Congrès du travail du Canada

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08 oct. 2009 09h15 HE

Le CTC appuie le projet de loi C-50 mais Georgetti veut une réforme plus large de l'assurance-emploi

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 8 oct. 2009) - Ce serait une bonne chose que le Parlement adopte le projet de loi C-50 pour venir en aide aux travailleuses et travailleurs de longue date qui se retrouvent au chômage, mais il reste que le Programme d'assurance- emploi a désespérément besoin d'une réforme élargie pour pouvoir soutenir tous les sans- emploi, dit le Congrès du travail du Canada.

« Le Programme d'AE laisse beaucoup trop de Canadiennes et de Canadiens en plan », déplore le président du CTC Ken Georgetti. « Adoptons ce projet de loi et remettons-nous tout de suite au travail pour introduire une exigence uniforme d'admissibilité de 360 heures dans toutes les régions et pour relever le montant des prestations de tous les sans-emploi. Tout ces gens doivent pourvoir à leurs besoins et à ceux de leur famille pendant qu'ils sont en recherche d'emploi. »

Georgetti comparaîtra aujourd'hui, le 8 octobre, devant le comité de la Chambre des communes qui entendra les représentations sur le projet de loi C-50. Les dispositions de ce projet de loi visent à modifier la Loi sur l'assurance-emploi afin de prolonger la durée de la période de prestations des travailleuses et travailleurs de longue date et de contribuer à la stabilisation des économies locales de plusieurs communautés durement touchées. Cependant, Georgetti prévient qu'il restera encore beaucoup à faire : « La moitié seulement des sans-emploi est admissible à l'AE et la prestation hebdomadaire moyenne n'est que d'environ 50 $ par jour avant impôt. Des dizaines de milliers de sans-emploi ont épuisé leurs prestations et vont se retrouver sur l'aide sociale provinciale. »

Georgetti explique qu'Ottawa a touché 57 milliards de dollars de plus en cotisations d'AE que ce qu'il a versé en prestations aux chômeuses et chômeurs canadiens. « Le gouvernement ne peut pas plaider la pauvreté. Les travailleuses et travailleurs ont versé ces cotisations en croyant que l'AE les protégerait contre les temps durs », ajoute Georgetti. « Ces temps durs sont arrivés et les chômeuses et chômeurs ont besoin d'un coup de main. »

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux. Site web : www.congresdutravail.ca

Renseignements

  • Dennis Gruending
    Communications
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