Les Editions du Réveil

Les Editions du Réveil

03 sept. 2009 17h21 HE

Lancement du Saguenéen par les employés du Réveil: Un geste irresponsable et décevant dans le contexte actuel de l'industrie de la presse écrite

VILLE DE SAGUENAY, QUEBEC--(Marketwire - 3 sept. 2009) - La direction du Réveil estime que la décision du Syndicat des travailleurs des Editions du Réveil (STER) et de la CSN de lancer la publication Le Saguenéen le 15 octobre prochain est un geste irresponsable et de confrontation inutile dont le caractère renversant est d'autant plus incompréhensible que leur partenaire dans ce projet, Gesca, vient de lancer un ultimatum de fermeture, aujourd'hui même, à ses 700 employés du quotidien La Presse publié depuis 125 ans.

La décision de la CSN est inacceptable puisque leur association avec Gesca démontre sa volonté de nuire au Réveil, voire même de mener le journal à sa fermeture et conséquemment de réduire la diversité des voix et accroître la concentration et la monopolisation de la presse au Saguenay entre les mains de Gesca. Cette publication aura également comme conséquence de miner les revenus des collègues vendeurs des employés du STER, également affiliés à la CSN.

Soucieux du respect que l'entreprise porte à ses employés, Quebecor a proposé aux individus affectés par les mesures de diminution d'effectifs, de les relocaliser au sein d'une filiale de Quebecor dans la région en plus de leur verser de généreuses indemnités de départ.

La position syndicale s'avère des plus surprenantes compte tenu que le président et chef de la direction de Quebecor, M. Pierre Karl Péladeau, a lui-même rencontré la présidente du STER à Saguenay, Mme Dominique Savard, en juin dernier, pour lui faire part des offres de relocalisation au sein de l'entreprise. Qui plus est, cette rencontre a été suivie par diverses tentatives, de la part de la partie patronale, pour reprendre le dialogue afin de mettre fin au conflit. Or, la seule réponse du STER à ce jour tient au communiqué de presse émis ce matin, un geste extrêmement décevant qui menace la pérennité du Réveil.

Inconscience ou irresponsabilité ?

Enfin, la direction du Réveil observe que les trois dossiers de relations de travail les plus difficiles actuellement dans la presse québécoise - au Journal de Montréal, à La Presse et au Réveil - mettaient tous en présence la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Or, dans chacun des cas, la centrale syndicale s'est illustrée par son refus de discuter des changements nécessaires et inévitables pour la survie des entreprises, préférant la confrontation et se battre pour des emplois appelés à disparaître au risque de mettre en péril des emplois voués à un avenir.

La direction du Réveil espère que le STER et la CSN sauront prendre conscience de la gravité de la situation et accepteront de reprendre le dialogue pour assurer la pérennité du Réveil et des 25 emplois qui en dépendent.

Un refus systématique de l'évidence et de l'inévitable

Les enjeux auxquels fait face le Réveil ne sont pas différents de ceux auxquels est confrontée toute l'industrie de la presse écrite.

Quebecor déploie donc actuellement, dans ses quelque 250 journaux au Canada et au Québec, de nouvelles façons de faire qui visent à assurer l'avenir de ses médias de même que les emplois viables. Ainsi, elle concentre les ressources locales sur la création de contenu et la commercialisation et centralise les fonctions de soutien afin d'en optimiser l'efficacité. Dans le contexte actuel, il devient en effet impossible de former et d'outiller des ressources en comptabilité et en montage pour chaque journal. De nombreuses entreprises dans diverses industries n'ont également eu d'autres choix que d'opter pour une telle stratégie de centralisation au cours des dernières années afin d'être plus compétitives.

Or, après avoir rejeté l'entente de principe intervenue au sujet de l'imprimerie des Editions du Réveil, de même que les offres qui auraient permis de limiter grandement le nombre de mises à pied au Réveil, les membres du STER lancent aujourd'hui une attaque contre leur propre journal.

Rappelons que ces propositions comportaient notamment le versement d'indemnités de départ généreuses, le maintien des assurances et des avantages sociaux des employés touchés et l'offre d'un emploi chez Vidéotron à Ville de Saguenay. Cette réorganisation aurait permis de maintenir 18 des 25 emplois du journal, un scénario actuellement mis en péril par la stratégie syndicale.

Une contribution significative à l'économie du Saguenay

Contrairement à ce que le syndicat véhicule, Quebecor est un des plus importants créateurs d'emplois au Saguenay et ses différentes filiales offrent, à elles seules, pas moins de 350 emplois dans la région - dont 170 ont été créés depuis juin 2007. Elles injectent chaque année plus de 20 millions de dollars dans l'économie de Ville de Saguenay participant ainsi à l'enrichissement de la collectivité. Grâce à son centre de développement, Canoe.ca a, pour sa part, mis sur pied une équipe spécialisée en médias interactifs dont la moyenne d'âge est de 30 ans. Cette présence est complétée par celle de TVA, de VOX et du Réveil qui, chacun à leur façon, s'attachent à offrir une information régionale diversifiée et de qualité.

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