Ombudsman Ontario

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15 sept. 2009 00h19 HE

L'Ombudsman applaudit aux restrictions imposées sur le droit de jouer des détaillants de billets de loterie

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 14 sept. 2009) -

A L'ATTENTION DES REDACTEURS DE NOUVELLES :

L'Ombudsman de l'Ontario, André Marin, s'est dit satisfait aujourd'hui de l'annonce faite par le gouvernement provincial et la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (OLG), indiquant qu'à compter du 3 novembre il serait interdit aux détaillants d'acheter des billets de loterie dans leurs propres magasins.

Cette décision a été prise à la suite de l'avertissement lancé par M. Marin à l'OLG, en février, lui disant qu'il envisageait de recommander une telle interdiction si l'OLG ne prenait pas de mesures contre certains de ses détaillants qui avaient "les doigts qui les démangent". A cette époque, une vérification de l'OLG avait révélé que les "personnes liées à la Société" (détaillants et employés) avaient gagné 198 millions $ en prix de loterie au cours des 13 dernières années - soit presque le double de l'estimation originale.

"Arrive un moment où assez est assez", a dit M. Marin, soulignant que le maintien de l'ordre parmi les détaillants était devenu "une industrie en rapide expansion", qui coûtait des millions en fonds publics. "Le rôle de l'OLG est de fournir un système digne de confiance aux citoyens qui jouent aux loteries et de recueillir des revenus pour nos hôpitaux, nos écoles et nos communautés."

Cette interdiction limitée constitue "une solution pratique et peu coûteuse" au problème des gagnants liés à la Société, qui fera du système de sécurité des loteries de l'Ontario le système le plus strict au Canada, a ajouté l'Ombudsman. "Nous avons donné une petite poussée à l'OLG sur la question, et le gouvernement est intervenu ensuite, prenant une sage décision - je l'en félicite."

L'Ombudsman avait lancé une enquête sur la protection assurée par l'OLG au public contre le vol et la fraude, en octobre 2006, à la suite de rapports de nouvelles indiquant que les détaillants gagnaient plus que leur juste part des prix de loterie. Son enquête avait déclenché des réformes majeures, comme il l'a rappelé.

"Quand nous avons commencé à enquêter sur l'OLG, la culture d'entreprise consistait à dire 'pincez-vous le nez et remettez le chèque au fraudeur'. Ils ne savaient pas quel était le nombre de détaillants, ni combien ils gagnaient. Les loteries n'étaient pas réglementées et les joueurs qui soupçonnaient une fraude étaient écartés par une simple 'mise en garde aux consommateurs'", a-t-il ajouté.

"Mais aujourd'hui, toutes mes recommandations ont été appliquées - et d'autres encore. Actuellement, vous devez signer votre billet, vous pouvez vérifier vous-même si vous avez gagné, les loteries sont réglementées, les détaillants sont enregistrés et soumis à un code de conduite, et les lots réclamés par des personnes liées à la Société font l'objet d'une enquête. L'OLG a fait un long chemin."

Lorsque l'Ombudsman a mené son enquête, aucune loterie gouvernementale n'interdisait à ses détaillants de jouer. Une enquête similaire ouverte par l'Ombudsman de la Colombie-Britannique plus tard en 2007 a incité le gouvernement de cette province à interdire aux détaillants de jouer dans leurs propres magasins. Mais les nouvelles règles mises en place en Ontario seront apparemment plus strictes, s'accompagneront de sanctions plus sévères et les détaillants qui les enfreignent ne pourront pas réclamer de prix, a précisé l'Ombudsman.

L'affaire a retenu l'attention du monde entier et a déclenché des enquêtes dans plusieurs autres juridictions au Canada et aux Etats-Unis, où des problèmes similaires de "gagnants liés à la Société" avaient été décelés.

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