UNICEF Canada

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01 déc. 2008 15h33 HE

Le dépistage et le traitement précoces du VIH peuvent sauver des nouveau-nés

Enfants et sida - un nouveau rapport des Nations Unies

TORONTO, ONTARIO et NEW YORK, NEW YORK--(Marketwire - 1 déc. 2008) - Selon un rapport publié aujourd'hui par quatre agences des Nations Unies, un diagnostic et un traitement précoces peuvent améliorer de manière significative les chances de survie des nouveau-nés exposés au VIH.

"Il est urgent de renforcer nos efforts collectifs pour prévenir la transmission du VIH aux enfants. Nous devons détecter rapidement et efficacement le virus chez les nouveau-nés et nous devons tout mettre en oeuvre pour soutenir les enfants touchés par le VIH et le sida" plaide monsieur Nigel Fisher, président et chef de la direction d'UNICEF Canada. Nous devons enfin nous assurer que cette génération d'enfants soit la dernière à porter le fardeau de cette épidémie."

Le rapport, intitulé Enfants et sida : troisième bilan de la situation, a été préparé conjointement par l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et a été rendu public en cette Journée mondiale du sida.

"Sans traitement approprié, la moitié des enfants séropositifs mourront de causes liées au sida avant leur deuxième anniversaire, déclare madame Ann M. Veneman, directrice générale de l'UNICEF. Les taux de survie sont de 75 pour cent supérieurs chez les nouveau-nés diagnostiqués séropositifs et dont le traitement a été entrepris au cours de leurs douze premières semaines de vie."

En 2007 toutefois, moins de dix pour cent des nourrissons nés de mères séropositives ont été soumis à un test de dépistage du VIH avant l'âge de deux mois. Le rapport prône un accroissement du nombre de tests de dépistage pour pouvoir entreprendre aussitôt que possible les traitements appropriés.

"De nos jours, aucun nourrisson ne devrait mourir de causes liées au sida, affirme la docteur Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. Nous savons comment prévenir ces décès tragiques, mais nous devons aujourd'hui nous employer à renforcer nos systèmes de soins de santé pour faire en sorte que toutes les mères et tous les enfants reçoivent un traitement le plus tôt possible."

Le nombre de test de dépistage précoce chez les nourrissons a augmenté dans certains des pays les plus durement touchés par le VIH et le sida, tels que le Kenya, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, l'Afrique du Sud, le Swaziland et la Zambie. En 2007, 30 pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ont utilisé les tests à partir de taches de sang séché sur du papier filtre, comparativement à dix-sept en 2005. Dans plusieurs pays de l'Afrique subsaharienne, incluant le Botswana et l'Afrique du Sud, le dépistage du VIH est maintenant effectué sur de nombreux nourrissons âgés d'à peine six semaines, au moyen du test fait à partir de taches de sang séché, et beaucoup parmi ceux et celles dont le résultat s'est avéré positif reçoivent un traitement antirétroviral.

Trop peu de femmes enceintes sont au courant de leur séropositivité. En 2007, seulement dix-huit pour cent des femmes enceintes dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire ont passé un test de dépistage et, parmi celles dont le résultat était positif, seulement douze pour cent ont passés des examens plus poussés pour déterminer le stade de l'infection au VIH et le type de traitement nécessaire.

"La prévention de la transmission mère-enfant du VIH est non seulement efficace, mais c'est aussi un droit fondamental, explique le docteur Peter Piot, directeur général de l'ONUSIDA. Nous constatons des progrès importants dans de nombreux pays, en particulier dans certaines régions de l'Afrique, mais nous devons augmenter de beaucoup le nombre de test de dépistage du VIH et le traitement chez les femmes enceintes."

Le rapport recommande également d'élargir l'accès aux tests évaluant la fonction immunitaire chez les mères séropositives afin de déterminer le stade de leur infection au VIH et un traitement approprié répondant à leurs propres besoins médicaux et permettant de réduire le risque de transmission du virus à leurs enfants.

La prévention est aussi un élément principal de la stratégie de l'ONU concernant le VIH/sida. Chaque année, un nombre élevé de jeunes continuent d'être infectés par le VIH - 45 pour cent des nouveaux cas sont dépistés chez les 15 à 24 ans. Les jeunes constituent une composante des plans stratégiques nationaux de lutte contre le VIH dans 22 pays de l'Afrique occidentale et de l'Afrique centrale. Le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Nigeria ont des programmes axés sur la réduction des comportements à risque, de la vulnérabilité et de la disparité chez les jeunes, tant à l'école qu'en dehors.

"Dans un monde où sévissent le VIH et le sida, les jeunes ont besoin d'information et d'éducation complètes ainsi que d'un accès à des services de santé sexuelle et de la reproduction afin de protéger leur droit à la santé, explique madame Thoraya Ahmed Obaid, directrice générale du FNUAP. Prévenir l'infection au VIH chez les femmes constitue la première ligne de défense dans la prévention de la transmission du virus aux nouveau-nés. Faire participer les jeunes aux efforts de lutte contre le VIH est le meilleur moyen de s'assurer que les programmes sont bien ciblés et efficaces."

Le traitement pédiatrique du sida, la prévention de la transmission mère-enfant du virus et la prévention de nouveaux cas d'infection chez les adolescents, les adolescentes et les jeunes sont trois des quatre composantes essentielles de la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida présentée dans le bilan de la situation. La dernière section prône une protection et des soins élargis pour les quelque quinze millions d'enfants à l'échelle mondiale qui ont perdu un parent ou les deux, à cause du sida, afin de porter une plus grande attention aux besoins des enfants vulnérables.

Des initiatives appuyées par des Canadiennes et des Canadiens

UNICEF Canada soutient des programmes de prévention de la transmission mère-enfant du VIH, de traitements pédiatriques pour les enfants touchés par le VIH et le sida, de prévention auprès des adolescents, des adolescentes et des jeunes, de protection et d'appui aux enfants touchés par le VIH et le sida dans les Caraïbes, en Chine, en Inde, en Namibie, au Rwanda, au Malawi et en Ukraine. Les Canadiens et les Canadiennes peuvent soutenir les programmes de l'UNICEF pour les enfants touchés par le VIH et le sida en contribuant à la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida (www.uniscontrelesida.ca) ou en devenant une donatrice ou un donateur mensuel de l'initiative Il est temps d'en finir avec le sida.

Dans le cadre d'une vaste campagne communautaire, les clubs Kiwanis de l'Est du Canada et des Caraïbes, qui comprennent quelques 8 400 hommes et femmes dans 270 clubs, se sont fixés pour objectif de recueillir un million de dollars au cours des trois prochaines années afin de contribuer la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida d'UNICEF Canada en Jamaïque, en Guyana et à Trinité-et-Tobago.

Unissons-nous pour les enfants, contre le sida

Aidez-nous pour que cette génération d'enfants soit la dernière à porter le fardeau du sida.

www.uniscontrelesida.ca

Avis aux diffuseurs : Le rouleau B est accessible au www.thenewsmarket.com/unicef.

A propos de la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida

Le rapport Enfants et sida : troisième bilan de la situation est le troisième examen sur la de la façon dont le sida touche les enfants et les jeunes depuis que la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida a été inaugurée en octobre 2005 par l'UNICEF, l'ONUSIDA et d'autres partenaires qui se sont engagés à répondre des résultats. La campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le sida est un appel à l'action concernant l'effet que le VIH et le sida peuvent avoir sur les enfants. Elle est axée sur les besoins des enfants dans quatre secteurs clés, connus sous le nom des "quatre P" : prévenir la transmission mère-enfant du VIH, procurer un traitement pédiatrique aux enfants séropositifs, prévenir l'infection chez les adolescents, les adolescentes et les jeunes, de même que protéger et soutenir les enfants touchés par le VIH et le sida.

Avis aux rédacteurs et rédactrices :

Le test à partir de taches de sang séché permet la collecte d'échantillons de sang en l'absence de chaîne du froid et de laboratoires d'analyse sur les lieux, comme c'est le cas dans la plupart des régions à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Ce type de test permet aux intervenants et intervenantes de transporter les échantillons de sang prélevés localement dans les centres prodiguant aux nourrissons les soins de santé courants, incluant le suivi médical lors de leur première année de vie (comme les cliniques de vaccination), jusqu'aux laboratoires équipés du matériel d'analyse nécessaire.

Le rapport fait également état de solutions pour garantir que les mères et leurs enfants reçoivent des soins de santé :

- Augmenter les programmes permettant un diagnostic précoce des nourrissons exposés au VIH et procurant un traitement aux enfants infectés

- Elargir l'accès aux médicaments antirétroviraux pour les femmes enceintes qui en ont besoin.

- Intégrer des services liés au VIH/sida aux programmes de soins de santé primaires.

- Accélérer les efforts de soutien des mères concernant les pratiques optimales et sûres d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

- Rendre les programmes de prévention plus compatibles aux besoins des adolescents et des jeunes.

- Rendre prioritaires la collecte et la désagrégation de données de qualité supérieure.

- Investir dans le secteur social afin d'accroître la protection des enfants les plus vulnérables.

- Combiner des stratégies de prévention pour des résultats plus efficaces.

- Comprendre la plus grande vulnérabilité des filles et régler ce problème.

Renseignements

  • Au Québec et pour les médias francophones du Canada :
    UNICEF Québec
    Sarah Houde, Responsable des communications
    (514) 288-5134, poste 8424 ou Cell. : (514) 574-9668
    Courriel : shoude@unicef.ca
    ou
    UNICEF Canada
    Robert B. Lussier
    Directeur par intérim des communications
    (416) 482-4444, poste 8830
    Courriel : rlussier@unicef.ca
    ou
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    Kate Donovan
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    Courriel : kdonovan@unicef.org
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    ONUSIDA
    Maes Mahalingam
    41 791-918
    Courriel : maheshm@unaids.org
    ou
    FNUAP
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    212 297 50
    Courriel : musumba@unfpa.org
    ou
    OMS
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    + 4122-791-5876
    Courriel : leidlp@who.int