Droits et Démocratie

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06 janv. 2005 14h40 HE

Droits et Démocratie : Une coalition canadienne réclame la démilitarisation de l'aide dans la province d'Aceh, alors que l'armée indonésienne menace de poursuivre ses opérations


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: DROITS ET DEMOCRATIE

LE 6 JANVIER 2005 - 14:40 ET

Droits et Démocratie : Une coalition canadienne
réclame la démilitarisation de l'aide dans la province
d'Aceh, alors que l'armée indonésienne menace de
poursuivre ses opérations

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 6 jan. 2005) - Une coalition regroupant
d'importantes organisations de la société civile et des organismes
d'aide canadiens réclame que le gouvernement indonésien suspende
immédiatement toutes ses opérations militaires autres qu'humanitaires
dans la province d'Aceh au lendemain des raz-de-marée.

Faisant partie de cette coalition : Droits et Démocratie, KAIROS
Initiatives canadiennes oecuméniques pour la justice, Alternatives et
d'autres organismes qui ouvrent en faveur des droits humains et du
développement en Indonésie condamnent l'incapacité de l'armée
indonésienne de respecter un cessez-le-feu dans cette province, ce qui a
pour effet de ralentir l'acheminement des secours aux sinistrés.

Cet appel à été lancé à la veille du sommet qui se déroule aujourd'hui à
Djakarta, où les représentants de pays donateurs et des pays touchés par
les tsunamis discutent des efforts humanitaires à déployer.

Dans une lettre envoyée hier aux ministres fédéraux responsables de
l'aide du Canada aux pays sinistrés, la coalition affirme que le rôle
joué par l'armée indonésienne dans l'acheminement des secours compromet
le bien-être de la population d'Aceh.

"Il est totalement inacceptable que l'armée lance des opérations contre
la population civile tout en se chargeant en même temps d'acheminer
l'aide humanitaire", a déclaré Nancy Slamet, coordonnatrice du programme
Droits humains en Asie de l'organisme KAIROS.

Même si le général Endriartono a promis un cessez-le-feu dans la
province d'Aceh, le service de l'information de l'état-major de l'armée
a annoncé que celle-ci allait poursuivre ses raids dans les zones
soupçonnées d'être sous contrôle rebelle, dans le cadre de ses
opérations de "sécurisation".

"Bon nombre de sinistrés des raz-de-marée risquent de ne pas demander
d'aide de crainte d'être identifiés à des séparatistes, a déclaré Alex
Hill, chargé de programme pour l'Indonésie à Alternatives. De plus,
l'armée indonésienne a peur d'ouvrir aux organismes d'aide
internationale et aux journalistes le libre accès à la région en raison
de la sale guerre qu'elle y poursuit depuis de nombreuses années."

Depuis le mois de mai 2003 et jusqu'aux Raz-de-marée, l'Indonésie avait
interdit aux journalistes étrangers et aux organismes d'aide tout accès
à la province d'Aceh.

La coalition demande en outre au gouvernement canadien :

- d'exercer des pressions auprès des autorités indonésiennes pour
qu'elles autorisent un accès sans restriction à toute la province aux
ONG internationales et indonésiennes, ainsi qu'aux journalistes;

- d'acheminer l'aide du gouvernement canadien le plus directement
possible aux populations sinistrées par des mécanismes efficaces, en
donnant la priorité aux organisations de la société civile;

- de demander la démilitarisation de la province d'Aceh dans le cadre
d'un accord de paix négocié.

Font également partie de cette coalition Développement et Paix, Pacific
People's Partnerchip, Canadians Concerned About Ethnic Violence in
Indonesia (CCEVI), West Papua Action Network (WESPAN), Canadian Action
for Indonesia and East Timor, Green Lotus International et Mines Alerte
Canada.

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