Seconde Conférence Internationale sur la Déficience Intellectuelle

07 nov. 2007 07h00 HE

Des spécialistes québécois lancent aujourd'hui l'Atlas mondial des ressources en déficience intellectuelle de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 7 nov. 2007) - Aujourd'hui, lors de l'ouverture de la Seconde Conférence Internationale sur la Déficience Intellectuelle à Bangkok, une équipe de spécialistes québécois a présenté le tout premier Atlas mondial des ressources en déficience intellectuelle (Atlas-DI), qui fournit d'importants renseignements sur les ressources et services en déficience intellectuelle partout dans le monde.

Selon Jocelin Lecomte, membre de l'équipe montréalaise qui a piloté ce projet, "La visibilité qu'obtiendra l'Atlas-DI permettra d'accroître la sensibilisation mondiale et nationale au sujet de la déficience intellectuelle. L'Atlas-DI de l'OMS est un outil pratique d'une centaine de pages qui vise à améliorer la qualité de vie des personnes ayant une déficience intellectuelle et les membres de leurs familles".

Ce rapport, co-réalisé par les Centres de réadaptation en déficience intellectuelle Lisette-Dupras et de l'Ouest de Montréal et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), décrit pour la toute première fois l'état des ressources allouées en déficience intellectuelle dans 147 pays, lesquels représentent 95 % de la population mondiale.

"La déficience intellectuelle occupe une place grandissante parmi les enjeux relatifs aux droits de l'homme, tels qu'identifiés par l'OMS et protégés par la Convention des Nations-Unies sur les droits des personnes handicapées, affirme M. Lecomte. L'Atlas-DI constitue en ce sens un grand pas vers une prise de conscience des Etats vis à vis de leurs citoyens présentant une DI."

Faits saillants de l'Atlas-DI

- Les conclusions de l'Atlas-DI reflètent bien l'absence d'une politique adéquate et d'une réponse législative, et les lacunes en matière de services et de ressources consacrées aux personnes présentant une DI à l'échelle mondiale.

- Selon l'Atlas-DI, la situation se révèle particulièrement inquiétante dans la plupart des pays à faibles et moyens revenus. L'absence de consensus sur les notions fondamentales et les critères de classification liés au domaine de la DI n'aide pas à améliorer la situation.

- 59,2 % des pays qui ont répondu à l'enquête disposent d'une politique nationale ou d'un programme relatif à la déficience intellectuelle. Ces politiques ou programmes portent sur l'éducation, la santé, l'hébergement, la main-d'oeuvre, le revenu, etc.

- 71,2 % des pays répondants sont dotés d'une loi spécifique qui offre une certaine forme de protection judiciaire aux personnes avec une déficience intellectuelle. Bien que la notion de protection judiciaire ait longtemps été utilisée contre les personnes présentant une déficience intellectuelle, les lois sur la tutelle ayant traditionnellement servi à priver ces personnes de leurs droits de prendre des décisions et de prendre part à la vie civile, la protection civile d'une personne avec une DI et de ses actifs s'avère parfois nécessaire lorsque cette dernière n'est pas en mesure de s'occuper d'elle-même.

- La majorité des pays répondants (75 %) offrent des services aux personnes avec une DI. Ces services s'adressent aux enfants, aux adolescents et aux adultes, et chevauchent une grande variété de domaines tels que la santé primaire, les services de soins de santé aux patients hospitalisés, les services spécialisés et la réadaptation physique.

- A l'échelle mondiale, il y a coexistence continue des systèmes d'éducation aux pratiques d'inclusion et de ségrégation : dans 70,9 % des pays répondants, les enfants et les adolescents avec une déficience intellectuelle sont intégrés aux classes ordinaires; tandis que 76,3 % des pays offrent des classes dites spéciales; et 91,3 % disposent d'écoles spécifiques aux enfants présentant une DI. Voilà autant de résultats constatés, et ce, en dépit du fait que depuis 1994, l'UNESCO encourage une approche inclusive en milieu scolaire qui permettrait aux enfants et aux adolescents avec une DI de participer aux classes et aux activités ordinaires en compagnie des élèves sans déficience intellectuelle.

- Les ressources et services offerts aux personnes présentant une déficience intellectuelle dans toutes les régions de l'OMS sont proportionnelles au revenu du pays correspondant. Par conséquent, les pays riches ont tendance à fournir des services communautaires particuliers aux personnes avec une déficience intellectuelle, tandis que les pays pauvres tendent à présenter des lacunes en matière de ressources et de services.

Pour plus d'information sur l'Atlas, veuillez visitez le site web de l'Atlas mondial des ressources en déficience intellectuelle de l'OMS http://www.who.int/mental_health/evidence/en/. ou le www.crld.ca

Source : Atlas mondial des ressources en déficience intellectuelle de l'OMS

A l'attention des directeurs de l'information : Une photo accompagnant ce communiqué sera disponible sur le fil photo de la PC via Marketwire.

Multimédia disponible:
http://www.ccnmatthews.com/fm/2756

Renseignements