Le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels

Le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels

19 avr. 2010 07h00 HE

L'ombudsman des victimes d'actes criminels presse le gouvernement de réorienter les dépenses en matière de justice vers les personnes les plus vulnérables

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 19 avril 2010) - Le tout premier ombudsman des victimes d'actes criminels du Canada, Steve Sullivan, a souligné aujourd'hui le début de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels en pressant le gouvernement de prendre en considération l'importance de bien répartir le financement entre les programmes et services offerts aux victimes et les autres priorités gouvernementales en matière de justice.

D'après Sullivan, «depuis des dizaines d'années, les victimes se battent pour recevoir un traitement équitable au sein du système de justice du Canada. Même si nous avons fait de nombreux progrès en la matière, les victimes se sentent encore lésées. Lorsque l'on compare les sommes dépensées pour les contrevenants et les victimes, la différence donne le vertige. Évidemment, les dépenses concernant les contrevenants seront toujours plus élevées, mais les proportions me paraissent éloquentes par rapport à ce que les victimes nous répètent depuis des années – qu'elles se sentent laissées-pour-compte dans le système de justice actuel du Canada.»

M. Sullivan reconnaît l'importance d'assurer la sécurité de nos collectivités et il est ravi de constater que le gouvernement redouble ses efforts pour aider les victimes d'actes criminels et qu'il donne suite à de nombreuses recommandations qui ont été formulées. Il est aussi bien conscient du tort que les actes criminels peuvent faire aux victimes et du réel besoin de programmes et de services pour leur venir en aide. Dans une lettre récente au Premier ministre, l'Ombudsman a recommandé que le gouvernement reconcentre ses dépenses afin de mieux appuyer les victimes d'actes criminels vulnérables.

«Si on consacrait une partie de l'augmentation du financement destiné aux mesures correctionnelles à aider certaines personnes les plus vulnérables du Canada, le gouvernement pourrait financer un Centre d'appui aux enfants dans chaque ville principale du pays. Nous pourrions construire des abris pour aider les jeunes victimes de traite à caractère sexuel à quitter la rue dans laquelle ils se prostituent pour survivre. Nous pourrions financer des programmes qui visent à empêcher les victimes à retomber dans la victimisation. Il y a tant de choses que nous pourrions faire», explique M. Sullivan. «Je pense que nous devons évaluer de nouveau nos priorités et nous assurer que les victimes reçoivent le soutien et le traitement qu'elles méritent.»

Depuis sa création, le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels pousse le gouvernement à modifier sa législation en vue de mieux respecter les victimes d'actes criminels et de mieux répondre à leurs besoins. Son dernier rapport, intitulé «Pour un plus grand respect des victimes dans la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition», propose 13 recommandations visant la modification de lois existantes en vue de renforcer les droits des victimes.

Ètabli en 2007, le BOFVAC aide les victimes à combler leurs besoins, il défend leurs intérêts et il formule des recommandations au gouvernement fédéral au sujet des questions qui ont une incidence négative sur les victimes.

Renseignements

  • Le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes
    d'actes criminels
    Christina McDonald
    Conseillère principale en communications
    613-941-3428
    christina.mcdonald@ombudsman.gc.ca