Croix-Rouge canadienne

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09 nov. 2007 09h09 HE

La Croix-Rouge lance une campagne de prévention contre l'intimidation auprès des jeunes spectateurs de tels incidents

Lorsqu'un pair intervient, dans plus de 50 % des cas, l'intimidation cesse dans les 10 secondes

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 9 nov. 2007) - Chaque jour au pays, des jeunes subissent l'intimidation, le dénigrement et la cruauté des mains de leurs pairs. Mais lorsqu'un ami intervient, dans plus de 50 % des cas, l'intimidation cesse dans les 10 secondes. Une nouvelle campagne menée par la Croix-Rouge canadienne, DEBOUT, lancée dans le cadre de la Semaine de sensibilisation à l'intimidation qui se déroule du 12 au 18 novembre 2007, a pour objectif de faire découvrir aux jeunes leur pouvoir afin qu'ils puissent réduire l'intimidation dont ils sont témoins à l'école.

Environ un jeune Canadien sur cinq dit être régulièrement victime d'intimidation. Pour ces personnes, les conséquences peuvent comprendre des dommages émotifs à long terme. Il peut aussi y avoir des dommages physiques, causés par des attaques ou par des épisodes d'automutilation. Pour ce qui est du jeune agresseur, des recherches indiquent que des actes d'intimidation, lorsqu'ils ne sont pas traités, peuvent entraîner des activités criminelles en vieillissant.

Les jeunes qui sont témoins d'incidents d'intimidation jouent un rôle majeur dans ceux-ci puisqu'ils procurent à l'intimidateur un public dont il a besoin. Des recherches indiquent que plus de 85 % des incidents d'intimidation surviennent devant des pairs.

"L'intimidation a été trop longtemps jugée normale, comme un rite de passage inoffensif de l'enfance. Mais un phénomène qui inflige des cicatrices si profondes dans la vie de tant de gens ne peut être considéré comme un étant un "simple enfantillage", indique Lisa Evanoff, coordonnatrice nationale, Formation, EduRespect : Prévention de la violence.

La première chose afin d'arrêter la souffrance est de s'assurer que les jeunes comprennent la différence entre un comportement approprié et inapproprié. Le programme de la Croix-Rouge qui est à l'origine de la campagne, Au-delà de la souffrance, définit clairement ce que sont l'intimidation et le harcèlement et examine les conséquences de ces comportements. Le programme est dispensé dans des écoles et des groupes communautaires par des jeunes, qui sont formés, suivis par des mentors et soutenus par des adultes éducateurs en prévention.

Le programme aide non seulement les victimes et les intimidateurs, mais aide aussi à faire comprendre aux spectateurs leurs responsabilités. " La majorité des jeunes ne sont ni des intimidateurs, ni des victimes, mais des spectateurs passifs ou actifs qui ont un rôle important à jouer dans la prévention, explique Mme Evanoff. Souvent, les intimidateurs recherchent du prestige à travers leurs actions. Les pairs peuvent applaudir un agresseur ou ils peuvent décourager le harcèlement en refusant d'accepter ou d'applaudir ses actions."

La Croix-Rouge offre aussi des ateliers de prévention sur l'intimidation pour les enseignants et les adultes qui travaillent avec des jeunes afin de les aider à comprendre les conséquences destructrices de l'intimidation, à connaître la loi et leurs obligations et à concevoir des politiques efficaces pour la prévention et l'intervention.

"Lorsque vous êtes victime d'intimidation, vous vous sentez très seul. En réalité, vous êtes un membre à part entière d'une communauté qui a l'obligation d'aider à enrayer ce problème, rapporte Mme Evanoff. Nous avons tous l'obligation de comprendre comment nos actions et nos attitudes peuvent soit continuer à perpétrer l'intimidation, soit à créer un environnement sain."

Pour plus de renseignements sur la campagne, incluant des conseils pour les jeunes, les parents et les enseignants, veuillez consulter le www.deboutfacealintimidation.com.

Renseignements

  • Croix-Rouge canadienne
    Affaires publiques
    613-740-1994