec, permettent aux fabricants de médicaments génériques de se faire concurrence en payant pour des services professionnels des pharmacies, comme les conseils aux patients.

- Les rabais et les remises ne figurent pas habituellement dans les montants payés pour les médicaments par les régimes d'assurance-médicaments publics ou privés, ou par les consommateurs. Jusqu'à récemment, les prix payés au pays pour des médicaments génériques tendaient à refléter les prix maximaux permis par le régime d'assurance-médicaments de l'Ontario pour ces médicaments. La situation a changé en 2006, lorsque l'Ontario a réduit le maximum qu'elle paierait pour un médicament générique à 50 p. 100 du prix du médicament de marque. Ces prix inférieurs ne sont pas payés par les régimes d'assurance-médicaments privés en Ontario, ce qui représente plus de la moitié du marché dans cette province, ou par les régimes dans d'autres provinces, mais ils seront adoptés par le Québec en 2008.

- Les régimes d'assurance-médicaments comprennent diverses politiques visant à réduire leurs coûts pour les médicaments génériques. Toutefois, ils incitent peu les fabricants à se faire concurrence en offrant des prix concurrentiels aux payeurs finals.

Le Bureau de la concurrence poursuivra ses travaux dans le secteur des médicaments génériques en examinant des options qui permettraient d'obtenir les avantages liés à la concurrence, ainsi que les obstacles à leur adoption. La mise en oeuvre de nouvelles approches nécessiterait d'importantes modifications du système pour les médicaments génériques, qui devraient être examinées minutieusement.

Les régimes d'assurance-médicaments privés ne semblent pas obtenir des prix concurrentiels des fabricants. Si les régimes pouvaient jouer un rôle accru dans l'obtention de prix inférieurs pour leurs clients, les entreprises et les particuliers au Canada pourraient réaliser des économies importantes. Le Bureau approfondira son travail dans ce domaine afin de déterminer pourquoi il n'en est pas ainsi.

compbureau@cb-bc.gc.ca

Renseignements

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