L'Association canadienne des technologues en radiation médicale

L'Association canadienne des technologues en radiation médicale

08 oct. 2009 09h00 HE

Les contributions des technologues en radiation médicale maximisent l'approvisionnement en isotopes et réduisent au minimum les répercussions sur les patients pendant la pénurie actuelle, ...

... selon un sondage de l'ACTRM, mais il faut trouver des solutions à long terme

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 8 oct. 2009) - La souplesse et la polyvalence des technologues en médecine nucléaire ont aidé les établissements de soins de santé à maintenir la qualité des services d'imagerie diagnostique pour les patients depuis la fermeture du réacteur NRU d'EACL à Chalk River, en mai dernier. Les technologues en médecine nucléaire, membres à part entière de l'équipe de soins de santé, effectuent de l'imagerie diagnostique et certaines procédures de traitement dans les hôpitaux ou les cliniques médicales privées. Leur expertise médicale en matière d'utilisation des produits radiopharmaceutiques et de physique des rayonnements leur permet d'acquérir des images qui contribuent à déceler la nature de la maladie et la façon dont celle-ci affecte le corps.

La fermeture de Chalk River a provoqué des pénuries mondiales continues et très connues du public de radioisotopes médicaux utilisés pour diagnostiquer et traiter le cancer et la maladie cardiovasculaire. Une enquête sur les répercussions de la pénurie d'isotopes sur les ressources humaines auprès de 119 des 245 établissements canadiens de médecine nucléaire a été publiée aujourd'hui par l'Association canadienne des technologues en radiation médicale (ACTRM). Les résultats indiquent que 45 % des établissements ayant répondu au sondage ont apporté des changements aux affectations de leur personnel. Parmi ceux-ci, 62 % ont indiqué que les technologues travaillaient pendant de plus longues heures lorsque les isotopes étaient disponibles et 68 % ont ajouté des quarts de travail pendant les fins de semaine afin de faire une meilleure utilisation de l'approvisionnement limité. Un participant a formulé les commentaires suivants : "Le personnel en médecine nucléaire a très bien réagi, acceptant de changer de quarts sans long préavis afin de maximiser les produits radiopharmaceutiques et de prendre soin de nos patients, ce qui a certainement confirmé un engagement indéfectible à l'égard des soins aux patients."

Environ 34 % des organisations interrogées ont signalé que les technologues en médecine nucléaire étaient réaffectés, ce qui leur permet d'appliquer leurs compétences transférables aux soins aux patients dans d'autres services d'imagerie diagnostique. Il n'est pas étonnant que 40 % des installations interrogées aient signalé une baisse du moral du personnel en raison de l'incertitude et de l'inquiétude actuelles relatives aux mises à pied potentielles en cas de poursuite de la pénurie.

Voici d'autres constatations clés du sondage :

  • Huit pour cent seulement des établissements interrogés ont signalé des réductions du personnel de l'ordre d'une douzaine d'ETP à l'échelle du Canada.
  • Sept pour cent envisagent actuellement des réductions du personnel et si elles vont de l'avant, estiment que 18 autres postes pourraient être touchés.
  • Sept pour cent des établissements interrogés ont signalé une hausse du moral du personnel, étant donné que leurs équipes ont conjugué leurs efforts pour garantir la prestation des services aux patients.
  • Les participants ont exprimé de l'inquiétude quant à l'avenir de la médecine nucléaire, tant pour ceux qui travaillent actuellement dans ce domaine que pour ceux qui envisagent d'y faire carrière.
  • La hausse des coûts des isotopes est une préoccupation croissante.

Les résultats indiquent que les mois d'été ont été difficiles mais gérables dans les établissements interrogés, principalement en raison des solutions en matière de dotation mentionnées ci-dessus, mais aussi à cause d'une demande généralement réduite pendant les périodes des congés annuels. Plusieurs participants ont exprimé de l'inquiétude relativement à leur capacité de maintenir la qualité du service pendant une période prolongée d'approvisionnement limité et aussi le désir qu'on trouve une solution durable. Nathalie Nadeau, membre du groupe consultatif en médecine nucléaire de l'ACTRM a déclaré :

"Nous avons immédiatement établi un système de collaboration et de partage d'information pour utiliser l'approvisionnement au maximum. Les technologues en médecine nucléaire ont travaillé avec d'autres membres de l'équipe de soins de santé afin de s'assurer que les soins aux patients ne soient pas compromis pendant cette pénurie. A court terme, nous tirons parti de ce que nous avons appris au cours des fermetures antérieures, mais il nous faut des solutions à long terme." Nathalie Nadeau est assistante chef technologue, Département de médecine nucléaire, Institut de cardiologie de Montréal.

Les réponses au sondage orientent l'ACTRM qui doit assurer la défense des intérêts de ses membres. Le chef de la direction, Chuck Shields, note que l'ACTRM était mieux préparée à fournir des renseignements à ses membres qu'au cours des fermetures antérieures. Santé Canada et l'industrie ont collaboré pour s'assurer que les organisations de soins de santé sont bien informées, en leur fournissant des mises à jour hebdomadaires et des calendriers de prévision des approvisionnements. En outre, précise M. Shields, "nous avons partagé les préoccupations de nos membres avec le gouvernement. Notre mémoire au Comité des ressources naturelles de la Chambre des communes aborde le besoin urgent de solutions pancanadiennes réalistes à cette pénurie mondiale. Une pénurie prolongée d'isotopes médicaux aura des répercussions importantes sur les ressources humaines en santé et, par conséquent, sur les patients." Des représentants de l'ACTRM ont rencontré récemment le groupe d'experts appelé à trouver des solutions à long terme pour l'approvisionnement en isotopes, signalant que les procédures utilisant des isotopes ne peuvent être effectuées que si l'on dispose d'un nombre suffisant de technologues. M. Shields ajoute "nous avons prié le groupe de prendre en considération nos suggestions sur la façon de garantir de façon durable les ressources humaines disponibles nécessaires à l'utilisation des isotopes pour les services aux patients."

A propos de l'ACTRM

Fondée en 1942, l'Association canadienne des technologues en radiation médicale (ACTRM) est une fédération de dix associations provinciales qui comptent plus de 11 000 membres. L'ACTRM est l'organisme d'agrément national des technologues en radiologie, des technologues en radiothérapie, des technologues en médecine nucléaire et des technologues en imagerie par résonance magnétique et, en tant que telle, elle administre les examens d'agrément nationaux d'accès à la profession. L'ACTRM est aussi l'association professionnelle nationale qui représente la profession et en fait la promotion tout en participant activement au système de santé canadien. Elle offre des programmes de perfectionnement professionnel de qualité, défend les droits de la profession des TRM, publie le Journal de l'imagerie médicale et des sciences de la radiation, organise un congrès annuel formule et assure la promotion d'énoncés de normes professionnelles exemplaires.

Renseignements

  • Association canadienne des technologues
    en radiation médicale (ACTRM)
    Leacy O'Callaghan-O'Brien, Directrice,
    Défense des intérêts, Communications et événements
    613-234-0012 poste 230 ou 1-800-463-9729
    lobrien@camrt.ca / www.camrt.ca