Association du transport aerien international

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LA CHAMBRE DE COMMERCE DU CANADA

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ASSOCIATION DU TRANSPORT AERIEN DU CANADA

ASSOCIATION DU TRANSPORT AERIEN DU CANADA

05 janv. 2005 10h37 HE

Le gouvernement canadien profite encore de la vache à lait du transport aérien


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: ASSOCIATION DU TRANSPORT AERIEN INTERNATIONAL



ET LA CHAMBRE DE COMMERCE DU CANADA



ET ASSOCIATION DU TRANSPORT AERIEN DU CANADA

LE 5 JANVIER 2005 - 10:37 ET

Le gouvernement canadien profite encore de la vache à
lait du transport aérien

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 5 jan. 2005) - Les associations
représentant toutes les compagnies aériennes commerciales opérant
aujourd'hui au Canada se sont jointes à la Chambre de Commerce du Canada
pour exprimer leur frustration et leur déception face à la plus récente
hausse de loyer imposée par le gouvernement fédéral aux principaux
aéroports du pays.

Avec l'entrée en vigueur de cette hausse le 1er janvier 2005, les loyers
imposés par le gouvernement fédéral sont de 6,5 % supérieurs à ceux de
2004. Les administrations aéroportuaires locales de tout le pays se
voient maintenant obligées de verser à Ottawa plus de 300 millions de
dollars chaque année, des frais qui, en fin de compte, sont absorbés par
les voyageurs et les compagnies aériennes. Depuis le 11 septembre, les
loyers imposés par l'Etat ont augmenté de 25 %. Ces revenus ne sont pas
réinvestis dans l'infrastructure de transport aérien, mais s'inscrivent
simplement dans les recettes générales du gouvernement.

"Il est temps que le gouvernement cesse de traiter les passagers aériens
comme des vaches à lait ", déclare Cliff Mackay, président-directeur
général de l'Association du transport aérien du Canada. " Nous
réclamons du Cabinet fédéral qu'il réduise de façon marquée les loyers
imposés par l'Etat dans son budget de 2005 et qu'il fixe un échéancier
pour leur supression."

"Cette hausse, au lieu de régler les immenses problèmes des aéroports du
Canada, vient aggraver l'erreur de politique que constituent les loyers
imposés par l'Etat, et cela aux dépens des voyageurs et des
transporteurs déjà lourdement taxés. Un système de transport aérien
efficace n'est pas un luxe, mais un service essentiel et une condition
sine qua non d'une croissance économique vigoureuse ", selon Giovanni
Bisignani, président-directeur général de l'Association du transport
aérien international (IATA).

"Il est essentiel de disposer d'aéroports compétitifs pour attirer
l'investissement, promouvoir le tourisme et favoriser la croissance,
déclare M. Mackay. Hausser encore une fois les redevances d'aéroport
alors que le gouvernement montre d'importants surplus, c'est simplement
soutenir une mauvaise politique économique. Cela va à l'encontre des
objectifs que s'est fixé le gouvernement en matière de création
d'emploi, de croissance économique et de réglementation judicieuse."

"D'abord, quel est l'investissement qui légitime les loyers? Et quels
coûts supplémentaires justifient cette hausse? La réponse à ces deux
questions est : aucun. Le plus exaspérant, c'est que l'argent des loyers
n'est même pas réinvesti dans l'infrastructure de transport aérien, dit
M. Bisignani. Le Canada souffre depuis trop longtemps de sa mauvaise
politique en matière d'aviation. Le ministre des Transports, M.
Lapierre, reconnaît la nécessité de réduire les loyers imposés par
l'Etat. Il est impérieux que ses collègues adoptent cette vision d'une
industrie du transport aérien vigoureuse et peu coûteuse pouvant
profiter au Canada."

Sans un changement d'orientation du budget fédéral de 2005, les loyers
vont continuer à augmenter dans les années à venir. Par exemple,
l'augmentation des loyers se chiffrera à 60 millions de dollars le 1er
janvier 2006 et totalisera encore 140 millions en 2010.

Les grandes villes et les principaux groupes de gens d'affaires
demandent aussi au gouvernement de réduire de façon significative les
loyers imposés aux aéroports. Ces groupes ne peuvent que constater les
effets néfastes que les loyers imposés par l'Etat ont sur l'économie, la
création d'emploi et l'investissement.

"Les taxes sont un problème au Canada et les loyers imposés aux
aéroports par le gouvernement fédéral en sont un exemple flagrant,
déclare Michael Murphy, premier vice-président de la Chambre de Commerce
du Canada. Ces derniers nuisent à la compétitivité du Canada à l'échelle
mondiale."

Note à l'intention des journalistes

En vertu de la Politique nationale des aéroports (PNA), les
administrations aéroportuaires locales de tout le Canada doivent payer
un loyer au gouvernement fédéral qui leur accorde en échange un bail. A
l'origine, l'objectif était de faire en sorte qu'Ottawa ne soit pas "
perdant " pour s'être dessaisi des aéroports. Ottawa se retrouve en fait
largement gagnant. Ottawa touche à présent chaque année 300 millions de
dollars en loyers versés à l'Etat - comparé aux 150 millions de dollars
de perte lorsque le programme de dessaisissement a commencé.

Depuis la mise en vigueur de la PNA, plus de deux milliards de dollars
ont été soutirés aux aéroports locaux et aux collectivités qui en
dépendent partout au Canada.

Il n'y a actuellement qu'un seul aéroport au monde, et aucun en Amérique
du Nord, qui soit plus cher que Toronto pour atterrir avec un 747.
Chaque année, l'aéroport Pearson verse 140 millions de dollars de loyer,
ce qui représente 18 % de son budget d'exploitation.

Liste des villes qui font face à des hausse insensées de loyer imposées
par l'Etat :



Hausses en vigueur le 1er janvier 2005
- L'aéroport international Trudeau de Montréal connaît une hausse de
43 % par rapport à 2004;
- L'aéroport international Jean-Lesage de Québec verse 300 000 $ de
loyer. C'est la première année que le gouvernement fédéral exige un
loyer de cet aéroport;
- Le montant du loyer de l'aéroport d'Edmonton augmente de plus d'un
million de dollars (une hausse de 41 % par rapport à 2004);
- Le montant du loyer de l'aéroport d'Ottawa augmente de près d'un
million et demi de dollars (une hausse de 12 % par rapport à 2004);
- Le montant du loyer de l'aéroport de Vancouver augmente de plus de
quatre millions de dollars (une hausse de 5 % par rapport à 2004).

Hausses en vigueur le 1er janvier 2006
- Le montant du loyer de l'aéroport de Calgary fera plus que doubler
pour atteindre 51 millions de dollars;
- Le montant du loyer de l'aéroport d'Edmonton augmentera de plus de
18 millions de dollars, une hausse de 447 % en une seule année;
- Les aéroports de St. John, de Saskatoon et de Regina se verront
imposer un loyer pour la première fois (584 000 $, 684 000 $ et 690
000 $ respectivement);
- Après avoir payé un loyer pour la première fois en 2005, la ville
de Québec se verra imposer une hausse de 100 %;
- Montréal se verra imposer une hausse de 22 % en 2006, en plus de la
hausse de 40 % imposée en 2005. En deux ans, le montant du loyer de
la ville de Montréal aura augmenté de 15 millions de dollars.

Liste des associations de gens d'affaires et des municipalités ayant
écrit au gouvernement fédéral pour réclamer une réduction draconienne
des loyers imposés par l'Etat :

Chambre de Commerce du Canada
Association de l'industrie touristique du Canada
Association des hôtels du Canada
Chambre de Commerce de Toronto
Greater Toronto Hotel Association
Peter Kelly, maire d'Halifax
Gérard Tremblay, maire de Montréal
Larry Campbell, maire de Vancouver
Sam Katz, maire de Winnipeg


Le Comité du développement économique de Toronto a aussi fait une motion
visant le même résultat. La motion sera déposée au conseil municipal de
Toronto en février.

Un tableau explicatif bilingue est disponible sur le site Internet de
CCNMatthews à l'adresse suivante :
http://www2.ccnmatthews.com//database/fax/2000/Chart%20-%20Bilingual.pdf

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Renseignements

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