Hewitt & Associés
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10 sept. 2009 07h00 HE

Selon un sondage mené par Hewitt, des augmentations de salaire modestes sont à prévoir en 2010, alors que les employeurs restent dans l'expectative

Les organisations doivent communiquer leur stratégie, à défaut de quoi elles risquent de perdre des employés compétents

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 10 sept. 2009) - Après avoir réduit radicalement le budget alloué aux salaires en 2009, les employeurs canadiens feront preuve de prudence dans l'attribution d'augmentations salariales au cours de la prochaine année. C'est ce qu'indique la 31e enquête annuelle sur les augmentations de salaire menée par Hewitt & Associés (NYSE:HEW), société internationale d'experts-conseils en ressources humaines et en impartition. En juin et juillet, 387 organisations canadiennes, employant ensemble plus de 710 000 personnes, ont participé à l'enquête.

L'augmentation salariale moyenne prévue en 2010 est de 2,8 %, en hausse par rapport aux 2,2 % consentis en 2009. Les employés de certaines provinces peuvent s'attendre à des augmentations supérieures à la moyenne nationale. En Alberta et au Manitoba, les organisations prévoient accorder une hausse salariale moyenne de 3 % et 3,2 % respectivement, alors qu'en Saskatchewan, on envisage d'augmenter les salaires de 4,2 %, la hausse la plus marquée au pays.

"De toute évidence, la récession a eu de profondes répercussions sur les budgets alloués aux augmentations de salaire en 2009, affirme Jeff Vathje, conseiller principal en rémunération chez Hewitt à Calgary. Il y a un an, les organisations canadiennes prévoyaient accorder des augmentations de l'ordre de 3,8 % à l'échelle nationale, et même de 5,1 % en Alberta. Lorsque Hewitt a de nouveau interrogé les employeurs en octobre, une fois le ralentissement économique amorcé, ceux-ci avaient rajusté leurs prévisions à 2,8 % à l'échelle nationale, et à environ 4 % en Alberta." En février 2009, un autre sondage réalisé auprès d'organisations de l'Alberta faisait état d'une nouvelle révision à la baisse des augmentations salariales, ramenées entre 2 % et 2,5 %, selon le poste.

"Selon les commentaires recueillis, partout au pays, les employeurs font preuve d'un optimisme prudent à l'égard des augmentations salariales et de l'économie en général en 2010, indique M. Vathje. La moitié des répondants ont revu à la baisse leur budget d'augmentations salariales en 2009 en raison de la situation économique, mais envisagent de l'augmenter au cours de la prochaine année, qui s'annonce plus favorable. D'autres prévoient majorer leur budget d'augmentations en raison du rendement plus solide attendu à l'échelle de leur entreprise en 2010, alors que 7 % veulent l'augmenter pour ajuster leur niveau de rémunération au marché."

Quant aux perspectives d'augmentations de salaire vigoureuses en Saskatchewan, M. Vathje explique qu'elles pourraient être dues au fait que cette province possède une économie à larges assises-agriculture, mines et pétrole et gaz-qui semble moins touchée par la récession que d'autres secteurs au Canada.

Les gels de salaires atteignent des sommets

Parmi les données les plus significatives issues de l'enquête sur les augmentations de salaire de cette année, notons le nombre d'organisations ayant déclaré avoir procédé à un gel des salaires en 2009. "Chaque année depuis dix ans, nous interrogeons les employeurs à propos des gels de salaires prévus, indique Prashant Chadha, conseiller en rémunération pour Hewitt à Toronto. Ce nombre est en général très bas-habituellement sous les 2 %. L'été dernier, 1,8 % des employeurs prévoyaient procéder à un gel des salaires en 2009. En fait, 29,2 % des organisations ont gelé les salaires cette année et n'ont offert aucune augmentation, le taux le plus élevé en 10 ans."

Pour 2010, 6,5 % des employeurs prévoient geler les salaires. Un tiers des répondants n'ont pas encore pris leur décision à ce sujet, préférant pour ce faire attendre des indicateurs clairs que l'économie reprend de la vigueur.

Les employeurs sont prêts à payer plus cher pour le rendement et les compétences rares

Outre les budgets réguliers d'augmentations de salaire, environ 20 employeurs (19,4 %) disposent de fonds supplémentaires pour la rémunération des employés à rendement élevé ou ayant des compétences en demande. Les budgets alloués aux rajustements spéciaux représentaient 0,9 % de l'enveloppe budgétaire totale en 2009 et devraient passer à 1,2 % en 2010.

Parmi les compétences en demande, notons celles liées aux domaines des technologies de l'information et de l'ingénierie.

De plus, un tiers des organisations maintiennent un budget distinct pour la rémunération des employés promus en cours d'année. En 2009, les employeurs prévoyaient que les budgets liés aux promotions s'élèveraient à 0,8 % de leur enveloppe budgétaire totale. En réalité, ils ont dépensé 1,2 % de leur budget pour l'épanouissement des compétences au sein de l'organisation et la rémunération des employés à potentiel élevé. Ce budget devrait passer à 1,4 % en 2010.

Par ailleurs, les employeurs ont toujours recours dans une forte mesure aux programmes de rémunération variable pour encourager et récompenser les employés. "Ces programmes prévoient l'octroi d'une prime lorsque certains objectifs de l'entreprise, de la division ou de l'employé sont atteints, explique M. Chadha. On constate un léger virage en 2009, qui devrait en principe se poursuivre au cours de la prochaine année. L'an dernier, lorsque nous avons interrogé les entreprises, 69 % ont indiqué que le rendement de l'entreprise était pris en compte dans le calcul du montant des primes de rémunération variable. Cette année, cette proportion se chiffre à 74 %. Bien que faible, cette augmentation donne à penser que les employeurs encouragent un rendement élevé au sein de l'organisation plutôt que de récompenser le rendement individuel."

Envoyer le bon message

"La bonne nouvelle, c'est que 61 % des organisations ont discuté avec leurs employés des répercussions de la récession sur les salaires, affirme Leslie Dutton, conseillère principale en communications pour Hewitt à Toronto. Il est à espérer que la direction soit à l'origine du message. La dernière chose que devraient faire les organisations en période difficile est de couper dans les communications ou d'y mettre fin. Les employés ont un besoin vital d'information, en particulier de la part de leurs gestionnaires, afin de donner un sens à ces périodes et de comprendre comment l'entreprise se positionne pour gagner, ce qu'ils doivent faire pour aider l'organisation à réussir et ce qui les attend."

Si le message véhiculé se résume à "situation économique difficile égale gel des salaires", les employés pourraient s'attendre à recevoir une augmentation dès que l'économie reprendra de la vigueur. "Si les organisations ne gèrent pas les attentes, elles courent le risque de perdre les employés qu'elles souhaitent conserver", indique Mme Dutton.

De plus, les organisations doivent impérativement donner à leurs gestionnaires les moyens de tenir les conversations appropriées avec leurs employés. "Les gestionnaires doivent comprendre la philosophie de l'organisation en matière de rémunération dans le contexte commercial actuel (et futur), et disposer des outils requis pour mener des discussions efficaces sur la rémunération et véhiculer un message cohérent", ajoute Mme Dutton.

Par ailleurs, les résultats de l'enquête sur les augmentations de salaire indiquent que moins de la moitié (45 %) des employeurs ont fourni des relevés de rémunération globale l'an dernier. "Certains employeurs sont d'avis que le relevé de rémunération globale n'est qu'une source de mauvaises nouvelles pour l'employé, explique Mme Dutton. Mais ces relevés brossent un tableau d'ensemble du salaire, des avantages sociaux et des possibilités. Le salaire n'est qu'un facteur parmi tant d'autres de la satisfaction qu'éprouve l'employé par rapport à son expérience de travail."

"Il faut surtout se rappeler qu'il n'est jamais trop tard pour communiquer, en particulier si l'on considère que plusieurs employeurs sont encore indécis au sujet des augmentations salariales pour 2010, indique M. Vathje. Tout au long de l'année, Hewitt procédera périodiquement à des sondages éclair sur les augmentations de salaire afin d'évaluer les effets des facteurs économiques et autres sur les budgets d'augmentations de salaire au Canada."

Vous pouvez vous procurer un exemplaire de la 31e enquête annuelle sur les augmentations de salaire au Canada de Hewitt & Associés au www.compensationcenter.com. Les organisations intéressées par les programmes de rémunération au rendement sont invitées à participer au Sondage sur la rémunération variable de Hewitt. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le www.hewitt.com/canada.

A propos de Hewitt & Associés

Hewitt & Associés (NYSE:HEW) offre aux plus importantes organisations à travers le monde des solutions d'experts en gestion et en impartition des ressources humaines afin d'anticiper et de résoudre les défis financiers les plus complexes liés aux avantages sociaux et à la gestion des talents. Hewitt oeuvre avec les organisations à la conception, la mise en place, la communication et l'administration d'un vaste éventail de stratégies en ressources humaines, en régimes de retraite, en rémunération, en gestion des investissements, du talent et de la santé des employés. Avec un parcours d'excellence en service à la clientèle inégalé depuis 1940, Hewitt est présente dans plus de 30 pays, incluant des bureaux canadiens situés à Montréal, Toronto, Regina, Calgary et Vancouver. Hewitt emploie environ 23 000 associés qui contribuent à développer un meilleur milieu de travail. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le www.hewitt.com/canada.

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