Institut Fraser

Institut Fraser

24 août 2010 06h31 HE

Institut Fraser: Le Québec se classe à l'avant-dernier rang parmi les provinces canadiennes sur le plan de la liberté économique, dépassant seulement l'Île-du-Prince-Édouard

MONTRÉAL, QUEBEC--(Marketwire - 24 août 2010) - Selon une nouvelle étude publiée par l'Institut Fraser, l'organisme de recherche en politiques publiques le plus réputé au pays, le Québec se classe à l'avant-dernier rang parmi l'ensemble des provinces canadiennes et des États américains sur le plan de la liberté économique. L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province qu'il dépasse.

La liberté économique est un ingrédient clé de la prospérité. Les études montrent que les habitants de territoires bénéficiant d'une grande liberté économique jouissent d'un niveau de vie plus élevé ainsi que d'une durée de vie et de libertés individuelles supérieures.

L'Alberta, qui se classe en troisième place globalement, derrière le Delaware et le Texas, assure le plus haut niveau de liberté économique au Canada. Terre-Neuve-et-Labrador, la province canadienne qui arrive en deuxième place, occupe le 47e rang en Amérique du Nord. Elle est dépassée par tous les États américains à l'exception du Montana, du Maine, du Mississippi et de la Virginie-Occidentale.

La Colombie-Britannique (50e), l'Ontario (classé ex æquo au 51rang) et la Saskatchewan (53e) suivent Terre-Neuve-et-Labrador. Les cinq dernières places du classement global sont occupées par le Nouveau-Brunswick (56e), le Manitoba (57e), la Nouvelle-Écosse (58e), le Québec (59e) et l'Île-du-Prince-Édouard (60e).

« Il existe clairement un lien entre liberté économique et prospérité. Les provinces dont le niveau de liberté économique est élevé connaissent en effet une croissance économique supérieure. Lorsque le niveau de liberté économique n'est pas raisonnable, les gens sont plus pauvres qu'ils ne devraient l'être, et c'est ce qui se passe dans certaines régions du Canada », explique Filip Palda, senior fellow de l'Institut Fraser et professeur à l'École nationale d'administration publique.

« Au Québec, des facteurs tels que l'interventionnisme étatique, les impôts élevés, la puissance des syndicats ainsi que l'existence de programmes et de droits sociaux étendus ont considérablement réduit la liberté économique, nuisant ainsi aux Québécois. »

La corrélation entre liberté économique et prospérité est par ailleurs démontrée par le fait que les 12 territoires canadiens et américains les plus libres sur le plan économique affichaient un PIB par habitant de 51 654 $ en 2007, comparativement à 36 866 $ pour les 12 territoires les moins libres.

L'étude Economic Freedom of North America 2010, qui a été examinée par des pairs de l'Institut Fraser, mesure l'impact de la liberté économique sur la performance économique et la croissance. Les auteurs ont analysé 10 indicateurs clés de liberté économique fondés sur la taille du gouvernement, le taux d'imposition et la flexibilité du marché du travail dans les 50 États américains (des analyses régionales détaillées ont aussi été réalisées), les 31 États et le District fédéral mexicains, et les 10 provinces canadiennes. Vous pouvez télécharger gratuitement la version intégrale du rapport en version PDF (en anglais seulement) à www.institutfraser.org

L'indice de liberté économique de l'Amérique du Nord est inspiré de l'indice Economic Freedom of the World de l'Institut Fraser, qui est le résultat de plus de 20 ans de travail par plus de 60 universitaires, dont trois lauréats du prix Nobel.

Le Québec, la Nouvelle-Écosse et l'Ontario sont les seules trois provinces où la liberté économique a reculé entre 2000 et 2007. Terre-Neuve-et-Labrador est la province qui a le plus progressé sur le plan de la liberté économique. Elle est suivie par la Colombie-Britannique et la Saskatchewan.

« Les provinces les plus libres sur le plan économique ont en commun l'importance qu'elles accordent à des taux d'imposition peu élevés, à un petit gouvernement et à la flexibilité des marchés du travail. Ces conditions favorisent la création d'emploi et la croissance économique. Pour accroître la prospérité du Québec et le niveau de vie de ses habitants, il est essentiel de réévaluer le rôle important que joue le gouvernement dans la province », explique M. Palda.

Le rapport montre également que les provinces canadiennes ont plus de difficulté à exploiter les avantages de la liberté économique que les États américains en raison du fédéralisme fiscal du pays et de la structure du programme de péréquation.

« Les provinces à faible liberté économique qui connaissent un plus faible niveau d'activité économique, comme le Québec, touchent des paiements de transfert fédéraux supplémentaires en provenance de régions plus riches du pays. Les élites politiques et économiques du Québec sont fortement incitées à limiter la liberté et la croissance économiques afin de préserver ces versements fédéraux qu'elles ont l'habitude de recevoir », explique Fred McMahon, vice-président de la recherche en politiques internationales de l'Institut Fraser et coauteur du rapport intitulé Economic Freedom of North America 2010.

Suivez l'Institut Fraser sur Twitter | Devenez notre ami sur Facebook

L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal, et collabore avec 75 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques. Consultez son site à l'adresse www.fraserinstitute.org.

Renseignements