Deloitte

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19 janv. 2010 08h00 HE

Les Prédictions TMT 2010 de Deloitte Canada révèlent que : ce qui fait l'affaire devient plus que parfait

L'économie qui se redresse graduellement crée de nouveaux défis, comme les particuliers et les sociétés qui ont des budgets limités, mais qui veulent quand même des données illimitées

MONTRÉAL, QUEBEC--(Marketwire - 19 jan. 2010) - Tandis que les économies sortent peu à peu de la récession mondiale, le secteur des technologies, des médias et des télécommunications (TMT) continue d'évoluer à un rythme accéléré, entraînant des répercussions stratégiques pour les sociétés de ce secteur ainsi que pour les entreprises et les consommateurs canadiens. Deloitte lance aujourd'hui ses rapports de prédictions mondiales de 2010 pour le secteur des TMT et sa série de présentations dans tout le pays, dont la première se tient à Montréal ce matin, afin de dévoiler les principales tendances auxquelles les Canadiens peuvent s'attendre au cours de l'année.

« L'année dernière, les Prédictions tournaient autour de la baisse de l'activité économique, cette année c'est l'Internet mobile qui prime », affirme Robert Nardi, leader du groupe des Technologies, médias et télécommunications de Deloitte à Montréal. « Les technologies d'hier ne suffisent plus à satisfaire les exigences des consommateurs de demain. Les nouveaux appareils mobiles ont créé des bouchons dans les réseaux et il ne sera pas facile de les désengorger, ce qui aura de sérieuses conséquences autant pour les clients que pour les exploitants ».

Les Prédictions TMT de Deloitte, qui entrent dans leur neuvième année, sont attendues avec impatience. Il s'agit d'une série de révélations mettant en valeur les tendances mondiales émergentes dans le secteur des TMT et qui auront une grande incidence sur les entreprises et les consommateurs en cette nouvelle année et au-delà. Les Prédictions TMT 2010 reposent sur la recherche, des entrevues en profondeur et l'apport de clients et d'anciens de Deloitte, d'analystes du secteur, de leaders mondiaux des TMT, d'une centaine de dirigeants du secteur des TMT de tous les coins du monde et de plus de 6 000 spécialistes des TMT des cabinets membres de Deloitte.

Les Prédictions TMT 2010 mettent en évidence que les consommateurs et les entreprises désirent avoir accès aux données partout, en tout temps et sur n'importe quel écran — sans avoir à payer plus. Tandis que le monde sort de la récession, les particuliers comme les entreprises veulent avoir un accès à des données illimitées et à la mobilité, mais leurs budgets sont limités. « C'est cette situation qui pousse le secteur des TMT à opter pour des solutions qui peuvent sembler imparfaites mais qui suffiront », souligne Duncan Stewart, directeur de la recherche de Deloitte Canada.

« Au Canada, les particuliers et les entreprises sont aux premières lignes de la bataille engagée entre la demande pour les données et la réalité des prix », explique Duncan. « Nous n'étions peut-être pas le premier pays au monde à posséder l'iPhone ou le lecteur de livres Kindle d'Amazon, mais nos entreprises, nos gens et nos organismes de réglementation contribuent à révolutionner l'Internet mobile et à changer les façons dont les technologies, les médias et les télécommunications s'achètent, se vendent et s'utilisent ».

« Ce thème de la perturbation innovatrice est en train de changer à la fois le secteur des télécommunications et celui des médias. Pendant ce temps, le cloud computing s'apprête à prendre son essor en 2010 — bouleversant l'industrie du matériel et celle des logiciels — la croissance de la publicité en ligne repart de plus belle, bousculant encore plus le monde des médias publicitaires traditionnels », conclut Duncan.

Selon les leaders nationaux des TMT de Deloitte Canada, voici les 10 tendances du secteur des TMT qui marqueront le plus le Canada en 2010 :

  1. Les liseuses (eReaders) comblent un créneau, mais on s'arrache (virtuellement) les livres électroniques (eBooks) — Bien que les liseuses fassent les manchettes, elles ne sont qu'une technologie intérimaire et la croissance de leurs ventes ne sera pas celle attendue, car elle sera probablement ralentie en 2011 par la concurrence que leur feront d'autres appareils. Les livres électroniques devraient être bien reçus, mais ne seront pas limités aux liseuses autonomes et seront lus principalement sur des téléphones intelligents, des PC et des tablettes. Nul doute que ces changements qui transforment le paysage de l'industrie poseront de nombreux défis aux éditeurs, auteurs et distributeurs canadiens et pourraient leur réserver le même sort que celui qu'a connu l'industrie de la musique où les ventes de musique enregistrée sont en baisse depuis des années.

  2. Plus petites qu'un netbook (miniportatif), et plus grandes qu'un téléphone intelligent : les ordinateurs tablettes — Aux dires des experts, il y a de la place pour un appareil-média connecté, comblant un vide entre le téléphone intelligent et l'ordinateur portatif, qui pourrait générer des ventes mondiales bien supérieures au milliard de dollars en 2010. Des entreprises canadiennes pourraient éventuellement fabriquer les applications de ces appareils, qui créent un nouveau mode électronique irrésistible pour la lecture de médias et qui pourrait aider à renflouer les secteurs des magazines, des journaux et de la télévision au Canada.

  3. Le secteur de l'édition réagit : abonnements en ligne (pay walls) et micropaiements — On a beaucoup parlé des journaux et des magazines qui pourraient faire payer pour leur contenu en ligne, que ce soit au moyen d'abonnements ou de micropaiements. Dans la réalité, même si une majorité d'éditeurs canadiens se demandent s'ils peuvent faire payer les lecteurs pour leurs éditions en ligne, la plupart ne mettront pas en place des abonnements en ligne ou des micropaiements, sachant que cela aurait un effet négatif sur le trafic, et donc, sur le revenu publicitaire.

  4. Le retour des technologies propres. Mais le solaire reste dans l'ombre — Même si l'énergie solaire a encore un avenir prometteur à long terme, une saturation mondiale fera de 2010 une année très difficile. La plaque tournante de l'industrie de l'énergie solaire canadienne est en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec. Tandis que l'Ontario lance de nouveaux programmes pour inciter à l'usage de technologies propres, la province court le risque d'essayer de créer une industrie de fabrication d'énergie solaire mondialement compétitive, alors que le reste du monde n'aura peut-être pas besoin de ces services à longue échéance en raison de la surcapacité de ses propres marchés.

  5. C'est le monde à l'envers pour les services des achats des TI — Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à acheter des téléphones intelligents et des ordinateurs en fonction de la demande de leurs employés plutôt que de leurs politiques. « Gagnez le consommateur et vous avez l'entreprise » est un concept qui va à l'encontre des habitudes d'achat des entreprises en matière de TI qui perdurent depuis des décennies. Si la demande des consommateurs commence à dicter les décisions d'achat des TI, les compagnies de téléphones intelligents en seront probablement les bénéficiaires.

  6. Les neuf ne règnent plus en maître : la fiabilité est redéfinie et réévaluée — Dans leurs contrats des TI, les entreprises ont toujours exigé implicitement rien de moins qu'une fiabilité à 99,999 % (les cinq neuf). En fait, 2010 verra certaines entreprises se contenter de moins pour économiser. Ceci devrait permettre aux entreprises des TI et des télécommunications canadiennes de réduire leurs coûts si elles n'ont plus besoin de mettre en place des mesures coûteuses pour assurer une fiabilité à 99,999 % des réseaux. Les consommateurs pourraient donc profiter des économies ainsi réalisées en échange de leur tolérance à l'égard d'un temps d'arrêt minime des réseaux.

  7. Le cloud computing : plus qu'une mode mais sans exagération — Le cloud computing connaîtra une expansion plus rapide que pratiquement tous les autres secteurs de la technologie, mais il n'a pas encore conquis le monde. Soucieux de la fiabilité et de la sécurité du concept, les grandes entreprises et les gouvernements restent sur leurs gardes. Par contre, les consommateurs et les PME seront logiquement parmi les premiers à l'adopter tandis que cette industrie devrait croître de près de 50 % pour atteindre près de 80 milliards de dollars en 2010 à l'échelle mondiale.

  8. Payer pour ce que l'on consomme : les exploitants changent de position sur la tarification des données pour le plus grand bonheur des organismes de réglementation — Les plans de consommation de données « à volonté » ont réussi à attirer les consommateurs mais les réseaux, eux, sont étouffés. Pourtant, même si c'est difficile pour les exploitants de retourner à une formule de paiement en fonction de l'utilisation sans s'attirer le mécontentement des consommateurs, les récentes décisions prises par la commission fédérale des communications américaine (la FCC) et le CRTC faciliteront les choses. Dans l'intervalle, de nouveaux acteurs font leur entrée sur le marché canadien du sans fil, et certains ont déjà commencé à offrir des plans de consommation de données « à volonté » afin d'accaparer une part du marché — créant ainsi un dangereux précédent. Trouver une solution concurrentielle appropriée qui n'affaiblirait pas la rentabilité pourrait bien être le défi qui attend les exploitants du sans fil.

  9. Dégager l'étranglement : la technologie des télécommunications aide à décongestionner le réseau mobile — Alors que les téléphones intelligents et les PC créent des embouteillages dans la circulation des données mobiles, les exploitants ne seront pas en mesure de construire des réseaux entièrement nouveaux en 2010. Ils chercheront plutôt à réparer à court terme les réseaux existants pour faire tourner plus vite l'Internet mobile et accommoder plus de clients, et certains d'entre eux en profiteront largement. Si les problèmes de congestion des réseaux ne sont pas encore monnaie courante au Canada, ils représentent un défi mondial et beaucoup d'entreprises qui offrent ces technologies sont canadiennes.

  10. La mutation vers la publicité en ligne : plus sélective mais la tendance se poursuit — La publicité en ligne ne représente que 80 milliards de dollars soit environ 10 % des ventes d'annonces dans le monde. Cela dit, les ventes de publicité en ligne continueront de grignoter des parts aux médias traditionnels en 2010 et à perturber le marché des annonces, faisant chuter les prix. Ce sont les médias traditionnels de partout au pays qui devraient ressentir le plus les effets de cette mutation, mais la bonne nouvelle est qu'il en coûtera moins cher aux sociétés canadiennes de placer des annonces que ce soit par le biais de médias traditionnels ou en ligne.

Tous les détails sur les dix prédictions canadiennes et mondiales du secteur des TMT sont disponibles en ligne à l'adresse www.tmtpredictions.ca/fr et ils seront présentés à l'occasion d'une tournée de huit villes au pays qui débutera à Montréal (le 19 janvier) et se poursuivra à Toronto (le 20 janvier), Winnipeg (le 21 janvier), Ottawa (le 22 janvier), Halifax (le 26 janvier), Ville de Québec (le 27 janvier), Vancouver (le 1er février) et Calgary (le 2 février). 

Les Prédictions TMT 2010 peuvent aussi être visualisées dans les médias sociaux suivants :

Cette année, Deloitte Canada a lancé un nouveau concours qui place les Canadiens au centre d'une discussion en ligne sur les changements qui devraient se produire dans les secteurs mondiaux des TMT au cours de l'année qui débute. Deloitte a invité des professionnels des TMT et des adeptes de la technologie, visionnaires à soumettre une vidéo exposant leurs prédictions des tendances dans le secteur des TMT en 2010. Entre le 1er décembre 2009 et le 8 janvier 2010, des vidéos ont été téléchargées et visionnées dans le site www.deloitte.ca/MaTMT, Les 10 meilleures soumissions ont été examinées par un jury d'experts composé de professionnels des TMT qui ont sélectionné la vidéo gagnante; celle-ci sera présentée à l'occasion de la série d'événements de la tournée canadienne de présentation des Prédictions TMT 2010. Découvrez les cinq finalistes sur www.deloitte.ca/maTMT/top5.

À propos de Deloitte

Deloitte, connu sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. au Québec, est l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Québec et au Canada, offrant des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers. Au Québec, quelque 1 900 personnes mettent régulièrement à contribution leur expertise pour des clients venant de tous les secteurs de l'économie. Comptant plus de 7 700 personnes réparties dans 58 bureaux au pays, Deloitte est déterminé à être la norme d'excellence.

La marque Deloitte désigne une ou plusieurs entités de Deloitte Touche Tohmatsu, une Verein (association) suisse, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu et de ses cabinets membres, voir www.deloitte.com/about.

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