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18 nov. 2009 10h06 HE

Quebecor Media croit que le système doit être rééquilibré afin que la télé généraliste puisse continuer à jouer son rôle

Les Québécois favorables au versement de redevances aux télés généralistes

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 18 nov. 2009) - Il est urgent que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) procède à un rééquilibrage entre les secteurs de la télévision spécialisée et de la télévision généraliste et ce, en prenant soin d'éviter que ce redressement ait pour effet de faire augmenter la facture des consommateurs. C'est, plus que jamais, la survie de la télévision généraliste canadienne et sa capacité créatrice et innovatrice qui en dépendent.

C'est le point de vue que font valoir les représentants de Quebecor Media aujourd'hui, lors de l'audience sur le système canadien de radiodiffusion. "Il est consternant qu'il ait fallu attendre que la télévision généraliste canadienne atteigne son point de rupture pour que certains se rendent compte que le modèle actuel ne fonctionne plus", a indiqué le président et chef de la direction de Quebecor Media (QMI), Pierre Karl Péladeau. "La situation est d'autant plus dramatique que les télés généralistes sont la pierre angulaire de notre système de radiodiffusion et qu'elles ont un rôle fondamental à jouer dans la santé démocratique, culturelle, sociale et économique de notre société."

"Ce n'est donc pas du sauvetage de TVA dont il est question ici, mais bien de celui du plus grand succès que le CRTC ait connu, soit d'avoir contribué à créer le goût du public pour des émissions originales d'ici", de commenter Pierre Dion, président et chef de la direction de Groupe TVA.

Déséquilibre considérable

A l'heure actuelle, les télévisions spécialisées peuvent compter sur deux sources principales de revenus, la publicité et les redevances, à la différence des télés privées généralistes qui ne peuvent que s'appuyer sur la publicité. Il en résulte un déséquilibre considérable, qui fait en sorte qu'en 2008, les premières affichaient une marge bénéficiaire (BAII) de 24 %, comparativement à seulement 0,4 % dans le cas des généralistes. Or, ce sont les télés généralistes qui investissent le plus dans la production de contenus canadiens et à qui reviennent les plus importants investissements en infrastructures et le plus important fardeau d'obligations réglementaires. "Je ne vois pas ce qu'il y a d'extravagant à permettre à tous les joueurs de la télévision d'avoir accès aux mêmes sources de financement", de commenter le président et chef de la direction de Quebecor Media.

QMI entend donc attirer une fois de plus l'attention du CRTC sur le principe d'une compensation prise à même les sommes versées par les distributeurs aux chaînes spécialisées et remise aux télévisions généralistes privées comme solution de sortie de crise, une compensation qui serait assortie de deux conditions, soit que les tarifs payables par les distributeurs par câble et par satellite aux stations ou aux réseaux privés de télévision généraliste et aux services spécialisés et de télévisions payante soient négociés selon les règles du libre marché et que, d'autre part, l'ajustement des tarifs n'ait pas d'incidence sur la facture des consommateurs.

Les Québécois appuient la télévision généraliste

La solution mise de l'avant par QMI est d'autant plus porteuse qu'elle recueille l'aval des consommateurs québécois.

En effet, une enquête réalisée au Québec entre le 21 et le 28 octobre dernier par la firme Léger Marketing a permis de révéler que 71 % des répondants trouvaient injuste que les télés généralistes n'aient pas accès aux redevances et que de telles redevances devraient être versées à parts égales aux télés généralistes et spécialisées (51 % vs 49 %). L'enquête a aussi permis de faire la preuve de l'attachement des Québécois à la télévision généraliste, les répondants estimant, dans une proportion de 80 %, que celle-ci jouait un rôle majeur dans la préservation et le rayonnement de la culture québécoise et, dans une proportion de 76 %, que les pouvoirs publics avaient la responsabilité de protéger l'industrie télévisuelle québécoise.

"Le rééquilibrage du système doit permettre au public de regarder les émissions qui l'intéressent quand, où et sur le support qui lui convient, de même que de lui permettre de décider pour quelles chaînes il veut payer. Sinon, c'est le même public qui va planter le dernier clou dans le cercueil de la télévision conventionnelle et dans celui du CRTC, en allant écouter ce qu'il veut sur l'Internet et les appareils mobiles", de conclure Pierre Karl Péladeau.

Quebecor Media inc. est une filiale de Quebecor inc. (TSX:QBR.A)(TSX:QBR.B), société de communication qui exerce ses activités en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Quebecor Media possède plusieurs sociétés actives dans divers domaines liés aux médias. Elle est, grâce à sa filiale Vidéotron ltée, le premier câblodistributeur du Québec et un important fournisseur d'accès Internet, de services de téléphonie et de télécommunications d'affaires. Par l'intermédiaire de Corporation Sun Media, Quebecor Media est le plus grand éditeur de journaux du Canada. Dans le domaine de la télédiffusion, Quebecor Media exploite, par l'entremise de Groupe TVA inc., le premier réseau de télévision francophone généraliste du Québec, diverses chaînes spécialisées et la chaîne généraliste de langue anglaise, Sun TV. En outre, Quebecor Media exploite Canoe inc. et son réseau de propriétés Internet au Canada en langues française et anglaise de même que Réseau Quebecor Media, spécialisé dans les services d'impression et de distribution de circulaires. Une autre filiale de Quebecor Media, Nurun inc., est une importante agence de technologies et de communications interactives au Canada, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Quebecor Media est active dans l'édition de magazines (TVA Publications inc.), dans l'édition et la distribution de livres (Groupe Sogides inc. et Les Editions CEC inc.), dans la production, la distribution et la vente au détail de produits culturels (Groupe Archambault inc., TVA Films), dans la location et la vente au détail de DVD et de jeux vidéos (Le SuperClub Vidéotron ltée), et dans l'édition d'annuaires imprimés et en ligne par l'intermédiaire de Quebecor MediaPages.

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