Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires

Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires
Fondation des maladies du coeur du Canada

Fondation des maladies du coeur du Canada

02 déc. 2008 08h00 HE

Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires : Les lignes directrices en matière d'AVC visent à combler les lacunes

Pour sauver des vies et prévenir les handicaps il faut passer à l'action.

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 2 déc. 2008) - Les ambulances devraient être envoyées à l'hôpital le plus proche où un AVC peut le mieux être soigné plutôt qu'à celui qui est le plus près sur la carte. Les patients victimes d'un mini-AVC ne devraient pas retourner chez eux sans un plan de suivi. Il faudrait non seulement évaluer les handicaps physiques, mais aussi les problèmes de cognition des patients qui ont subi un accident vasculaire cérébral.

Voilà quelques-unes des 27 Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l'AVC 2008, qui paraîtront aujourd'hui dans le Journal de l'Association médicale canadienne. Le document conçu par un groupe d'experts provenant des différentes régions du pays vise à combler les lacunes du système de santé et à améliorer les soins donnés aux victimes d'un AVC.

"A l'heure actuelle, nombreux sont les cas d'accident cérébrovasculaire au Canada où les patients n'obtiennent pas les soins nécessaires", dit le Dr Antoine Hakim, chef de la direction et directeur scientifique du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires. "L'adoption de ces recommandations sauvera des vies et préviendra des handicaps chez des milliers de personnes chaque année."

L'AVC est une des principales causes de décès et la plus importante cause d'handicaps chez les adultes. On compte, chaque année, quelque 50 000 AVC au Canada et, de plus, 8 000 Canadiens se présentent dans nos hôpitaux avec les symptômes d'un mini-AVC ou accident ischémique transitoire (AIT).

Une des nouvelles recommandations propose aux autorités sanitaires de conclure des ententes avec les services ambulanciers qui permettront aux ambulanciers de transporter les patients vers le centre spécialisé en AVC le plus proche, parfois en passant plusieurs petits hôpitaux sur leur chemin. Les victimes d'un AVC auront ainsi directement accès à des services spécialisés, tels la tomographie du cerveau et les médicaments qui brisent les caillots, qui ne sont souvent pas disponibles dans les plus petits centres de soins.

Les experts recommandent aussi qu'un suivi immédiat soit donné aux AIT, car ces patients sont à haut risque d'un AVC majeur. Un grand nombre reçoivent actuellement leur congé de la salle d'urgence sans un plan d'évaluation et de traitement de suivi par des spécialistes de l'AVC, même si de 10 à 20 pour cent d'entre eux seront victimes d'un autre AVC au cours des trois mois subséquents.

Finalement, nous disposons de nouvelles preuves du lien entre l'AVC et les troubles cognitifs, qui devraient inciter les fournisseurs de soins de santé à évaluer ces patients au chapitre de la démence et à assurer qu'ils reçoivent les soins médicaux requis.

"Les ajouts aux recommandations de cette année confortent encore davantage la nécessité pour les professionnels de la santé de travailler ensemble étroitement dans une équipe structurée de l'AVC", dit Sally Brown, chef de la direction de la Fondation des maladies du coeur du Canada. "Dans l'ensemble, les recommandations soulignent aussi l'importance que revêt la participation active des patients et de leurs familles à leurs soins en vue de leur récupération."

Les premières Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l'AVC ont paru en 2006 et été diffusées à plus de 400 centres de soins de santé et 4 000 professionnels de la santé travaillant dans le domaine de l'AVC. La mise à jour de 2008 tient compte des nouvelles données probantes issues de la recherche.

On peut consulter les recommandations de 2008 en ligne à l'adresse : www.cmaj.ca/content/vol179/issue12/#supplement.

La Stratégie canadienne de l'AVC est une initiative conjointe du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires et de la Fondation des maladies du coeur du Canada. La stratégie vise à soutenir une approche intégrée à la prévention, aux soins et à la réadaptation de l'AVC et au retour dans la société après un AVC et ce, dans chaque province et territoire canadien. (www.strategieavc.ca)

Le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires compte plus de 100 éminents scientifiques et cliniciens dans 24 universités canadiennes qui travaillent en collaboration sur divers aspects de l'AVC. Le Réseau, dont le siège est à l'Université d'Ottawa, inclut également des partenaires de l'industrie, du secteur bénévole et des gouvernements fédéral et provinciaux. Le Réseau, un des Réseaux de centres d'excellence du Canada, est déterminé à réduire les répercussions physiques, sociales et économiques des AVC sur la vie de chaque Canadien et Canadienne et sur la société dans son ensemble. (www.accidentscerebrovasculaires.ca)

Organisme bénévole, la Fondation des maladies du coeur du Canada est un des principaux bailleurs de fonds pour la recherche sur les maladies du coeur et l'AVC au Canada. Sa mission est d'améliorer la santé des Canadiens en prévenant et en réduisant les handicaps et les décès dus à ces maladies, en contribuant activement à l'avancement de la recherche et à sa mise en application, à la promotion de modes de vie sains, et à la représentation auprès des gouvernements. (www.fmcoeur.ca).ca

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