Greenpeace Canada

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11 mai 2006 12h25 HE

De Jean Charest à Pinocchio ?

L'étiquetage obligatoire des OGM et un système de traçabilité sont essentiels Attention: Rédacteur à l'agriculture, Rédacteur à l'environnement, Rédacteur à l'alimentation, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales QUEBEC/QUEBEC--(CCNMatthews - 11 mai 2006) - Une large coalition de groupes de la société civile, de consommateurs, d'agriculteurs et d'environnementaux souligne ce matin, face de l'Assemblée nationale, la frustration croissante des québécois et québécoises. Ils reprochent au gouvernement du Québec son inertie concernant le dossier de l'étiquetage obligatoire des OGM (organismes génétiquement modifiés). Pour illustrer cet échec gouvernemental, Greenpeace, organisateur de la l'événement, a déployé une caricature géante de Jean Charest, dont le nez s'allonge dès qu'on mentionne l'étiquetage des OGM. A cette occasion, Greenpeace rend publique la lettre (1), envoyée le 26 avril dernier, qui invitait les 122 député-e-s de l'Assemblée Nationale à s'engager pour l'étiquetage obligatoire des OGM.

« Jean Charest ne semble pas avoir de pif politique concernant le dossier de l'étiquetage des OGM, affirme Éric Darier de Greenpeace. Depuis des années, une majorité écrasante de québécois (2) réclame l'étiquetage obligatoire des OGM. Que l'on soit péquiste, libéral, adéquiste ou solidaire, on mange tous et on a donc tous le droit de choisir de ne pas manger d'OGM. »

La coalition dénonce l'inutilité de la norme fédérale « volontaire » d'étiquetage des OGM et rappelle aussi que tous les député-e-s de la Commission de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation ont recommandé, dans un rapport unanime (3) publié en juin 2004, l'adoption au Québec d'une norme d'étiquetage obligatoire des OGM.

« Une quarantaine de pays a déjà un système d'étiquetage obligatoire des OGM. Le droit à l'information, reconnu par les Nations Unies, fait partie des droits fondamentaux des consommateurs. La présence ou non d'OGM dans un aliment est une information qu'il est indispensable de transmettre aux consommateurs afin qu'ils puissent faire un choix éclairé », note Charles Tanguay de l'Union des consommateurs.

« Le Québec a le pouvoir de légiférer dans ce dossier. L'étiquetage obligatoire des OGM est une promesse électorale du gouvernement Charest qui tarde à se concrétiser après plus de trois ans de présence au pouvoir! » rappelle Denis Falardeau de l'ACEF de Québec.

« L'étiquetage obligatoire des OGM et un système de traçabilité sont essentiels. Aujourd'hui, il n'existe aucun régime strict de responsabilité pour protéger les agriculteurs victimes de la contamination génétique des OGM, les consommateurs ou l'environnement » déclare Benoît Girouard de l'Union paysanne.

« L'étiquetage obligatoire est un strict minimum. Le principe de précaution devrait s'appliquer aux OGM qui ne devraient être disséminés ni dans l'environnement, ni dans la chaîne alimentaire » souligne pour sa part Anne-Marie Turmel des AmiEs de la Terre de Québec.

« Si l'étiquetage obligatoire des OGM n'est pas adopté et mis en place d'ici la prochaine élection, Greenpeace s'assurera que les électeurs et électrices soient informé-e-s de la position de chacun des député-e-s », prévient Éric Darier. Nous allons mobiliser les citoyens et citoyennes pour qu'ils fassent augmenter la pression sur les député-e-s et le gouvernement ».

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Contacts :

Delphine Grenon, Communications Greenpeace (514) 814-3481
Anne-Marie Turmel, AmiEs de la Terre de Québec (418) 524-2744
Denis Falardeau, ACEF de Québec (418) 999-0925
Éric Darier, Greenpeace (514) 605-6497
Charles Tanguay, Union des consommateurs (514) 743-0419
Benoît Girouard, Union paysanne (514) 605-6800

(1) Document disponible sur notre site internet : www.greenpeace.org
(2) Sondage Léger Marketing d'octobre 2005 : 79% des québécois veut que le gouvernement du Québec impose l'étiquetage obligatoire des OGM et 71% veut que cela soit fait avant la fin du mandat du gouvernement actuel. En excluant ceux et celles qui ne savent pas (8%), c'est plus de 85% des québécoises et québécois qui veut que le gouvernement du Québec impose l'étiquetage obligatoire des OGM.
(3) Recommandation 18 : « La Commission recommande que le gouvernement [du Québec] opte pour l'étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés. Dans le cas des produits dérivés d'OGM ou contenant de tels organismes, l'obligation s'applique à partir d'un seuil minimum, harmonisé avec celui de l'Union européenne. » IN: AGRICULTURE, ENVIRONNEMENT, ALIMENTATION, POLITIQUE

Renseignements

  • Andrew Male, Communications Coordinator
    Numéro de téléphone: 416-880-2757
    Numéro de téléphone secondaire: 416-597-8408 poste 3030
    Courriel: andrew.male@yto.greenpeace.org