ProMetic Sciences de la Vie inc.
TSX : PLI

ProMetic Sciences de la Vie inc.

04 févr. 2010 04h45 HE

ProMetic Sciences de la Vie inc./Contamination par vMCJ : Une menace de santé publique

LONDRES, ROYAUME-UNI--(Marketwire - 4 fév. 2010) - La variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ("vMCJ") "reste une menace réelle de santé publique et de récents développements soutiennent fortement les prédictions de longues périodes d'incubation qui déboucheront sur une seconde voire une troisième vague de la vMCJ", indique le Dr Robert Rohwer, directeur du Laboratoire de neurovirologie moléculaire et professeur agrégé du Département de neurologie à l'Université du Maryland, à Baltimore, Etats-Unis, lors de sa présentation à la conférence "Patient Safety 2010" de GovNet Communication qui a lieu aujourd'hui au Centre des congrès QEII à Londres, Royaume-Uni. Dr Rohwer a souligné l'importance de mettre en place des mesures protectrices universelles afin d'empêcher la transmission humaine par le sang et les dérivés sanguins.

Dr Rohwer réfère à des récents développements et recherches démontrant que le risque de transmission de la vMCJ demeure très réel. Il a discuté des "défis significatifs" liés au dépistage des prions dans le sang et il recommande l'implantation de technologies validées pour l'élimination d"infectiosité afin de protéger les dérivés sanguins. Il fait référence à :

+Le travail de recherche du Pr John Colligne de la "National Prion Clinic", publié dans le journal Lancet (décembre 2009) qui décrit un premier patient ayant succombé à la vMCJ et dont le sous-groupe génotype semblait auparavant non-affecté par la protéine prion. Les 215 personnes qui sont décédées de la vMCJ partageaient un type spécifique du génotype prion retrouvé seulement chez un tiers de la population. Ces données viennent appuyer une prédiction antérieure du Pr Colligne d'une seconde ou troisième vague de la vMCJ chez les personnes qui ont été infectées au même moment que ceux de la première vague, mais dont le génome résulte dans une période d'incubation plus longue. Les deux tiers de la population se retrouvent dans ce groupe. Les cas qui se retrouvent dans cette plus longue période d'incubation peuvent transmettre l'infectiosité par dons sanguins et d'organes ainsi que par d'autres procédures médicales invasives. Ces nouvelles voies d'exposition sont particulièrement inquiétantes car la transmission humaine est beaucoup plus rapide que la transmission entre bétail et humain.

+Des données provenant de la "Scripps Research Institute" aux Etats-Unis (janvier 2010) indiquent que les prions peuvent évoluer (changer) pour s'adapter à de nouveaux environnements. Dans le cadre de ces expériences, les prions ont muté une souche plus virulente et ils ont développé une résistance aux médicaments habituellement utilisés pour empêcher la propagation.

+L'exceptionnel défi lié au dépistage des prions dans le sang ou le plasma. Même si une quantité minime d'infectiosité dans le sang est suffisante pour transmettre l'infection, il en reste qu'il est difficile d'en faire le dépistage une fois que l'infection est décelée. Chaque individu a des formes normales de la protéine prion. Ces prions normaux se retrouvent à des niveaux de concentration de 100 000 à 1 million de fois plus élevé que les prions qui causent l'infectiosité. En plus, on y retrouve d'autres protéines plasmatiques, et ce à des niveaux de concentrations qui sont des millions de fois plus élevés que les prions normaux. Malgré une abondance d'ingénuité et des efforts de développement, il en demeure qu'il n'y a aucun test de dépistage pour la vMCJ dans le sang. Tout récemment (en décembre 2009) un des tests de dépistage les plus avancés n'a pu détecter les prions dans des échantillons de sang provenant de patients démontrant des symptômes cliniques et qui, suivant leurs décès, ont été diagnostiqués malades de la vMCJ, Ces échantillons devraient, selon des modèles animaux, avoir le niveau le plus élevé de concentration d'infectiosité de la vMCJ dans le sang.

+Il est estimé que le nombre de personnes qui incubent la vMCJ dans la population générale se situe entre 1 sur 4 000 et 1 sur 20 000. Ces estimations présument un haut niveau d'efficacité dans l'identification de cas en incubation. En fait, l'efficacité demeure indéterminée et indéterminable en ce moment. Une récente découverte sur l'incubation de l'infectiosité de la vMCJ chez des individus décédés d'autres causes et qui avaient des génotypes prions qui n'avaient auparavant pas résulté dans des cas cliniques reconnus, suggère que cette prédominance est beaucoup plus élevée que prévue.

+La déleucocytation universelle (l'élimination de globules blancs dans les prélèvements sanguins) a été adoptée par le Royaume Uni en 1999, en partie afin de diminuer le risque de la transmission sanguine de la vMCJ. Depuis ce temps, des études sur des animaux ont démontré que la déleucocytation élimine de 40 à 70% seulement de l'infectiosité dans les dons sanguins. L'infectiosité restante est plus que suffisante pour transmettre cette infection.

Le Dr Rohwer récapitule : "Présentement le sang contaminé par la vMCJ demeure le plus grand risque de transmission humaine de cette maladie. De plus, voyant qu'elle est transmissible entre humains comparativement à une transmission entre le bétail et l'humain et que l'exposition à l'infectiosité se fait par transfusion ou injection au lieu de voie orale, sa transmission s'avère mille fois plus efficace que celle provenant de nourriture contaminée par l'ESB. C'est un risque réel. A ce jour, cinq cas ont été enregistrés de transmission de la vMCJ par transfusion en plus d'un cas probable de transmission par produit plasmatique. Le Royaume-Uni récolte annuellement près de 2,1 millions de dons sanguins (1,8 million de dons sanguins en Angleterre). Le nombre de donneurs qui sont porteurs asymptomatiques de la vMCJ demeure inconnu mais le nombre de preuves grandissant concernant le temps d'incubation prolongé pour certains génotypes qui forment les deux tiers de la population semblent indiquer qu'il est possible qu'il soit beaucoup plus élevé comparativement aux cas confirmés à date".

Dr Rohwer note que le Royaume-Uni est précurseur dans l'évaluation de nouvelles approches pour réduire le risque de contamination sanguine de la vMCJ, dont fait parti le filtre à prions P-Capt(MD). Le filtre à prions P-Capt(MD) a un taux d'efficacité de plus de 99,9 % pour la réduction de l'infectiosité prion. Suite au programme d'évaluation "l'Advisory Committee on the Safety of Blood, Tissues and Organs" ("SaBTO") a fait la recommandation auprès du Ministère de la santé du Royaume-Uni d'utiliser le filtre à prions P-Capt(MD) pour traiter les globules rouges destinées aux enfants nés après le 1er janvier 1996. Lors de cette recommandation faite le 27 octobre dernier, SaBTO a de plus noté que "l'adoption du filtre à prions à la grande échelle devait être réévaluée lorsque d'autres données seront disponibles sur la prévalence de la vMCJ ou l'efficacité du filtre". Dr Rohwer note que tous les développements récents servent d'avertissement pour ce qui est du risque continu de la vMCJ et étant donné que ce risque est transmissible entre humains, il devient urgent que l'adoption du filtre P-Capt(MD) soit faite pour utilisation à la grande échelle afin d'empêcher la propagation continue de cette maladie.

Dr Rohwer applaudit les démarches du projet de loi privé "Contaminated Blood (Support for Infected and Bereaved Persons) Bill" qui poursuit son cheminement parlementaire en deuxième lecture à la Chambre des Communes le 5 février prochain. Ce projet de loi vise à protéger contre la contamination par la vMCJ les provisions sanguines pour les individus souffrant d'hémophilie, étant donné qu'il n'y a aucun test de dépistage pour cette maladie.

FIN

A propos de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob

La variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) se caractérise par l'accumulation de grands dépôts de protéines prions anormales dans le cerveau et le système nerveux. Ces dépôts génèrent l'apparition de trous dans le cerveau d'aspect spongieux, aboutissant à une maladie dégénérative mortelle du système nerveux central. Ces protéines prions anormales peuvent suffire à transmettre la maladie. Bien que la constitution génétique de certaines personnes puisse être protectrice, au moins 89 % de la population peut être susceptible de contracter la vMCJ. Initialement, la maladie était transmise aux humains par la consommation de viande contaminée par ESB (maladie de la vache folle). Mais la transmission secondaire par transfusion de personnes asymptomatiques porteuses de la vMCJ menace d'augmenter la prévalence de cette maladie mortelle.

A propos du filtre à prions P-Capt(MD)

Le filtre à prions P-Capt(MD) à usage unique détient le marquage CE depuis septembre 2006. Les concentrés de globules rouges, sous gravité, circulent dans le filtre où un produit d'affinité adsorbant très spécifique élimine les protéines prions qui causent la vMCJ.

Le filtre à prions P-Capt(MD) est le seul produit approuvé qui s'avère efficace pour l'élimination de l'infectiosité endogène transmise par le sang dans les concentrés de globules rouges pour utilisation avant la transfusion. Le filtre à prions P-Capt(MD) a été soumis à une évaluation exhaustive par les services de transfusions sanguines du Royaume-Uni (incluant ceux du "National Blood Service", du pays de Galle, de l'Ecosse et de l'Irlande du Nord), les services de transfusions sanguines d'Irlande et la "UK Health Protection Agency" et ce, depuis la production des premiers lots en 2006. Le filtre a atteint tous les jalons de performance obligatoires ainsi que les exigences de sécurité requises. ProMetic fournit la résine d'affinité spécifique développée par PRDT pour l'élimination des prions à MacoPharma qui fait la fabrication, sous licence, du filtre à prions P-Capt(MD).

A propos de "l'Advisory Committee on the Safety of Blood, Tissues and Organs"

"L'Advisory Committee on the Safety of Blood, Tissues and Organs" "SaBTO" est un organisme public non ministériel avec un président indépendant et des membres sélectionnés par la Commission des nominations pour leurs champs d'expertise particuliers. SaBTO prodigue des conseils indépendants au Ministère de la Santé sur les manières les plus appropriées de garantir l'innocuité du sang, des cellules, des tissus et des organes pour la transfusion et la greffe. Les avis de SaBTO comprennent des mesures de réduction du risque visant à minimiser la transmission potentielle de la vMCJ par la transfusion et la greffe.

A propos de MacoPharma SA

MacoPharma SA (MacoPharma) (www.macopharma.com) est un innovateur dans les soins de santé à l'échelle internationale avec une expertise dans les domaines de la transfusion et de la perfusion. Il est devenu le fournisseur numéro un de filtres de leuco-réduction directe en Europe et développe ses efforts dans le domaine de la thérapie cellulaire en développant des produits destinés à la culture de cellules en plus du traitement et de la congélation des cellules / organes. En plus de son siège social qui se trouve dans la métropole de Lille (France), MacoPharma possède trois centres de production en Europe, et ses produits sont vendus dans plus de 55 pays dans le monde.

A propos de ProMetic Sciences de la Vie inc.

ProMetic Sciences de la Vie inc. ("ProMetic") (http://www.prometic.com/) est une société biopharmaceutique spécialisée dans la recherche, le développement, la fabrication et la commercialisation d'un éventail d'applications commerciales tirées de sa technologie facilitante exclusive Ligand MimeticMC. La résine pour l'élimination des prions utilisée dans le filtre à prions P-Capt(MD) a été développée en collaboration avec des chercheurs américains renommés et la Croix-Rouge américaine.

Renseignements