Le Conseil international du Canada

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08 sept. 2009 18h38 HE

L'industrie forestière canadienne doit modifier son approche pour tirer parti des possibilités économiques de la Chine

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 8 sept. 2009) - La rapide croissance économique de la Chine a entraîné une augmentation significative de sa consommation de bois, mais les producteurs de bois canadiens n'ont pas su répondre à cette demande ou en tirer parti, soutient une nouvelle étude publiée aujourd'hui par le Conseil international du Canada (CIC).

Intitulée The Development of China's Forestry Sector and the Opportunities for Canada, cette étude de Jason (Guangyu) Wang préconise une approche en deux volets - intérieur et extérieur - pour aider le secteur forestier canadien à pénétrer le marché chinois. Un objectif d'autant plus réaliste vu la complémentarité des secteurs forestiers des deux pays, rappelle l'auteur, la Chine étant un pays pauvre en forêts dont la demande en bois est très forte tandis que le Canada jouit de forêts abondantes et d'un important secteur de transformation du bois.

"Le premier volet a pour but de renforcer la compétitivité du secteur forestier canadien, précise Jason Wang, le second vise à définir des mesures de politique étrangère qui bénéficieront à nos producteurs forestiers."

Le Canada n'a pu saisir cette occasion parce que ses entreprises comprennent mal l'utilisation du bois en Chine, l'infrastructure politique et socioéconomique du pays et les préférences des consommateurs chinois. De surcroît, "le faible investissement des producteurs canadiens et leur réticence à s'adapter aux particularités du marché chinois ont compromis leurs succès".

Aussi le Canada doit-il redoubler d'effort pour répondre à une demande chinoise de plus en plus forte dans des créneaux comme la rénovation urbaine, l'aménagement paysager et la menuiserie intérieure personnalisée, des placards et armoires sur mesure aux meubles, portes et fenêtres en bois en passant par l'équipement d'hôtellerie et le mobilier de bureau.

"En matière de politique étrangère, le gouvernement canadien pourrait soutenir son secteur forestier en faisant valoir à l'échelle internationale l'image de marque d'un pays en mesure de répondre durablement à la demande chinoise en produits du bois certifiés, tout en mettant de l'avant des contrôles plus rigoureux en vue de combattre l'exploitation forestière illégale.

Cette promotion internationale des produits du bois certifiés incitera la Chine à importer son bois du Canada, ce qui réduirait du même coup ses importations de Russie et d'Asie du Sud-Est, majoritairement issues de l'exploitation illégale des forêts.

Les importations de bois chinoises ont progressé depuis 10 ans au rythme annuel de 28 pour cent. Parallèlement, la Chine est devenue un exportateur de produits du bois étonnamment qualifié qui convoite avec succès le tout premier marché d'exportation du Canada : les Etats-Unis. En effet, l'industrie du meuble chinoise s'est développée presque du jour au lendemain pour conquérir près de 50 pour cent du marché américain.

Jason Wang est chercheur associé du CIC et attaché de recherche au niveau postdoctoral à la faculté de foresterie de l'Université de la Colombie-Britannique, où il étudie la gestion durable des forêts et la foresterie internationale, notamment la politique forestière chinoise et son impact sur l'approvisionnement en bois mondial. Il figure parmi les huit boursiers retenus par le CIC pour définir de nouvelles perspectives dans les secteurs clés de la politique étrangère du Canada en vue d'enrichir le débat public. Les domaines d'intérêt de ce programme englobent la Chine, les questions frontalières, la souveraineté et la sécurité dans l'Arctique et l'énergie.

Pour en savoir plus sur l'étude The Development of China's Forestry Sector and the Opportunities for Canada ou le CIC, prière de visiter le www.canadianinternationalcouncil.org

Le Conseil international du Canada (CIC) est un organisme national et non partisan créé en vue de renforcer le rôle du Canada dans les affaires internationales. Comptant 13 sections à l'échelle du pays, le CIC vise à favoriser la recherche et le dialogue sur les grands enjeux mondiaux en appuyant un réseau d'étude de la politique étrangère canadienne qui traverse les disciplines, les orientations politiques et les secteurs économiques. Le CIC offre un programme de bourses de recherche financé par le secteur privé et soutenu par un réseau de groupes de travail spécialisés. Rigoureusement sélectionnés, ses boursiers se consacrent à d'importantes questions de politique étrangère en lien avec des universités et des établissements de recherche de tout le pays. Le CIC a été fondé en 2007 par Jim Balsillie, co-chef de la direction de RIM (Research In Motion).

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