Commissariat aux langues officielles

Commissariat aux langues officielles

21 janv. 2010 08h30 HE

Les langues officielles tardent à prendre leur envol à l’aéroport d’Halifax, dit Graham Fraser

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 21 jan. 2010) - Une vérification publiée aujourd'hui par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, montre que 10 ans après avoir pris le contrôle complet de l'aéroport, l'Administration aéroportuaire d'Halifax n'a fait que commencer à agir pour rencontrer ses obligations linguistiques.

"Il reste bien du chemin à parcourir pour que l'aéroport soit un lieu offrant des services efficaces et complets dans les deux langues officielles," a souligné M. Fraser. "Mon rapport de vérification souligne notamment que la plupart des concessionnaires ont une conception vague ou erronée de leurs obligations linguistiques." Des mesures seront prises par l'Administration aéroportuaire pour améliorer la situation.

La vérification porte sur le programme des langues officielles de l'Administration aéroportuaire et les concessionnaires qui offrent des services au public voyageur, tels les services de location de voiture et le bureau de change.

"L'Administration aéroportuaire a un rôle de coordination important auprès des diverses organisations qui offrent des services à l'aéroport, a précisé Graham Fraser. C'est pourquoi plusieurs de mes recommandations visent à faire en sorte qu'elle assume son rôle de leadership, dans le but d'améliorer les services bilingues de l'ensemble des institutions à l'aéroport."

"Je ne veux cependant pas minimiser les progrès qui ont été accomplis. Sous certains aspects, l'Administration aéroportuaire d'Halifax se dirige dans la bonne direction, a indiqué M. Fraser. Certaines améliorations ont d'ailleurs été apportées au cours de la vérification. La création d'un poste de champion des langues officielles et l'adoption d'un cadre de responsabilisation ne permettent pas aux voyageurs de constater une amélioration concrète des services, mais ce sont néanmoins des gestes importants." L'Administration aéroportuaire a également effectué des contrôles ponctuels de la qualité du service bilingue.

L'Administration aéroportuaire a indiqué qu'elle donnerait suite à plusieurs des recommandations du commissaire. Par contre, elle n'a pas l'intention d'appliquer certaines recommandations clés sans financement particulier du gouvernement fédéral. Cette approche est rejetée par Graham Fraser, qui souligne que plusieurs aéroports du pays démontrent une meilleure performance qu'Halifax dans le domaine des langues officielles, sans recevoir un financement spécial de la part du gouvernement.

"Ces obligations ne sont pas nouvelles, a rappelé Graham Fraser. L'Administration aéroportuaire doit appliquer la Loi sur les langues officielles depuis qu'elle a reçu la responsabilité d'administrer l'aéroport, voilà 10 ans."

Le commissaire note que le gouvernement fédéral n'a fait que peu de choses pour clarifier les obligations linguistiques et faire respecter les droits linguistiques du public canadien, suite au transfert de gestion des aéroports. Le gouvernement fédéral fermant les yeux, les Administrations aéroportuaires tendent à adopter une approche minimaliste face à leurs obligations.

"Le manque de leadership et de lignes directrices de la part du gouvernement fédéral est en partie responsable des résultats souvent décevants des aéroports pour ce qui est des langues officielles, estime M. Fraser. Depuis longtemps, mon bureau exhorte le gouvernement à élaborer des politiques pour remédier à cette situation, mais le Conseil du Trésor et le ministère des Transports n'ont pas donné suite à cette demande. Dans mon dernier rapport annuel, j'ai encore une fois recommandé au ministre des Transports de protéger et maintenir les droits linguistiques du public voyageur."

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