Journal de Montréal

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13 oct. 2009 14h00 HE

La direction du Journal de Montréal satisfaite que l'ombudsman de Radio-Canada reconnaisse les erreurs de la société d'Etat

Diffusion de textes erronés ou trompeurs en ondes

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 13 oct. 2009) - La direction du Journal de Montréal est satisfaite des conclusions formulées le 7 octobre par l'ombudsman de la Société Radio-Canada relativement à la couverture radio erronée et préjudiciable de la décision rendue le 8 juillet 2009 par la Commission des relations du travail (CRT) au sujet du conflit au Journal de Montréal.

Après avoir analysé le travail journalistique découlant de la décision de la CRT, l'ombudsman de la société d'Etat a conclu que Radio-Canada avait "diffusé trois textes erronés ou trompeurs sur la même nouvelle entre 18 heures, le 9 juillet, et 11 heures, le lendemain matin". Estimant qu'il s'agissait d'erreurs "répétées et significatives", l'ombudsman conclut qu' "après l'erreur initiale, Radio-Canada aurait dû mettre en ondes le plus rapidement possible un texte sans fautes afin de rétablir les faits".

"Alors que la CRT rejetait la quasi-totalité des plaintes du syndicat et confirmait que le mode d'opération du Journal dans le cadre du conflit était légal, l'information diffusée à Radio-Canada induisait les auditeurs en erreur en ouvrant la porte à des interprétations inexactes de la situation et susceptibles de porter préjudice à l'entreprise", de commenter l'éditrice du Journal de Montréal, Lyne Robitaille.

Rappelons qu'à la suite d'une requête déposée par le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal le 31 mars dernier, la CRT a rejeté les prétentions syndicales à l'effet que le Journal de Montréal aurait contrevenu aux dispositions du Code du travail en publiant des textes et des caricatures provenant de médias de la Corporation Sun Media, entreprise dont elle est partie prenante. La Commission a fait de même en ce qui a trait à l'augmentation du nombre de chroniques de certains collaborateurs spécialisés. La CRT avait confirmé en outre la légalité du recours aux collaborateurs externes ou spécialisés, mais interdit que ces derniers réalisent des entrevues comme le font des journalistes.

Or, les textes lus en ondes à la radio de Radio-Canada laissaient tantôt entendre que le Journal avait eu recours à "des" briseurs de grève, tantôt que la CRT ne s'était pas prononcée sur la question du recours à l'agence QMI, alors qu'elle avait, dans les faits, rejeté la plainte du syndicat à ce sujet.

"Le travail de révision qu'a effectué l'ombudsman de Radio-Canada quant à la couverture de la décision de la CRT et les conclusions qui en résultent, nous satisfont. Ce dossier fait la preuve de la pertinence d'une fonction comme celle d'ombudsman au sein du réseau public", de conclure Lyne Robitaille.

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