Association des banquiers canadiens

Association des banquiers canadiens

07 déc. 2009 12h00 HE

Saisir l'occasion de faire des services financiers canadiens un secteur clé

Une vision à long terme est essentielle pour maintenir l'avantage concurrentiel du Canada

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 7 déc. 2009) - Aujourd'hui s'offre aux banques du Canada, aux organismes de réglementation et au gouvernement canadien une occasion unique pour tirer avantage de la position de force actuelle de notre secteur financier afin d'élaborer une vision des services financiers comme secteur stratégique clé de l'économie canadienne. Voilà le message livré par Mme Nancy Hughes Anthony, présidente et chef de la direction de l'Association des banquiers canadiens, dans un discours prononcé aujourd'hui à Ottawa, devant l'Economic Club of Canada.

"Alors que nous sortons de cette crise financière mondiale, le temps est propice pour le gouvernement et pour les organismes de réglementation de s'arrêter et de réfléchir; d'envisager comment, en collaboration avec nos banques, ils peuvent contribuer à préserver l'avantage concurrentiel du Canada en matière de services financiers", a déclaré Mme Hughes Anthony. "Grâce à cette collaboration, nous pourrons convenir sur un engagement commun pour faire de notre secteur des services financiers un chef de file mondial, un secteur phare sur les marchés mondiaux."

Pour appuyer cette position, Mme Hughes Anthony a souligné le fait que, aux Etats-Unis par exemple, 150 banques ont fait faillite et que des centaines de milliards de dollars appartenant aux contribuables ont été prévus pour du renflouement. Au Canada, par contre, aucune banque n'a fait faillite et le gouvernement canadien n'a pas eu recours aux deniers publics pour sauver les banques. Elle a poursuivi par un appel à la prudence destiné aux décideurs, qui ne devront pas prendre des décisions à la hâte avant de bien comprendre et de bien examiner les conséquences à long terme de ces décisions.

Et Mme Hughes Anthony de poursuivre : "Les règles prudentes ont permis à notre secteur financier de réaliser un important niveau de réussite tout en protégeant les Canadiens. Mais les règlements ne sont pas responsables de la croissance des banques ou de la façon dont les banques gèrent le risque. La solution est de permettre aux banques un maximum de liberté pour croître tout en veillant à ce que le minimum nécessaire pour protéger l'intégrité du système soit maintenu. Les modifications aux règlements doivent être limitées, explorées soigneusement sous tous les angles et mises en oeuvre après des consultations exhaustives auprès des entités qui en seront affectées."



Mme Hughes Anthony a souligné quatre domaines d'action susceptibles de
permettre au secteur financier du Canada de capitaliser sur ses forces
actuelles :

- Une approche de la réglementation du secteur financier basée sur des
principes, afin d'éviter les dangers de la surréglementation et de la
réglementation prescriptive.

- Une approche nationale uniforme de la réglementation des services
financiers qui comprend un seul organisme de réglementation des valeurs
mobilières. Aujourd'hui, le Canada est le seul pays industrialisé qui
n'est pas doté d'un organisme national à cet effet.

- Des lois afin de protéger aussi bien les consommateurs que les
institutions financières contre les crimes financiers, notamment la
fraude. Des mesures telles que la récente loi fédérale sur le vol
d'identité sont un pas positif dans la bonne direction.

- Le gouvernement devra maintenir le cap en ce qui a trait à ses
politiques fiscales. Des progrès énormes ont été accomplis jusqu'à ce
jour qui auront un impact favorable sur les emplois, les activités
économiques et la croissance économique à l'échelle du Canada.


Une bonne réglementation combinée à une bonne gestion ont permis aux banques canadiennes de se maintenir solidement et d'occuper une position enviable sur la scène internationale. Les politiques et les règles établies par le gouvernement ne peuvent bâtir ni une entreprise ni un secteur. Cela nécessite une bonne gestion. Et les banques canadiennes ont fait preuve de bonne gestion. En effet, les banques au Canada ont évité les prêts hypothécaires irresponsables, ont maintenu des niveaux de capitaux propres supérieurs à ce qui est exigé, ont gardé le crédit disponible pour contribuer à la croissance des entreprises et ont poursuivi leur investissement dans la technologie, les succursales et les emplois.

C'est pourquoi, comme l'a noté Mme Hughes Anthony dans son discours, il n'est pas surprenant que la récente enquête menée par le Strategic Counsel ait révélé que plus des trois quarts des Canadiens ont une opinion favorable de leurs banques et que ce taux ait augmenté depuis le début de la crise financière. En outre, plus de 80 pour cent croient que nos banques sont stables et sûres et 88 pour cent conviennent de l'importance pour le Canada d'avoir un secteur bancaire solide qui puisse livrer concurrence sur la scène internationale.

Mme Hughes Anthony a conclu sa présentation en soulignant l'importance des efforts de collaboration dans l'émergence d'une vraie stratégie nationale visionnaire pour les services financiers, au profit de tous les Canadiens.

Le texte intégral du discours peut être consulté sur : http://www.cba.ca/contents/files/presentations/pre_20091207_nha_01_fr.pdf

L'Association des banquiers canadiens représente 50 banques membres, soit des banques canadiennes ainsi que des filiales et des succursales de banques étrangères exerçant des activités au Canada, et leurs 263 400 employés. L'ABC préconise l'adoption de politiques publiques efficaces, favorisant le maintien d'un système bancaire solide et stable au profit des Canadiens et de l'économie canadienne. Egalement, l'Association encourage la littératie financière pour permettre aux individus de prendre des décisions éclairées en matière de finance. www.cba.ca.

Renseignements

  • Association des banquiers canadiens
    Christelle Chesneau
    514-840-8722, poste 722
    cchesneau@cba.ca