Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

05 oct. 2009 12h06 HE

Le Canada a besoin d'un mouvement syndical fort, selon le président du SCFP

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 5 oct. 2009) - Le mouvement syndical canadien traverse un moment-clé, selon Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Aujourd'hui, au Palais des congrès de Montréal, il s'est adressé à plus de 2 500 personnes à l'occasion du 24e congrès national du SCFP.

"Le SCFP a une histoire tout à fait extraordinaire", a déclaré le président. "En cinq décennies, nous avons bâti le plus grand syndicat au Canada, qui compte plus de 600 000 membres."

"Depuis 46 ans, nous sommes aux premières lignes pour améliorer la vie des travailleurs. Et nous devons défendre fermement notre position, car d'importants défis pointent à l'horizon. Notre travail est crucial pour les travailleurs et leurs milieux de vie."

Selon lui, notre plus grand défi est de défendre les droits des travailleurs et les services publics alors que le Canada subit les contrecoups d'une récession mondiale.

"Les services publics sont une source d'égalité incontournable", a-t-il ajouté. "Mais des pressions continuent d'être exercées en faveur de compressions et de privatisations. Cela ne rend service ni aux villes ni aux régions, et comme l'ont prouvé les échecs répétés des partenariats public-privé, cela n'équilibre pas les budgets non plus."

Alors que les économistes annoncent la fin de la récession, Paul Moist est persuadé que les employeurs vont continuer d'exiger des concessions des travailleurs, au nom de la course au déficit zéro.

"Les travailleurs n'ont pas causé la récession, mais ils en paient le prix", a-t-il déclaré. "Même en période de reprise économique, on exigera encore qu'ils fassent des concessions. Nous devons nous battre, non seulement pour nos propres droits à la négociation collective, à des salaires décents et à la retraite dans la dignité, mais aussi pour ceux de tous les travailleurs canadiens.

"C'est une période charnière, non seulement pour le SCFP, mais pour tout le mouvement syndical. Tous ensemble, nous devons refuser de faire marche arrière, sortir de la crise et porter une vision d'espoir. Soixante pour cent des Canadiens ne bénéficient d'aucun régime de retraite en milieu de travail. Le travail à temps partiel remplace le travail à temps plein partout au pays. La sous-traitance se répand. Et la route sera longue pour parvenir à l'égalité absolue en milieu de travail. Nous avons du pain sur la planche, comme on dit."

"Le mouvement syndical canadien est aussi pertinent que jamais. Nous sommes prêts à relever les défis. Notre syndicat compte des militants parmi les plus engagés que j'aie jamais rencontrés. Quand nous sommes unis, rien ne peut nous arrêter", a conclu Paul Moist.

Renseignements

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