l'Association internationale des machinisteset des travailleurs et travailleuses de l'aerospatiale

09 mars 2010 15h01 HE

Intervention d'urgence requise

pour sauver l’industrie canadienne d’entretien d’aéronefs!

Attention: Affectateur, Rédacteur financier , Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales, Rédacteur au transport TORONTO, ONTARIO MEDIA ADVISORY--(Marketwire - 9 mars 2010) - À publier immédiatement

Toronto, ON - La récente annonce par Air Canada/AVEOS concernant la mise à pied de plus de 1000 techniciens d'entretien d'aéronefs est la plus récente indication que le Canada risque de perdre sa place dans cette industrie mondiale en plein essor.

« Si nous n'intervenons pas immédiatement, ces emplois et cette industrie ne reviendront pas », déclare Dave Ritchie, vice-président général canadien de l'AIMTA. L'AIMTA réclame une réponse immédiate à la crise.

« Air Canada n'a pas voulu se porter responsable de l'administration de mesures comme le programme de partage du travail de l'a.-e., visant à atténuer les dommages en cette période de chômage élevé, affirme Chuck Atkinson, président-directeur général pour le district 140 de l'AIMTA. Aussi, nous devons mieux soutenir les programmes de formation et de recyclage pour venir en aide aux travailleurs et aux collectivités touchés. »

« Malgré que la loi sur la privatisation d'Air Canada du gouvernement Mulroney obligeait Air Canada de maintenir des bases d'entretien à Mississauga, Winnipeg et Montréal, cette obligation ne semble avoir aucun effet appréciable sur l'intention de la compagnie d'exporter progressivement une bonne partie de ses travaux d'entretien lourd, faisant fi des risques inhérents à une réglementation moins contraignante et des normes moins rigoureuses », explique M. Atkinson.

« Le Canada est en train de perdre une industrie mondiale concurrentielle dont le potentiel de croissance est considérable. Cette industrie pourrait fournir un nombre croissant d'emplois de haute technologie bien rémunérés aux jeunes Canadiens, ajoute M. Ritchie. Le Canada doit se doter d'une stratégie industrielle pour maintenir et renforcer les capacités de ce secteur. Il faut commencer par obliger que les aéronefs commerciaux enregistrés au Canada soient entretenus au Canada dans la mesure du possible et soutenir les investissements visant à moderniser l'équipement. »

L'AIMTA exhorte nos gouvernements à relever ce défi.

Représentant plus de 11 000 travailleurs, l'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale est le plus important syndicat négociant avec Air Canada.
Document d'information

L'impact des mises à pied annoncées par Air Canada le mois prochain ne se fera pas sentir uniquement à Vancouver, à Winnipeg et à Montréal, mais dans toutes les stations exploitées par Air Canada au pays.

Pour continuer de travailler, nombre de membres de l'AIMTA devront exercer leur droit de supplantation prévu dans leur convention collective et se réinstaller dans une autre ville. Ainsi, des familles devront se déraciner, vendre leur maison alors que les marchés immobiliers sont incertains et passer de longues périodes loin de leurs proches durant cette période de transition.

Air Canada/AVEOS emploie quelque 3250 techniciens d'entretien lourd, qui effectuent des travaux de révision majeure. De ce nombre, 1010 environ seront mis à pied à Winnipeg, Vancouver et Montréal. Nombre de ces mécaniciens exerceront leur droit de supplantation, déplaçant ainsi des mécaniciens ayant moins d'ancienneté dans des villes comme Calgary, Edmonton, Toronto et Ottawa. Au bout du compte, des techniciens seront mis à pied d'un bout à l'autre du Canada. En raison du ralentissement du transport aérien au Canada et à l'échelle mondiale, il sera très difficile pour les personnes mises à pied de se trouver du travail dans l'industrie.

À Winnipeg, la charge de travail d'entretien lourd sera réduite d'environ 50 %. Winnipeg perdra 300 mécaniciens d'avions en avril et 45 autres en juin.

La base de Vancouver perdra environ la moitié de son travail d'entretien lourd. Au total, 218 mécaniciens y seront mis à pied - 60 en avril et les 158 autres en juin.

C'est à Montréal où se trouve la plus importante base d'entretien lourd d'AVEOS; 2250 mécaniciens y travaillent. De ce nombre, 444 seront touchés par les mises à pied. Cela représente le nombre le plus élevé de techniciens mis à pied à un seul endroit.

Aucune date n'a été avancée pour ce qui est du retour au travail.

Pour toutes ces villes canadiennes, la question suivante se pose : Restera-t-il une industrie au moment du rappel au travail et les travailleurs seront-ils rappelés au travail?
/Renseignements: Renseignements :
Chuck Atkinson, président-directeur général, district 140 de l’AIMTA
905-671-3192, poste 224 ou 416-833-8140
Carlos DaCosta, coordonnateur canadien des lignes aériennes pour l’AIMTA
416-386-1789, poste 6329 ou 416-575-3492
Bill Trbovich, directeur des communications de l’AIMTA
416-386-1789, poste 6331 ou 416-735-9765
/ IN: ÉCONOMIE, FINANCE, TRAVAIL, TRANSPORT, TOURISME

Renseignements

  • Bill Trbovich, directeur des communications, l'aimta
    Numéro de téléphone: 416-386-1789 poste 6331
    Numéro de téléphone secondaire: 416-735-9765
    Courriel: btrbovich@iamaw.org