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22 juin 2010 09h00 HE

Québec aborde la reprise après avoir bien résisté à la récession-BMO

- Le PIB réel devrait connaître une croissance de 2,9 % dans les deux prochaines années.

- L'emploi dans le secteur privé est à peine inférieur au niveau d'avant la récession, alors que le commerce, les finances et les services professionnels connaissent une embauche accrue.

- A 1,4 % du PIB, le déficit reste modeste.

MONTRÉAL, QUEBEC--(Marketwire - 22 juin 2010) - Après avoir bien résisté à la récession, avec un recul inférieur à la moyenne en 2009, soit 1,0 %, l'économie du Québec est maintenant en mode reprise, selon le rapport sur les perspectives provinciales de la direction des études économiques de BMO Marchés des capitaux (TSX:BMO)(NYSE:BMO). Le PIB réel devrait afficher une croissance de 2,9 % dans les deux prochaines années – soit moins que le taux national.

« L'activité manufacturière de la province s'est maintenue relativement bien pendant la récession grâce à l'absence du secteur automobile et à des résultats stables dans l'aérospatiale», a déclaré Robert Kavcic, économiste, BMO Marchés des capitaux. « Grâce au caractère relativement léger de la récession, le taux de chômage du Québec, à l'exception d'un mois, est resté inférieur à 9 % et est maintenant régulièrement inférieur au taux national pour la première fois depuis 1976. Certes, l'embauche dans le secteur public a augmenté sensiblement en 2009, mais le secteur privé a commencé récemment à participer à la reprise. L'emploi dans le secteur privé est tout juste inférieur aux niveaux d'avant la récession, avec une hausse de l'embauche dans le commerce, les finances et les services professionnels. »

Le secteur des biens continue toutefois à languir, particulièrement dans la fabrication, qui a connu en avril le plus faible niveau d'emploi jamais enregistré. Peu favorisé par le huard et la demande américaine, le secteur manufacturier continuera d'afficher une reprise très léthargique et, de concert avec une croissance démographique inférieure à la moyenne, annonce un taux de croissance à long terme relativement faible au Québec.

Le gouvernement du Québec prévoit un déficit de 4,5 milliards de dollars pour l'exercice 2010-2011 et a pris des mesures importantes pour revenir à l'équilibre dans cinq ans. « À 1,4 % du PIB, le déficit reste modéré par rapport à ceux du milieu des années 1990 », a fait observer M. Kavcic. Des progrès importants ont été faits dans les « autres mesures à identifier », soit des économies précédemment non identifiées et des augmentations de revenu de 5,1 milliards de dollars par rapport au budget de l'an dernier. Cette source non identifiée de fonds s'élève maintenant à seulement 1,1 milliard de dollars d'ici l'exercice 2013-2014.

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