Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI)

Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI)

08 juil. 2009 21h28 HE

Syndicat des douanes et de l'immigration/L'affaire Cornwall : Armement obligatoire au travail

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 8 juillet 2009) - "Il doit être clair pour tous que le Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI) est catégorique quant à sa décision de ne plus jamais permettre à ses membres de travailler au poste frontalier de Cornwall sans être armés", a déclaré ce matin le président national du SDI, Ron Moran, à son bureau d'Ottawa. "Les gens doivent comprendre que les événements qui ont mené à la fermeture du bureau on fait en sorte que les agents ne pourront plus jamais travailler à cet endroit, armés ou non", ajoute M. Moran.

A la suite des événements de Cornwall du 31 mai 2009, le Syndicat réitère son plein appui à Peter Van Loan, ministre de la Sécurité publique, afin de ne faire aucune exception quant à la politique du gouvernement sur l'armement des agents des douanes et de l'immigration partout au Canada et d'entretenir la fermeture du poste frontalier jusqu'à ce que la situation soit rétablie.

Le Syndicat des douanes et de l'immigration est d'avis, depuis de décennies, que l'établissement de douanes et de l'immigration de Cornwall n'aurait jamais dû être érigé sur un territoire autochtone; les conflits historiques ont toujours émergé du fait que l'établissement était situé sur la réserve. Etant donné que la situation actuelle engendrée par les autochtones est nettement irréconciliable, maintenant plus que jamais, l'établissement doit être installé à l'extérieur de l'île.

Depuis le début du conflit, plusieurs médias canadiens ont divulgué des informations inexactes ou fausses quant au déroulement des événements de Cornwall et d'Akwesasne. Afin de clarifier et de mieux informer la population sur l'historique de cette situation, le SDI a dressé la fiche de renseignements ci-jointe.

Le Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI) est un élément de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui représente les agents frontaliers des douanes et de l'immigration du Canada. Le SDI représente également les agents d'enquête, du renseignement, et de l'observation des échanges commerciaux, les agents de l'immigration chargés de l'exécution de la loi pour les services intérieurs et des audiences, ainsi que l'ensemble du personnel de soutien - tous des employés de l'Agence canadienne des services frontaliers du Canada (ASFC).


L'AFFAIRE CORNWALL : FICHE DE RENSEIGNEMENTS

Renseignements concernant la fermeture du poste frontalier de Cornwall

- Les Agents n'ont pas quitté les lieux ou exprimé leur désir de quitter le bureau de leur propre initiative; en fait, ils avaient suffisamment de nourriture et étaient complètement préparés à se défendre si la décision de l'Agence avait été de demeurer sur les lieux.

- La décision de fermer le poste frontalier à 23 h 20 (31 mai) a été prise par l'Agence; et la réalité des actions prises par la communauté mohawk à ce moment ne laissait pas d'autres choix de décision logique.

- La façon dont le blâme est porté sur le ministre Van Loan et les autres concernant la situation est incroyable, alors qu'en réalité, ce sont les événements qui ont suivi qui ont entraîné la fermeture du bureau.

- Les stratégies d'intimidation avaient, à ce moment (31 mai), escaladé par les rassemblements des Mohawks autour du bureau, les visites dans le bureau pour dévisager les agents (ces actions se sont perpétuées dans les semaines qui ont précédé les événements du 31 mai), allant jusqu'à quatre (4) feux de camp autour de l'enceinte de l'ASFC, et 200 Mohawks rassemblés autour du bureau, dont plusieurs qui portaient des vêtements de camouflage et des foulards sur leur visage, sans compter le bouteur prêt à foncer. A ce moment, les Guerriers avait menacé, par les médias, de prendre d'assaut le bureau et de retirer eux-mêmes les armes aux Agents, advenant que l'Agence décide de continuer d'autoriser l'armement. Dix minutes avant la fermeture du bureau, vers 23 h 10, le 31 mai, le chef Thomson, le chef King, et le chef de la police d'Akwesasne s'étaient rencontrés à l'intérieur de l'établissement de l'ASFC pour annoncer, qu'à ce stade, ils ne pouvaient plus garantir la sécurité des agents qui décideraient de demeurer sur les lieux.

- Puisque la situation devenait de plus en plus violente, l'unique décision rationnelle à prendre était de fermer le bureau. L'Agence de gestion a informé le personnel qu'ils devaient se préparer à quitter les lieux, rassembler leurs effets, et éteindre les systèmes comme s'ils n'y retourneraient jamais.

- Les Agents ont dû partir par le côté états-unien, ce qui signifie qu'ils ont dû retourner à leur foyer par un tiers pays ami cette nuit là, ayant été soumis à ce qui peut être décrit comme des actions organisées de terrorisme.

- Pendant la fermeture du bureau, des cris de victoire ont jailli de la foule autochtone, suivis d'une fête de style pow-wow pendant laquelle on a hissé le drapeau mohawk sur le poteau porte-drapeau de l'ASFC. Ensuite, le silence s'installa quand on réalisa que cette " victoire " signifiait qu'ils avaient efficacement et indéfiniment interrompu le service qui permettait une circulation fluide entre le Canada et les Etats-Unis.

Autres renseignements importants :

- Les agents de la paix non autochtones travaillent sur les réserves, avec comme protection une arme courte, depuis des décennies; la formation sur le maniement des armes courtes présentement donnée par l'ASFC est la plus importante au pays (selon les normes de la GRC).

- L'armement des Agents de postes frontaliers des douanes et de l'immigration est une décision qui a été prise de façon réfléchie ultérieurement aux recommandations de nombreux experts indépendants d'évaluations des risques et de gestion des risques, et d'un comité parlementaire, qui en ont conclu que l'armement était maintenant un prérequis. Que le gouvernement conservateur ait choisi de le faire avant le rassemblement à la frontière est une décision qui mérite, avant toute chose, une main d'applaudissements.

Note : On peut trouver le plus important rapport indépendant d'évaluation des risques mentionnés ci-haut, "Le Rapport Northgate" au : http://www.ciu-sdi.ca/english/publications/reports/Other/Northgate.pdf

On peut trouver le rapport parlementaire, dont le titre est "Borderline Insecure", auquel on fait référence au : http://www.parl.gc.ca/38/1/parlbus/commbus/senate/com-e/defe-e/rep-e/repintjun05-e.htm

- Il est totalement faux que les initiatives d'armes courtes de l'ASFC impliquent des pouvoirs ou des autorisations de fouilles superflues qui feraient augmenter le nombre de fouilles personnelles sous toutes les formes possibles. L'unique objectif de l'initiative, et son but d'extrême importance, est de permettre à un agent soumis à un niveau de violence qui l'obligerait à se défendre à l'aide de son arme courte, s'il se faisait tirer dessus par exemple, de pouvoir rentrer chez lui pour rejoindre sa famille à la fin de cette journée de travail.

- Il est important de souligner le fait que la très grande majorité des résidents d'Akwesasne s'entendent extrêmement bien avec le personnel de l'ASFC; ces résidents comprennent que les Agents doivent accomplir leur travail et qu'ils n'ont rien avoir, et ne possèdent aucun pouvoir sur les problèmes que la communauté peut avoir avec les gouvernements, comme les revendications territoriales et les questions de souveraineté. Ceci étant dit, il y a certains membres de cette communauté autochtone qui font de leur devoir d'être violents avec les Agents en étant verbalement agressifs et en leur rappelant constamment qu'ils sont sur un territoire mohawk. Ces individus ne se soumettent généralement pas aux interrogations des Agents (l'interrogation de points d'entrée est la même pour toutes les personnes qui entrent au Canada, et vise uniquement à déterminer l'admissibilité); ces situations sont celles qui ont tendance à dégénérer.

- Il est également important de souligner que le poste frontalier est, de loin, celui où se sont produits le plus de conflits entre les Agents et les résidents depuis des décennies. Le poste a été le théâtre de situations des plus dangereuses, notamment, on a tiré sur l'établissement à de nombreuses reprises (on a donc fait installer des vitres pare-balles), il a été le lieu d'une prise d'otage par les Mohawks, les officiers qui travaillaient de nuit se sont fait pointer un laser rouge de grande distance dessus, et la liste est encore longue.

- De croire que les résidents d'Akwesasne ont eu la chance de gagner cette main-nulle implique que les Canadiens serait prêts à accepter que l'épicentre de la contrebande aurait le seul poste où travaillent des agents de la paix non armés du pays, découlant d'un pourvoi de cette communauté.

- Alors que l'attention est présentement dirigée vers la fermeture du poste frontalier de Cornwall, il est important de ne pas perdre de vue ce qui fait la renommée de Cornwall : la contrebande. Les comptes rendus de renseignement des dernières années en sont venus aux mêmes conclusions : la majorité des canaux de contrebande utilisés pour le trafic de personnes, de fusils, de drogue, et de tabac, pourraient facilement servir à soutenir les demandes de contrebande de groupes terroristes. En fait, si on considère que les niveaux de scrupule ont tendance à être non existants parmi ceux qui commettent ces types d'activités de crime organisé, de telles demandes seraient normalement soutenues sans hésitation ou questionnement.

- Le poste frontalier d'Akwesasne recevait, en moyenne, entre 3 000 et 4 000 voyageurs par jour, dont la majorité (environ 70 %) étaient des résidents mêmes de la réserve; le poste recevait également, en moyenne, entre 200 et 300 camions par jour.

Renseignements

  • Ron Moran
    Président national
    613-677-1090
    ou
    Jean-Pierre Fortin
    Premier vice-président national
    450-357-6684
    ou
    Carmen Filice
    Deuxième vice-présidentet
    416-523-8183
    ou
    Jonathan Choquette
    Agent de communication et de coordination politique
    819-773-2511