Institut Fraser

Institut Fraser

15 avr. 2010 06h31 HE

Institut Fraser: Le Québec est en tête du classement des dirigeants de l'industrie minière pour la troisième année consécutive alors que l'Ontario et la C.-B. reculent

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 15 avril 2010) - Les dirigeants de l'industrie minière placent le Québec en tête du classement mondial en ce qui a trait à l'exploration et au développement miniers pour la troisième année consécutive, selon l'enquête annuelle sur les sociétés minières 2009-2010, publiée aujourd'hui par l'Institut Fraser, un des organismes de recherche en politiques publiques les plus réputés au Canada.

« Les cadres de l'industrie minière estiment que le Québec continue de se démarquer par la stabilité de ses politiques gouvernementales, qui réduit le risque d'investissement lié aux projets à long terme », explique Fred McMahon, coordonnateur de l'enquête et vice-président de la recherche en politiques internationales de l'Institut Fraser.

Si les dirigeants de l'industrie minière placent le Québec en tête du classement au Canada, leur opinion sur l'Ontario et la Colombie-Britannique est beaucoup moins favorable. Dans ces provinces, la multiplicité des règlements, le manque de coordination entre les divers organismes gouvernementaux et l'incertitude de l'issue des revendications territoriales des Autochtones sont autant de facteurs de risque.

Tant l'Ontario que la Colombie-Britannique, des provinces où l'activité minière a une longue histoire, ont nettement reculé dans le classement cette année. L'Ontario, 10e au classement mondial l'année dernière, s'est classé 22e, tandis que la Colombie-Britannique est passée de la 24e place l'année dernière à la 38e.

« Le dernier discours du Trône de l'Ontario indiquait que le gouvernement de Dalton McGuinty est ouvert à une intensification des activités minières dans le nord de la province. Cependant, selon les réponses obtenues dans le cadre de notre enquête, le gouvernement a du pain sur la planche; il doit d'abord modifier les politiques perçues comme nuisibles à l'exploitation minière », affirme M. McMahon.

Dans le cadre de son Enquête sur les sociétés minières 2009-2010, l'Institut Fraser a interrogé 670 dirigeants et cadres de l'industrie minière partout dans le monde sur les politiques et la richesse en minéraux de 72 territoires, situés sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique. Les sociétés participant à l'enquête ont déclaré des dépenses d'exploration de 2,9 milliards de dollars américains en 2009 et de 3,6 milliards de dollars américains en 2008. La version intégrale du rapport d'enquête est accessible sur le site de l'Institut à l'adresse www.fraserinstitute.org.

Alors que l'enquête de l'année dernière montrait un pessimisme considérable par rapport aux nouveaux investissements dans le secteur, celle de cette année révèle un net regain d'optimisme. Les dirigeants qui ont l'intention d'accroître les investissements représentent en effet près du double de ceux qui veulent les maintenir ou les réduire, 83 % d'entre eux prévoyant une hausse des cours et 20 %, une hausse considérable.

La situation au Canada

À l'exception de l'Ontario et de la Colombie-Britannique, les provinces et territoires canadiens ont fait bonne figure cette année. Six provinces canadiennes se classent en effet parmi les 10 meilleurs. Ainsi, le Nouveau-Brunswick arrive 2e, une amélioration par rapport à la 6e place occupée l'année dernière. L'Alberta conserve sa 4e place, tandis que la Saskatchewan est passée de la 9e à la 6e place. Terre-Neuve-et-Labrador se classe 8e (plutôt que 5e l'année dernière) et le Manitoba, qui était en tête du classement mondial en 2007, 9e.

Quant aux autres provinces et territoires, le Yukon se classe 11e, la Nouvelle-Écosse, 16e, le Nunavut, 43e et les Territoires du Nord-Ouest, 50e.

Évolution sur la scène internationale

La Finlande, en 3e place dans le classement mondial, est le pays le mieux positionné. Le Nevada (5e), éternel favori, le Chili (7e), seul pays latino-américain aussi bien classé, et l'Australie-Méridionale (10e), État australien le mieux positionné, figurent également dans les 10 premières places.

Les autres territoires non canadiens qui sont en bonne position comprennent la Suède (12e), le Wyoming (13e), l'Utah (15e) et l'Alaska (18e).

Les États australiens se classent comme suit : Australie-Méridionale (10e), Territoire du Nord (14e), Australie-Occidentale (19e) et Nouvelle-Galles-du-Sud (20e).

Le Chili, pays latino-américain le mieux positionné (7e), est suivi par le Mexique (28e), le Pérou (39e) et le Brésil (40e).

Le Botswana (21e) est le pays africain le mieux classé. Il est suivi par le Mali et le Ghana qui occupent respectivement les 27e et 34e places.

Les dix dernières places du classement ont été attribuées au Venezuela, à l'Équateur, aux Philippines, au Zimbabwe, à la République démocratique du Congo, à la Mongolie, à la Bolivie, au Honduras, au Guatemala et à la Californie.

« Selon les répondants, les politiques résolument environnementalistes de la Californie découragent fortement les investissements en contrecarrant des pratiques minières dont la propreté et la responsabilité sont prouvées. Malheureusement, les autres territoires occupant les dernières places du classement sont des pays en voie de développement qui ont désespérément besoin des nouveaux emplois et de la prospérité économique que l'industrie peut générer », soutient M. McMahon.

« Afin d'attirer les investissements miniers, il faut faire respecter la loi ainsi que les contrats négociés et les droits de propriété. Les territoires qui ne le font pas ne peuvent être compétitifs sur un marché mondial. »

Regain d'optimisme

Les perspectives de l'industrie qui ressortaient de l'enquête de l'année dernière étaient sombres. Cette année, les répondants sont beaucoup plus optimistes : les sociétés qui prévoient augmenter leur budget d'exploration sont près de deux fois plus nombreuses que celles qui ont l'intention de le maintenir ou de le réduire. La majorité des répondants s'attendent aussi à une hausse des cours des minéraux dans les deux prochaines années, 64 % prévoyant une hausse modérée et 20 %, une hausse considérable.

« À mesure de la reprise économique, nous constatons un regain d'optimisme dans l'industrie minière par rapport aux nouvelles explorations et aux projets à long terme », conclut M. McMahon.

Suivez l'Institut Fraser sur Twitter | Devenez notre ami sur Facebook
Visionnez nos dernières vidéos sur YouTube

L'Institut Fraser est un organisme de recherche et d'éducation indépendant qui possède plusieurs bureaux en Amérique du Nord et qui compte des partenaires dans plus de 70 pays. Sa mission est de mesurer, d'étudier et de communiquer l'incidence des marchés concurrentiels et des interventions gouvernementales sur le bien-être des personnes. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques. Consultez son site à l'adresse http://www.fraserinstitute.org/fr/.

Renseignements