MethylGene Inc.
TSX : MYG

MethylGene Inc.

09 janv. 2008 07h30 HE

MethylGene et Pharmion recrutent le premier patient de l'étude clinique de phase II lors de laquelle le MGCD0103 et le Vidaza® sont administrés conjointement ...

... à des patients souffrant d'un lymphome de hodgkin réfractaire ou récidivant ou d'un lymphome non-hodgkinien

MONTREAL, QUEBEC et BOULDER, COLORADO--(Marketwire - 9 jan. 2008) - MethylGene Inc. (TSX:MYG) et Pharmion Corporation (NASDAQ:PHRM) annoncent aujourd'hui le recrutement du premier patient d'une étude clinique de phase II (étude no 012) évaluant l'administration conjointe du MGCD0103, l'inhibiteur isosélectif d'histone désacétylases (HDACi) des deux sociétés, et du Vidaza® (azacitidine pour injection), l'agent déméthylant d'ADN de Pharmion, à des patients souffrant d'un lymphome de Hodgkin réfractaire ou récidivant (LH) ou d'un lymphome non hodgkinien (LNH).

Les patients recevront, par injections intraveineuses ou sous-cutanées, 75 mg/m2 de Vidaza, administré conjointement avec une dose orale de MGCD0103 selon des cycles de 28 jours. Les objectifs principaux de cette étude consistent à déterminer le taux de réponse global, la survie sans progression et la durée de la réponse. L'étude comprendra une étude d'équivalence pharmacocinétique et jusqu'à 75 patients seront recrutés pour cette étude dans des centres de cancérologie en Amérique du Nord.

"Nous explorons de manière agressive la pertinence d'administrer conjointement des médicaments épigénétiques pour le traitement du cancer", déclare Andrew Allen, vice-président exécutif et chef de la direction médicale de Pharmion. La biologie cancéreuse suggère que plusieurs mécanismes épigénétiques travaillent de concert dans l'atténuation des gènes suppresseurs de tumeurs, ce qui soulève l'hypothèse élémentaire que s'attaquer à ces mécanismes à l'aide de traitements mixtes soit plus efficace que de recourir à une monothérapie. Dans cette étude, nous administrons conjointement Vidaza, notre inhibiteur d'ADN méthyltransférase, avec le MGCD0103, notre inhibiteur isosélectif d'HDAC, afin d'étudier cliniquement cette approche thérapeutique. Nous sommes les seuls à pouvoir mener une étude de cette manière, basée sur des médicaments de notre propre portefeuille de produits".

"Nous sommes ravis de participer à cette étude au sujet du Vidaza et du MGCD0103", commente le docteur Anas Younes, professeur de médecine et directeur de la recherche translationnelle et de la recherche clinique au Département des lymphomes et myélomes du M.D. Anderson Cancer Center, qui est également un investigateur principal de cette étude. "Cela fait des décennies qu'il n'y a eu aucun nouveau traitement approuvé pour traiter le lymphome de Hodgkin réfractaire ou récidivant. Puisqu'on pense que l'épigénétique joue un rôle au niveau des lymphomes, cette étude clinique contribuera à la compréhension du rôle des inhibiteurs d'HDAC et des agents déméthylants dans le traitement de lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens".

Le MGCD0103 administré seul dans une étude clinique de phase II a démontré une activité antitumorale encourageante auprès de la population de patients atteints de lymphome de Hodgkin réfractaire ou récidivant. Des données issues de cette étude en cours, présentées lors de l'assemblée annuelle de l'American Society of Hematology (ASH) le mois dernier, ont fait état d'un taux de réponses objectives complètes (RC) et partielles (RP) de 38 % et d'un taux de maîtrise de la maladie de 43 % auprès de 21 patients évaluables ayant reçu la dose de 110 mg. Un rétrécissement tumoral a été constaté chez 86 % des patients ayant fait l'objet d'une tomodensitométrie (TDM) et 57 % des patients ont vu leur tumeur rétrécir de plus de 30 %. Au moment de l'analyse, la durée provisoire de survie sans progression des deux patients ayant présenté une RC s'élevait à 14 et 9 mois. La période de survie sans progression dans le groupe de répondeurs s'étend de 56 à plus de 396 jours. Les effets indésirables de grade 3 et plus suite à l'administration du MGCD0103 incluent la pneumonie (15 %), la thrombocytopénie (12 %) et la fatigue (9 %). Le changement de posologie s'est avéré efficace chez plusieurs de ces patients.

A propos du MGCD0103

Le MGCD0103 est un inhibiteur d'HDAC isosélectif actif par voie orale qui fait actuellement l'objet d'une étude clinique de phase I avec Taxotere® sur des tumeurs solides, de deux études de phases I/II dans lesquelles il est administré en association avec Vidaza® pour le traitement des tumeurs hématologiques et avec Gemzar® pour le traitement du cancer du pancréas ; et de cinq études de phase II, dans lesquelles il est administré seul pour le traitement des cancers du sang.

Le MGCD0103 a reçu la désignation de médicament orphelin de la Food and Drug Administration (FDA) américaine et le titre de médicament orphelin de l'Agence européenne des médicaments (EMEA) pour le traitement du lymphome de Hodgkin.

A propos de Vidaza

En mai 2004, Vidaza est devenu le premier agent approuvé par la FDA pour le traitement du syndrome myélodysplasique (SMD). Premier représentant d'une nouvelle classe de médicaments appelés "agents déméthylants", Vidaza a été approuvé par la FDA pour le traitement des cinq sous-types du SMD, à savoir l'anémie réfractaire (AR), l'anémie réfractaire sidéroblastique idiopathique (ARSI) - lorsque accompagnée de neutropénie ou de thrombocytopénie, ou lorsque nécessitant des transfusions -, l'anémie réfractaire avec excès de blastes (AREB), l'anémie réfractaire avec excès de blastes en transformation (AREB-T) et la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC).

Agissant directement sur les cellules hématopoïétiques anormales de la moelle osseuse, la cytotoxicité de Vidaza serait à l'origine des effets antinéoplasiques de cet agent, de même que l'hypométhylation de l'ADN qu'il entraîne. La concentration de Vidaza nécessaire pour causer une inhibition maximale de l'ADN in vitro ne produit pas de suppression majeure de la synthèse de l'ADN. L'hypométhylation peut restaurer la fonction normale de gènes critiques pour la différenciation et la prolifération cellulaires. La cytotoxicité de Vidaza entraîne la mort des cellules en division rapide, y compris les cellules cancéreuses qui ne répondent plus aux mécanismes normaux contrôlant la croissance cellulaire. Les cellules non proliférantes sont relativement insensibles aux effets de Vidaza. L'administration IV de Vidaza a été approuvée en janvier 2007.

A propos des traitements épigénétiques

La méthylation de l'ADN et l'acétylation des histones sont les deux mécanismes de régulation épigénétique de l'expression des gènes les plus étudiés. Vidaza agit en s'opposant à l'hyperméthylation de l'ADN, ce qui permet aux gènes suppresseurs de tumeurs d'être exprimés de nouveau. Le MGCD0103 exerce ses effets épigénétiques en tant qu'inhibiteur isosélectif d'HDAC actif par voie orale. Ensemble, ces deux agents ont des effets synergiques qui induisent la réexpression des gènes suppresseurs de tumeurs et qui influencent favorablement l'évolution clinique du cancer. Pharmion croit fermement qu'en ciblant simultanément deux voies épigénétiques distinctes, soit la méthylation de l'ADN et la désacétylation des histones, ce traitement combiné peut soit augmenter la sensibilité des cellules cancéreuses vis-à-vis des traitements chimiothérapeutiques standard, soit produire de lui-même de puissants effets thérapeutiques.

A propos du lymphome de Hodgkin

Le lymphome de Hodgkin (LH) est un cancer du système lymphatique caractérisé par la présence de cellules de Reed-Sternberg, qui prend naissance dans les ganglions lymphatiques et qui se propage ensuite aux autres organes, comme le poumon, le foie, le tissu osseux et la moelle osseuse. On ignore encore ce qui provoque le LH, mais des altérations épigénétiques ont été mises en cause, y compris des modifications de l'acétylation des histones. De plus, on sait que le virus Epstein-Barr, le VIH et des antécédents familiaux constituent des facteurs de risque. La prévalence du LH est légèrement plus élevée chez les hommes, et l'âge médian des personnes atteintes est de 38 ans.

A propos du lymphome non hodgkinien

Les lymphomes non hodgkiniens (LNH) font partie d'un important groupe de cancers du système immunitaire. Les LNH peuvent survenir à tout âge et se signalent par un gonflement des ganglions lymphatiques, de la fièvre et s'accompagnent d'une perte de poids. Il existe de nombreuses sortes de LNH, qui peuvent être divisés en deux types : les LNH agressifs (à croissance rapide) ou indolents (à croissance lente), également classés comme lymphomes de type B ou de type T. Les LNH de type B incluent le lymphome de Burkitt, le lymphome diffus à grandes cellules de type B, le lymphome folliculaire, le lymphome immunoblastique à grandes cellules, le lymphome lymphoblastique à précurseurs B, ainsi que le lymphome à cellules du manteau. Les LNH de type T incluent la mycose fongoïde, le lymphome à grandes cellules anaplasiques, ainsi que le lymphome lymphoblastique à précurseurs T. Les lymphomes associés aux syndromes lympho-prolifératifs consécutifs à une transplantation de moelle osseuse ou de cellules souches sont généralement des LNH de type B. On ignore encore ce qui provoque le LNH, mais des altérations épigénétiques ont été mises en cause, y compris des modifications de l'acétylation des histones. De plus, on sait que le virus Epstein-Barr, le VIH et des antécédents familiaux constituent des facteurs de risque. La prévalence du LNH est légèrement plus élevée chez les hommes, et l'âge médian des personnes atteintes est de 60 ans.

Selon l'American Cancer Society, environ 59 000 nouveaux cas de lymphomes non hodgkiniens sont diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis. Le lymphome diffus à grandes cellules de type B est la forme la plus courante de LNH, représentant presque 30 % des cas nouvellement diagnostiqués.

Renseignements importants sur les risques associés à Vidaza

Vidaza est contre-indiqué chez les patients qui sont hypersensibles à ce médicament et au mannitol, ainsi que chez les patients qui ont une tumeur hépatique maligne avancée.

Les effets ayant été le plus observés dans les études cliniques à la suite de l'administration du produit par voie s.c. sont les suivants : nausées (70,5 %), anémie (69,5 %), thrombocytopénie (65,5 %), vomissements (54,1 %), pyrexie (51,8 %), leucopénie (48,2 %), diarrhée (36,4 %), fatigue (35,9 %), érythème au point d'injection (35,0 %), constipation (33,6 %), neutropénie (32,3 %) et ecchymoses (30,5 %). D'autres effets indésirables ont également été observés, entre autres : étourdissements (18,6 %), douleurs thoraciques (16,4 %), neutropénie fébrile (16,4 %), myalgie (15,9 %), réaction au point d'injection (13,6 %), aggravation de la fatigue (12,7 %) et malaises (10,9 %). Par voie i.v., les effets indésirables les plus fréquents ont été les pétéchies (45,8 %), les frissons (35,4 %), la faiblesse (35,4 %) et l'hypokaliémie (31,3 %).

Etant donné que le traitement par Vidaza est associé à la neutropénie et à la thrombocytopénie, un hémogramme complet peut être effectué pour surveiller la réponse du patient et les effets toxiques du traitement au besoin, mais avant chaque nouveau cycle, cette épreuve de laboratoire est impérative. Compte tenu des risques d'hépatotoxicité chez les patients qui souffrent d'insuffisance hépatique préexistante grave, Vidaza doit être utilisé avec prudence en présence d'hépatopathie. De plus, comme une fraction importante de Vidaza et de ses métabolites est excrétée par le rein, le risque de réactions toxiques peut être plus élevé chez les insuffisants rénaux. Finalement, le vieillissement étant associé à une diminution de la fonction rénale, il peut être utile de surveiller l'état de cette fonction chez les personnes âgés traitées par Vidaza.

Etant donné que Vidaza peut nuire au fotus, les femmes en âge de procréer devraient prendre garde de ne pas tomber enceintes pendant le traitement par Vidaza et, si elles ont déjà un enfant, elles doivent s'abstenir de lui donner le sein. Les hommes doivent eux aussi éviter de procréer.

A propos de MethylGene

MethylGene est une société biopharmaceutique ouverte qui se consacre à la découverte, à la mise au point et à la commercialisation de nouveaux agents pour le traitement du cancer. Notre plus important produit, le MGCD0103, est un inhibiteur d'HDAC isosélectif actif par voie orale, qui fait actuellement l'objet de plusieurs études cliniques sur le traitement des tumeurs solides ou hématologiques. Parmi celles-ci, des essais de Phase II en monothérapie et des essais de Phase I et de Phase II explorent les effets du MGCD0103 administré en association avec Vidaza®, Gemzar® ou Taxotere®. La Société possède également le MGCD265, un inhibiteur de kinases actif par voie orale qui cible certains récepteurs à tyrosine kinase, à savoir c-Met, Tie-2, Ron et ceux du VEGF. En dehors du domaine de l'oncologie, MethylGene exploite plusieurs programmes précliniques qui touchent à des indications telles que les infections fongiques (traitement par le MGCD290 combiné avec les azoles) et la maladie de Huntington. La Société a aussi mis sur pied un programme d'inhibiteurs de sirtuines, pour la lutte contre le cancer. Nos partenaires pour le développement et la commercialisation comprennent Pharmion Corporation, Taiho Pharmaceutical et EnVivo Pharmaceuticals. Pour plus amples renseignements, visitez notre site Internet au http://www.methylgene.com.

A propos de Pharmion

Chef de file international en matière de produits oncologiques, Pharmion est une société pharmaceutique axée exclusivement sur l'acquisition, le développement et la commercialisation de produits novateurs aux Etats-Unis, en Europe et dans d'autres pays pour le traitement des patients souffrant d'affections hématologiques et de cancers. Pharmion offre un certain nombre de produits sur le marché, parmi lesquels figure le premier médicament épigénétique approuvé, Vidaza®, un agent de déméthylation de l'ADN. Pour plus amples renseignements sur Pharmion, visitez le site Internet de l'entreprise au www.pharmion.com.

Certains énoncés contenus dans le présent communiqué, sauf les énoncés relatifs à des faits qui peuvent être vérifiés de façon indépendante à la date des présentes, peuvent constituer des énoncés prospectifs. Ces énoncés, qui sont fondés sur les attentes actuelles de la direction de MethylGene, comportent de par leur nature plusieurs risques et incertitudes, connus et inconnus, dont bon nombre sont indépendants de la volonté de MethylGene. Ces risques et incertitudes pourraient faire en sorte que le rendement, les réalisations ou les résultats futurs diffèrent considérablement de ceux qui sont exprimés ou sous-entendus dans ces énoncés prospectifs. Ces réalisations, ce rendement ou ces résultats comprennent notamment ce qui suit : le moment de l'application de mesures réglementaires et leurs conséquences ; la poursuite des collaborations ; les répercussions de décisions unilatérales prises par nos collaborateurs et(ou) des stratégies mises en oeuvres par ceux-ci ; les résultats d'essais cliniques ;
la possibilité de prouver la bioéquivalence entre divers composés sur le plan pharmacocinétique ; le moment du recrutement des participants ou de la fin des essais cliniques ; le succès, l'efficacité ou l'innocuité du MGCD0103, du MGCD265 ou du MGCD290 ; la capacité d'extrapoler, de formuler ou de fabriquer des quantités suffisantes, conformes aux BPF, de MGCD0103, de MGCD265 ou de MGCD290 à des fins cliniques ou commerciales ; le succès relatif ou l'échec du développement d'un composé ou d'un nouveau produit, notamment le MGCD0103, le MGCD265 ou le MGCD290, ainsi que de l'obtention de l'approbation des organismes de réglementation ou de l'acception du composé ou du nouveau produit par le marché. Ces risques comprennent notamment l'incidence de la conjoncture économique générale et de la conjoncture économique dans le secteur pharmaceutique, les changements apportés à la réglementation des territoires dans lesquels MethylGene exerce des activités, la volatilité des marchés boursiers, les fluctuations des coûts, les attentes à l'égard de notre position en matière de propriété intellectuelle ainsi que notre capacité à protéger notre propriété intellectuelle et à exploiter notre entreprise sans enfreindre les droits de propriété intellectuelle de tiers, l'évolution de la concurrence, notamment les changements apportés au degré de soin pour les diverses indications auxquelles MethylGene participe et l'évolution de la concurrence résultant de regroupements, de même que d'autres risques, dont nous vous invitons instamment à prendre connaissance et qui sont décrits dans la notice annuelle de MethylGene pour l'exercice terminé le 31 décembre 2006, sous la rubrique "Facteurs de risque", dans le prospectus final déposé le 23 février 2007 ainsi que dans les autres documents de la société, consultables sur www.sedar.com. Par conséquent, les résultats réels futurs peuvent différer considérablement des résultats attendus qui sont exprimés dans les énoncés prospectifs. Les lecteurs ne devraient pas se fier indûment aux énoncés prospectifs inclus dans les présentes. Ces énoncés sont donnés uniquement en date des présentes et, sauf si la loi l'exige, MethylGene n'est pas tenue de les mettre à jour à la lumière de faits nouveaux, de circonstances nouvelles ou d'autres éléments.

Renseignements

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