Gouvernement du Canada

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23 janv. 2007 08h24 HE

Le nouveau gouvernement du Canada lance le système d'alerte aux tsunamis sur la côte Atlantique

HALIFAX, NOUVELLE-ECOSSE--(CCNMatthews - 23 jan. 2006) - L'honorable Stockwell Day, ministre de la Sécurité publique, a annoncé aujourd'hui, au nom de l'honorable Loyola Hearn, ministre de Pêches et Océans, la mise en oeuvre du système d'alerte aux tsunamis sur la côte Atlantique.

"La sécurité des Canadiens est une priorité du nouveau gouvernement. Le tsunami dévastateur survenu dans le Sud-est asiatique a soulevé des questions au sujet des systèmes d'alerte aux tsunamis partout sur la planète", a dit M. Day. "Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous prenons des mesures pour assurer notre sécurité avec la mise en place du système d'alerte aux tsunamis sur la côte Est du Canada."

Le nouveau système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique canadien utilise les mêmes procédures que celles en place pour communiquer les alertes aux vagues de tempête aux organismes gouvernementaux, aux médias et au public. En fait, les améliorations au système existant augmenteront la capacité de prévision des vagues de tempête, un phénomène beaucoup plus fréquent sur la côte Est.

"Ce système réunit les meilleurs réseaux de surveillance de tremblements de terre du Canada avec les meilleures technologies d'alerte disponibles dans le Canada atlantique", a annoncé l'honorable Gary Lunn, ministre de Ressources naturelles Canada. "Les tremblements de terre, dont l'épicentre est sous les continents ou sous la mer, pourraient avoir des conséquences dramatiques pour les collectivités côtières. Grâce à ce type de systèmes, nous pouvons avertir immédiatement les Canadiens qui habitent sur la côte Est des dangers potentiels."

Le système d'alerte aux tsunamis annoncé aujourd'hui est le fruit de la collaboration des ministères fédéraux, sous la direction de Pêches et Océans (MPO), avec les organismes provinciaux responsables des mesures d'urgence des cinq provinces les plus à l'est et la National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA) des Etats-Unis. Il est établi en prévision de la création d'un système international d'alerte aux tsunamis dans l'océan Atlantique et dans l'océan Indien semblable à celui qui existe dans l'océan Pacifique.

"En faisant le lien entre les systèmes d'avertissement météorologiques en place et le Centre de prévision des intempéries de la région de l'Atlantique d'Environnement Canada, le nouveau système d'alerte assure que les Canadiens seront avertis rapidement, ce qui pourrait un jour leur sauver la vie", a pour sa part déclaré l'honorable John Baird, ministre de l'environnement.

"Nous ne pouvons jamais être trop vigilants lorsqu'il s'agit de la sécurité de nos citoyens", a insisté M. Gerald Keddy, député de South Shore-St. Margaret's. "Nous ne pouvons empêcher les tsunamis de se produire, mais nous pouvons éviter les pertes de vies humaines comme celles qui ont eu lieu lors du tsunami de 1929 dans les Grands Bancs."

Le nouveau système continuera d'être perfectionné à mesure que les technologies s'amélioreront.

Un document d'information sur le fonctionnement du système d'alerte aux tsunamis est annexé à ce communiqué.

Fiche d'information :

Système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique

Pourquoi créer un système?

Le 26 décembre 2004, un tremblement de terre de magnitude 9,0 s'est produit au large des côtes de l'Indonésie. Cet événement a déclenché un tsunami destructeur qui a dévasté les côtes de l'Indonésie, de la Thaïlande, du Sri Lanka et d'autres pays autour de l'océan Indien. La communauté internationale et les Canadiens sont intervenus pour aider les victimes de cette tragédie.

Ici au Canada, nous avons observé qu'il nous manquait un système d'alerte aux tsunamis sur la côte Est, alors que sur la côte Ouest, le système d'alerte aux tsunamis du Pacifique, coordonné internationalement, avertit la population lorsque ces phénomènes se produisent. Ce n'est pas le cas sur la côte de l'Atlantique. Même si plus de 70 pour cent des tsunamis ont lieu dans le Pacifique, une diligence raisonnable exige la présence d'une capacité de détection et d'avertissement sur la côte de l'Atlantique et dans le golfe Saint-Laurent. Il est important de se rappeler que le tsunami le plus dévastateur au Canada a pris son origine dans les Grands Bancs en 1929, tuant 29 personnes, laissant de nombreux sans-abris et causant des dommages dans une cinquantaine de collectivités de Terre-Neuve et du Labrador, de l'île du Cap-Breton et de la Nouvelle-Ecosse.

Qui a participé à la création du Système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique?

Les gouvernements canadien et américain ont participé à l'élaboration de ce système. Des consultations ont été menées avec les organismes provinciaux de gestion des urgences de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Ile-du-Prince-Edouard, de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick et du Québec. Pêches et Océans Canada (MPO) a dirigé l'initiative, de concert avec Ressources naturelles Canada (RNCan), Environnement Canada (EC), Sécurité publique et Protection civile Canada (SPPCC) et United States National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Le système continuera d'être perfectionné à mesure que les infrastructures seront construites et que les initiatives internationales progresseront.

Les procédures du système d'alerte du Centre de prévision des intempéries de la région de l'Atlantique (CPIRA) d'EC, en cas de vagues de tempête ou d'autres phénomènes, ont été améliorées afin d'englober les alertes aux tsunamis. Le coût de cette amélioration est d'environ 250 000 $ et on prévoit des coûts additionnels de 125 000 $ par année. Le système améliorera aussi les prévisions de vagues de tempête, un phénomène fréquent sur la côte Est.

Comment le système fonctionne-t-il?

RNCan, par l'intermédiaire de la Commission canadienne de géologie, a amélioré le partage en temps réel de données sismiques du Canada atlantique avec les experts en tremblement de terre et en tsunami de la NOAA américaine. Lorsque cela est indiqué, ces experts transmettent immédiatement l'information nécessaire à la SPPCC pour lancer les alertes aux tsunamis dans l'Atlantique (avertissements, surveillance et bulletins d'information) aux organismes de gestion des urgences provinciaux et fédéraux, aux médias et au public dans les cinq provinces de l'est.

Aussi, les Services de communication et de trafic maritime de la Garde côtière canadienne (SCTM-GCC) transmettent les alertes aux tsunamis aux marins et au personnel maritime.

Le MPO a amélioré de nombreux marégraphes dans l'Atlantique afin de recueillir des données de qualité sur les tsunamis que le CPIRA peut examiner de concert avec le MPO et RNCan pour déterminer l'étendue du danger. Une fois qu'un avertissement est lancé, la SPPCC coordonnera toutes les interventions des ministères fédéraux et des agences fédérales, provinciales et territoriales des gestions des urgences.

Normalement, la SPPCC lancera l'avertissement de 10 à 20 minutes après le tremblement de terre. Ce délai est comparable à ceux en vigueur sur la côte Pacifique.

Prochaines étapes

Des plans sont en place pour vérifier et améliorer régulièrement le système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique.

http://www.dfo-mpo.gc.ca

Renseignements

  • Pêches et Océans Canada, Ottawa
    Phil Jenkins
    Relations avec les médias
    613-993-5413
    ou
    Bureau de l'honorable Stockwell Day
    Ministre de la sécurité publique
    Mélisa Leclerc
    Directrice des communications
    613-991-2863