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16 déc. 2009 08h00 HE

Les transformateurs canadiens d'aliments et de boissons réussissent à combler un écart de marge de longue date par rapport à leurs homologues américains

Deloitte révèle que l'avenir du secteur dépendra des investissements pour favoriser la vitesse, l'agilité et l'esprit d'initiative

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 16 déc. 2009) - Deloitte a publié aujourd'hui les résultats d'une analyse comparative approfondie du secteur nord-américain de la transformation des aliments et des boissons, résultats qui révèlent que ce secteur a bien changé. Dans un contexte concurrentiel et économique radicalement différent, compte tenu notamment d'un nombre important de regroupements en Amérique du Nord, les transformateurs canadiens ont réussi à combler un écart de marge d'exploitation qui existait depuis longtemps par rapport à leurs homologues américains. Toutefois, pour se démarquer à l'avenir, ils devront s'adapter aux nouvelles réalités du marché.

Critères de réussite de 2009 est une étude approfondie des transformateurs nord-américains d'aliments et de boissons. Le rapport présente une analyse du rendement de l'industrie, du rendement des sous-secteurs et du rendement du quartile supérieur, ainsi que des points de vue sur des questions importantes, comme la salubrité des aliments, l'environnement de la vente d'aliments au détail et les activités de fusion et acquisition. Le document énumère également les facteurs de réussite clés qui peuvent aider les entreprises de transformation d'aliments et de boissons à rester concurrentielles.

Les transformateurs canadiens réduisent l'écart de rendement

Fait important à souligner, l'étude révèle que les transformateurs canadiens ont réduit l'écart de rendement qui existait depuis longtemps avec leurs homologues des Etats-Unis. En 2008, les transformateurs canadiens et américains ont affiché un rendement égal en ce qui a trait au BAIIA (bénéfice avant intérêt, impôt et amortissement), soit environ 10 % du chiffre d'affaires. Il s'agit là d'une importante amélioration par rapport à l'avantage de 7 % dont jouissaient les entreprises américaines sur le plan de la marge en 2001.

" Les résultats de l'étude de cette année sont encourageants pour les transformateurs canadiens, qui ont réussi à combler un écart de marge de longue date avec leurs homologues américains ", indique Patrick Khouzam du groupe Consommation, Samson Bélair/Deloitte & Touche. " La réduction de cet écart est une bonne nouvelle. La mauvaise, c'est que le secteur dans son ensemble voit sa rentabilité diminuer. "

Comme la conjoncture économique a été difficile l'an dernier, les transformateurs canadiens et américains ont vu leur rentabilité globale décliner. En 2008, le rendement du capital investi (RCI) des transformateurs canadiens a baissé, passant d'un sommet de 20 % en 2006 à 14 % en 2008.

" Puisque les coûts des matières premières, de la main-d'ouvre et d'autres intrants ont tous augmenté, il n'est pas étonnant que, des deux côtés de la frontière, les transformateurs affichent une baisse de la rentabilité, explique M. Khouzam. Cependant, la hausse des coûts est particulièrement problématique pour les transformateurs canadiens qui ont du mal à faire accepter ces augmentations aux puissants détaillants canadiens du secteur alimentaire. "

La recette du succès n'est pas la même au Canada et aux Etats-Unis

L'étude révèle que les sociétés affichant la meilleure rentabilité aux Etats-Unis sont de grandes entreprises dont le niveau de rentabilité est considérablement plus élevé que la moyenne du secteur. En revanche, celles qui réussissent le mieux au Canada sont généralement beaucoup plus petites que leurs homologues américaines et moins endettées que leurs homologues canadiennes. En ce qui concerne le taux de croissance des ventes, les sociétés canadiennes dont l'expansion est la plus rapide sont plus grandes que la moyenne du secteur au Canada, tandis qu'aux Etats-Unis, celles qui affichent la croissance la plus rapide sont plus petites que la moyenne du secteur dans l'ensemble du pays.

L'avenir du secteur dépendra de la capacité à s'adapter aux nouvelles réalités du marché

La réussite du secteur de la transformation se fondait traditionnellement sur un modèle d'affaires simple axé sur la fabrication, la logistique, le service à la clientèle et les bas prix. Or, pour l'avenir, le succès reposera sur la capacité de répondre aux besoins des consommateurs, la gestion de la marque, l'élaboration de produits et l'innovation.

" Pour réussir à répondre aux futurs critères de réussite, les entreprises devront modifier leurs façons de faire et accorder moins d'importance à des aspects qui ont toujours été primordiaux, mais qui, sur le marché d'aujourd'hui, le sont moins ", précise M. Khouzam.

Les inquiétudes relatives à la salubrité des aliments sont encore très élevées

L'Amérique du Nord a connu récemment plusieurs incidents largement publicisés liés à la salubrité des aliments, qui ont touché divers secteurs de transformation et qui provenaient du Canada, des Etats-Unis et de l'étranger. Il est certain que le sujet de la salubrité des aliments est présent à l'esprit des consommateurs d'aujourd'hui. En effet, 83 % des consommateurs peuvent nommer un produit ayant fait l'objet d'un rappel au cours des deux dernières années pour des motifs de salubrité; 76 % des consommateurs affirment être plus inquiets aujourd'hui qu'il y a cinq ans à propos de la nourriture qu'ils consomment; et 57 % des consommateurs ont cessé de manger un produit particulier parce que celui-ci a été visé par un rappel temporaire ou permanent. Au Canada, les inquiétudes relatives à la salubrité des aliments sont répandues parmi les transformateurs d'aliments : 50 % des Canadiens interrogés dans le cadre de l'enquête ont pris des mesures concrètes pour améliorer la salubrité des aliments en 2008, que ce soit en entreprenant des démarches pour obtenir une certification de salubrité reconnue ou pour améliorer les processus.

Comment maintenir sa capacité concurrentielle dans une industrie mondialisée

Bien qu'il soit rassurant de constater que les transformateurs canadiens d'aliments et de boissons ont réussi à réduire l'écart de rendement avec leurs homologues américains en 2008, ceux-ci ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers. Compte tenu de la nature de plus en plus mondialisée des chaînes d'approvisionnement aujourd'hui, il est impératif que les transformateurs canadiens voient plus loin que leurs frontières régionales et nationales pour mesurer le rendement et élaborer une stratégie concurrentielle.

Voici trois facteurs de réussite clés qui aideront les entreprises de transformation d'aliments et de boissons du Canada à rester concurrentielles :

- Contrôler vigoureusement les coûts. L'instabilité du coût des intrants et des taux de change, la prudence de plus en plus grande des consommateurs à l'égard des coûts et la concurrence provenant des régions où les coûts sont faibles rendent la compression des coûts plus importante que jamais. Bien que les entreprises canadiennes aient réalisé d'énormes progrès en réduisant l'écart avec leurs homologues américaines, la concurrence continue de s'élargir, car les entreprises du monde entier se pressent pour servir le consommateur nord-américain. La capacité d'offrir des produits à des prix concurrentiels n'a jamais été aussi importante.

- Prendre la salubrité au sérieux. Les transformateurs doivent songer à obtenir une certification reconnue en matière de salubrité des aliments pour asseoir leur réputation. Bien que la salubrité des aliments ait toujours été considérée comme une conséquence inévitable du modèle industriel, les entreprises dont les produits sont dignes de confiance seront de plus en plus capables d'exploiter cet avantage pour gagner des parts de marché. A l'avenir, ce genre de reconnaissance deviendra peut-être pour les entreprises une obligation afin de pouvoir servir leurs plus grands clients.

- Chercher des possibilités de croissance à l'étranger. Même si les Etats-Unis demeurent le plus grand marché étranger pour les transformateurs canadiens, puisque leur économie a été frappée de plein fouet par la récession actuelle et que les Américains se mobilisent pour se protéger contre la concurrence étrangère, ce marché ne restera peut-être pas aussi fiable qu'il l'a déjà été pour les transformateurs canadiens d'aliments et de boissons. Les entreprises qui recherchent la croissance hors des frontières américaines se retrouveront peut-être dans une meilleure position concurrentielle que les autres.

A propos de Critères de réussite de 2009

Critères de réussite de 2009 est une étude approfondie de la situation actuelle dans le secteur nord-américain de la transformation des aliments et des boissons. Pour réaliser cette étude qui évalue le rendement des transformateurs canadiens d'aliments et de boissons par rapport à celui de leurs homologues américains, 76 entreprises de ce secteur ont été analysées (dont environ un tiers exercent leurs activités au Canada) pour l'exercice financier terminé en 2008. En plus de mettre en évidence les tendances importantes au sein de l'industrie, le rapport présente une analyse du rendement des sous-secteurs et du rendement du quartile supérieur, ainsi que des points de vue sur la salubrité des aliments, l'environnement de la vente d'aliments au détail et les activités de fusion et acquisition. Pour télécharger un exemplaire du rapport, veuillez consulter Deloitte.ca.

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