Institut Fraser

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17 nov. 2009 06h30 HE

Institut Fraser: Le temps d'attente médian avant de recevoir un traitement psychiatrique au Canada diminue à 16,8 semaines en 2009

CALGARY, ALBERTA--(Marketwire - 17 nov. 2009) - Les Canadiens qui ont besoin de traitements psychiatriques ont attendu moins longtemps avant de les recevoir en 2009 que l'année précédente, selon une étude sur le temps d'attente en santé publiée par l'Institut Fraser, un chef de file parmi les organismes de recherche économique au Canada.

Le temps d'attente médian à l'échelle canadienne pour les traitements psychiatriques a diminué de près de deux semaines. Il est passé de 18,6 semaines en 2008 à 16,8 semaines en 2009. Il s'agit du temps d'attente total médian pour des traitements psychiatriques le plus court jamais mesuré par l'Institut Fraser depuis le lancement de son enquête annuelle sur les listes d'attente en psychiatrie en 2003.

"Bien que les Canadiens doivent attendre moins longtemps que lors des sept dernières années pour recevoir des services psychiatriques, le délai de traitement en 2009 dépasse de loin ce que les médecins considéreraient comme médicalement raisonnable", a déclaré Nadeem Esmail, directeur des études sur la performance des systèmes de santé à l'Institut Fraser et auteur de la 19e édition annuelle de l'étude Waiting Your Turn: Hospital Waiting Lists in Canada.

Les données à propos du temps d'attente pour les traitements psychiatriques sont incluses en annexe de l'enquête annuelle de l'Institut Fraser sur le temps d'attente pour les soins médicalement requis. L'étude mesure le temps d'attente médian avant de commencer un traitement après avoir été recommandé par un médecin généraliste à un spécialiste en psychiatrie. L'étude intégrale, qui comprend des graphiques montrant les temps d'attente pour chaque province, peut être consultée au www.institutfraser.org.

Les temps d'attente les plus courts ont été observés à l'Ile-du-Prince-Edouard (12 semaines), en Colombie-Britannique (13,6 semaines) et en Ontario (14,9 semaines).

Les temps d'attente les plus longs ont été observés en Alberta (25,2 semaines), à Terre-Neuve-et-Labrador (29,5 semaines) et au Nouveau-Brunswick (30 semaines).

Le Manitoba, où le temps d'attente médian pour recevoir des soins psychiatriques fut le plus court en 2008 (15,8 semaines), a vu son temps d'attente augmenter à 17,8 semaines, alors que le Nouveau-Brunswick a subi la hausse du temps d'attente la plus importante de toutes les provinces, soit sept semaines de plus qu'en 2008.

L'étude montre aussi que le temps d'attente d'un traitement après une consultation avec un spécialiste est plus long que l'attente pour voir un spécialiste après avoir été recommandé par un médecin généraliste. C'est à Terre-Neuve-et-Labrador que l'on a observé le temps d'attente le plus long pour recevoir un traitement après une consultation avec un spécialiste (21,5 semaines), suivie du Nouveau-Brunswick (20 semaines), de la Nouvelle-Ecosse (15,4 semaines) et de l'Alberta (13,2 semaines).

Inversement, le temps d'attente entre la consultation avec un spécialiste et le traitement fut le plus court à l'Ile-du-Prince-Edouard (6 semaines), suivie de la Colombie-Britannique (7,6 semaines) et de l'Ontario (8,9 semaines). A l'échelle canadienne, le temps d'attente médian fut de 9,8 semaines.

Parmi les traitements particuliers couverts par l'enquête, les patients ont attendu le plus longtemps pour participer à un programme de troubles du sommeil (18,5 semaines, en hausse par rapport à 15,7 semaines en 2008) et à un programme de logement (13,3 semaines, en diminution par rapport à 21,3 semaines en 2008). Le temps d'attente fut le plus court pour la pharmacothérapie (4,1 semaines, en diminution par rapport à 4,2 semaines en 2008) et pour l'admission à un programme de jour (6,1 semaines, en diminution par rapport à 6,6 semaines en 2008).

On a également demandé aux médecins de préciser le temps d'attente médicalement raisonnable pour différents traitements psychiatriques. Généralement, ils ont déclaré des temps d'attente substantiellement plus courts que ce que subissent réellement les patients. Dans 93 % des cas, le temps d'attente médian réel pour un traitement est plus long que le temps d'attente médian médicalement raisonnable. A l'échelle canadienne, le temps d'attente réel est près de 150 % plus long que ce que les spécialistes estiment être adéquat.

Le premier type d'attente, soit l'attente pour consulter un spécialiste après une recommandation sur une base urgente ou non, varie aussi d'une province à l'autre. Le temps d'attente médian pour consulter un spécialiste de façon urgente fut de deux semaines à l'échelle canadienne et variait d'une semaine à Terre-Neuve-et-Labrador à 2,5 semaines en Saskatchewan et à 2,3 semaines en Alberta.

Le temps d'attente après une recommandation sur une base non urgente à l'échelle canadienne fut de 7 semaines. Le temps d'attente le plus long fut en Alberta (12 semaines), suivie du Nouveau-Brunswick (10 semaines), du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador (8 semaines) de même que de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de l'Ontario, de la Nouvelle-Ecosse et de l'Ile-du-Prince-Edouard (6 semaines).

"Les gouvernements partout au Canada se sont concentrés à définir des normes de temps d'attente et à mettre en oeuvre des garanties de soins pour des traitements physiques précis, mais les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale doivent subir un temps d'attente plus long que ceux aux prises avec des problèmes de santé physiques", a affirmé M. Esmail.

"En dépit de l'augmentation des dépenses en santé, le système de santé continue de laisser tomber ses patients puisqu'il ne leur permet pas d'obtenir un accès en temps opportun aux soins de santé dont ils ont besoin".

L'Institut Fraser est un organisme de recherche indépendant avec des bureaux dans toute l'Amérique du Nord et des partenaires dans plus de 70 pays. Son objectif est d'effectuer et de diffuser des recherches à propos de l'impact des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des individus. Afin de protéger son indépendance, il n'accepte pas de subventions de la part de gouvernements, ni de contrats de recherche. Consultez le site Web www.institutfraser.org.

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