Institut Fraser

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15 oct. 2007 06h00 HE

Institut Fraser: Le temps d'attente dans les hôpitaux au Québec a augmenté de près d'une semaine pour atteindre 19 semaines en 2007

MONTREAL, QUÉBEC--(Marketwire - 15 oct. 2007) - Le temps d'attente pour un Québécois moyen qui doit subir une chirurgie ou recevoir un autre traitement thérapeutique a atteint 19,4 semaines en 2007, soit près d'une semaine de plus qu'en 2006, selon les résultats d'une nouvelle recherche publiée aujourd'hui, par l'Institut Fraser, un organisme de recherche indépendant.

En 2006, les Québécois devaient attendre 18,5 semaines.

"Malgré les promesses du gouvernement et les milliards de dollars injectés dans le système des soins de santé au Québec, le patient moyen a dû attendre plus de 19 semaines en 2007 entre le moment de la visite chez son médecin et le moment de subir une chirurgie ou de recevoir un traitement thérapeutique prescript," a indiqué Nadeem Esmail, directeur, Etudes sur la performance des systèmes de santé à l'Institut Fraser, et co-auteur de la 17e édition du rapport "Waiting Your Turn: Hospital Waiting Lists in Canada".

L'étude mesure le temps d'attente moyen afin de documenter la mesure dans laquelle les files d'attente pour des visites chez des médecins spécialistes ou encore pour un diagnostic ou une intervention chirurgicale entrent en ligne de compte dans le contrôle des dépenses de soins de santé. Le lecteur peut consulter l'ensemble du rapport ainsi que les tableaux des temps d'attente dans toutes les provinces sur le site Web de l'Institut à l'adresse: www.fraserinstitute.org.

Etabli selon une moyenne pour 12 spécialités, le temps d'attente moyen de 19,4 semaines au Québec est également plus long que la moyenne nationale de 18,3 semaines.

"Il devient évident que le système de soins de santé actuel ne peut répondre aux besoins des Québécois d'une façon efficace et en temps voulu, à moins de considérer efficace et en temps voulu l'accès à une liste d'attente," explique Tasha Kheiriddin, directrice de l'Institut Fraser pour le Québec et la francophonie.

L'Ontario présente le temps d'attente le plus court en 2007 (le temps écoulé entre la visite chez un omnipraticien et le moment du traitement) à 15 semaines, suivi par la Colombie-Britannique (19 semaines). La Saskatchewan (27,2 semaines), le Nouveau-Brunswick (25,2 semaines) et la Nouvelle-Ecosse (24,8 semaines) présentent les temps d'attente les plus longs au Canada.

La première attente : entre une visite chez un omnipraticien et une consultation auprès d'un médecin spécialiste

Le temps d'attente au Québec entre le moment où un omnipraticien recommande son patient à un médecin spécialiste et le moment de la consultation a été ramené de 10,2 semaines en 2006 à 10 semaines en 2007.

Les temps d'attente les plus courts pour des consultations auprès de médecins spécialistes sont en Ontario (7,6 semaines), au Manitoba (8,2 semaines) et en Colombie-Britannique (8,8 semaines). Le Nouveau-Brunswick (14,7 semaines), Terre-Neuve (13,5 semaines) et l'Ile-du-Prince-Edouard (12,7 semaines) présentent les temps d'attente les plus longs pour une consultation auprès d'un médecin spécialiste.

La deuxième attente : entre une consultation auprès d'un médecin spécialiste et un traitement

Le temps d'attente au Québec entre une consultation auprès d'un médecin spécialiste et un traitement, qui représente la deuxième attente, est passé de 8,3 semaines en 2006 à 9,4 semaines en 2007.

L'Ontario présente le temps d'attente le plus court entre une consultation et un traitement (7,3 semaines) suivi par l'Alberta (8,9 semaines). La Saskatchewan (16,5 semaines), la Nouvelle-Ecosse (13,6 semaines), et le Manitoba (12,0 semaines) présentent les temps d'attente les plus longs.

"Les Québécois devraient se préoccuper à la fois de l'augmentation des temps d'attente et des dépenses de soins de santé dans leur province, explique Mme Kheiriddin. Les contribuables paient plus que leur part pour avoir accès à des soins de santé universels sans temps d'attente. Tout ce dont nous avons besoin, ce sont des politiques appropriées en matière de santé pour atteindre cet objectif."

"L'expérience en Europe et dans d'autres pays développés démontre clairement qu'une refonte complète de notre programme d'assurance maladie universelle fondée sur des principes de concurrence et sur des incitatifs financiers appropriés améliorera grandement l'accès aux services de soins de santé essentiels pour tous les Québécois."

L'Institut Fraser est un organisme de recherche et de formation indépendant établi au Canada. Il a pour mission de mesurer et d'étudier l'incidence des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le mieux-être des individus, et de communiquer les résultats de son analyse. Pour protéger son indépendance, l'Institut n'accepte ni subventions publiques ni contrats de recherche. Pour toutes précisions, visitez le www.fraserinstitute.org.

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