Investissement Luc Poirier

21 nov. 2008 06h00 HE

Un projet porteur victime de l'immobilisme du gouvernement Charest

Développement immobilier durable LEED à l'Île Charron : après plus d'un an, la décision du ministère de l'Environnement se fait toujours attendre

LONGUEUIL, QUEBEC--(Marketwire - Nov. 21, 2008) - Le promoteur immobilier Luc Poirier dénonce l'immobilisme du gouvernement qui tarde à prendre une décision en regard du développement résidentiel à l'Ile Charron.

"Le ministère de l'Environnement a en mains toutes les études ainsi que sa propre évaluation depuis maintenant plusieurs mois. La ministre avait annoncé sa décision de procéder rapidement. Son immobilisme dans ce dossier ne règle en rien la question du développement à l'Ile Charron et dans l'intervalle, c'est nous qui faisons les frais de son ambivalence. Nous ne pouvons ni développer, ni vendre le terrain, ni l'hypothéquer... Par contre, nous devons continuer à payer des taxes, tandis que notre capital est immobilisé !" commente l'homme d'affaires, président de Investissement Luc Poirier.

Le projet de développement résidentiel mis de l'avant par Luc Poirier, suite à l'acquisition en 2006 d'un ancien site d'enfouissement, propriété alors de Desjardins Sécurité financière, repose sur les principes et les nouvelles technologies du développement durable. Il prévoit la décontamination et la mise en valeur de cet ancien dépotoir par la création d'un projet domiciliaire innovant visant une certification LEED, durable et porteur pour le Québec, alors que la province accuse un retard important dans ce secteur.

En novembre 2007, la ministre Line Beauchamp imposait un moratoire de deux ans qui devait permettre au ministère de l'Environnement d'effectuer des études d'impact plus approfondies et de statuer sur l'utilisation de ce terrain de l'Ile Charron, causant ainsi la mise en veilleuse du projet. Ni la ministre ni ses fonctionnaires n'avaient préalablement pris connaissance du dossier ni communiqué avec Investissement Luc Poirier avant d'imposer cette mesure unilatéralement.

"Le gouvernement compte sur le dynamisme des entreprises pour soutenir le développement économique et porter à bout de bras des projets porteurs, mais par son immobilisme et sa crainte de prendre une décision, quelle qu'elle soit, il paralyse leur action. Malgré tous nos efforts, nous n'avons pu rencontrer la ministre Beauchamp, ni même reçu de retour d'appel depuis plus d'un an, ajoute M. Poirier. Si le gouvernement n'annonce pas de décision rapidement, nous allons débuter comme prévu la construction à la fin de 2009."

Rappelons que le terrain en question, un ancien site d'enfouissement, est situé à l'extérieur du Parc des Iles de Boucherville. D'une superficie d'environ 20 hectares, il représente moins de 1,7 % de la superficie des îles. Un relevé de la faune et de la flore a permis de confirmer qu'aucune espèce végétale menacée ou vulnérable ni aucun milieu humide ne seraient mis en péril par le projet.

Renseignements