Défi BioTalent Sanofi-Aventis

Défi BioTalent Sanofi-Aventis

27 avr. 2010 13h35 HE

Une jeune prodige de 14 ans de la Saskatchewan sidère l'élite scientifique du Canada par ses recherches sur une maladie qui dévaste les cultures et remporte le concours national de biotechnologie

Des élèves du secondaire de Saskatoon, Guelph, Fort St. John, Sainte-Foy, Winnipeg et Ottawa décrochent un prix dans le cadre d'un concours pancanadien jugé par d'éminents experts, au Conseil national de recherches, à Ottawa

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 27 avril 2010) -

Le mardi 27 avril, à 13 h (HAE), les meilleurs projets de recherche en biotechnologie réalisés par des étudiants canadiens seront dévoilés à l'administration centrale du Conseil national de recherches, au 100 de la promenade Sussex, à Ottawa. Les journalistes sont conviés à assister au dévoilement en personne ou par téléconférence (composer le 1-303-664-6043, conférence 8309014). On trouvera une brève description informelle de chaque projet (en anglais seulement) sur le site http://sanofibiotalentchallenge.ca.

Les recherches effectuées par une jeune prodige de 14 ans de Saskatoon sur la cartographie moléculaire d'une maladie qui dévaste les champs de lentilles au Canada, en Asie et en Afrique ont remporté le premier prix du Défi BioTalent Sanofi-Aventis (DBSA) de 2010.

Élève de 9e année, Rui Song, la plus jeune finaliste du concours national depuis sa création, il y a 17 ans, a « ébahi » les neuf jurés rassemblés au Conseil national de recherches du Canada par les travaux qu'elle a poursuivis en laboratoire en vue de trouver une méthode rapide pour distinguer deux souches d'une moisissure qui s'attaque aux cultures l'une de l'autre, plus précisément celle capable de détruire la moitié de la récole de lentilles d'un cultivateur si on ne l'identifie pas afin de la traiter sans délai.

En plus du grand prix, Rui et le lauréat de la deuxième place au concours national, Brian Krug, 16 ans, de Guelph (Ontario), défendront les couleurs du Canada contre 12 équipes américaines et deux australiennes à l'occasion de l'International BioGENEius Challenge qui aura lieu à Chicago la semaine prochaine.

Brian, un élève de 11e année au John F. Ross Collegiate Vocational Institute, s'est classé deuxième avec un projet qui lui a permis de découvrir un composé du thé vert susceptible de jouer un rôle dans le traitement du cancer des ovaires.

Les vainqueurs du concours national DBSA ont été dévoilés au siège du Conseil national de recherches du Canada, à Ottawa, le 27 avril, à l'occasion d'une cérémonie à laquelle assistaient l'honorable James Flaherty, ministre des Finances, et l'honorable Lisa Raitt, ministre du Travail, parmi d'autres dignitaires.

À la première et à la deuxième place est assorti un prix de 5 000 $ et de 4 000 $, respectivement.

Les autres lauréats du concours national sont les suivants :

en 3e place (3 000 $) : Katherine Taneille Johnson, 17 ans, élève de 12e année à l'école secondaire North Peace, dans la petite ville de Fort St. John, pour son projet visant à décrypter les mutations de l'ADN pouvant être à l'origine d'une maladie qui accélère le vieillissement;

en 4e place (2 000 $) : Alexandre Lemieux, 16 ans, de l'Externat Saint-Jean-Eudes, et Reda Bensaidane, 16 ans, de l'école secondaire Les Compagnons-de-Cartier, à Sainte-Foy (Québec), pour leur projet illustrant comment un extrait du café pourrait déboucher sur un nouveau traitement contre la maladie d'Alzheimer;

en 5e place (1 000 $) : Binudith Warnakulasooriya, 17 ans, élève de 12e année au Fort Richmond Collegiate, à Winnipeg, dont le projet a permis le décodage de l'ADN du lin en vue de la création d'aliments plus sains. Binudith se retrouve parmi les lauréats du concours national pour une deuxième année consécutive.

Un prix spécial de 1 000 $ est décerné au projet qui présente le meilleur potentiel commercial. Il a été remporté par Emma Graham, 16 ans, élève de 10e année au Lisgar Collegiate Institute d'Ottawa, qui a recouru à de l'huile d'aneth indien pour créer un insecticide écologique contre le doryphore de la pomme de terre.

Cartographie d'une moisissure destructrice

Âgée à peine de 14 ans, Rui Song se retrouve plus souvent qu'à son tour sur la liste des lauréats du DBSA de la Saskatchewan.

Alors qu'elle étudiait à l'école publique Greystone Heights, elle a remporté à deux reprises le prix de la division junior– soit en 2008 et en 2009. Elle continue sur sa foulée cette année tandis qu'elle poursuit sa 9e année au Walter Murray Collegiate Institute.

Le projet qui lui a valu la première place visait à découvrir des marqueurs moléculaires permettant de faire la distinction entre deux races étroitement apparentées de Colletotrichum truncate (Ct), un cryptogame qui s'attaque à la lentille.

Presque identiques sur le plan génétique, une des deux races est beaucoup plus agressive que l'autre et peut détruire jusqu'à la moitié de la récolte dans certaines régions. Cette maladie a ravagé les cultures dans beaucoup d'autres pays que le Canada, notamment le Bangladesh, la Syrie et l'Éthiopie.

Une méthode génétique permettant de différencier les deux races signifiera une économie de temps et d'argent pour les chercheurs agricoles, car elle autorisera l'évaluation rapide des champs de la province, de sorte qu'on pourra signaler aux agriculteurs quelle race de Ct sévit dans la région. Une telle méthode facilitera aussi les efforts déployés pour créer une variété de lentille résistant à la maladie.

Rui a déclaré que s'ils ne lui ont n'a pas permis de trouver le marqueur qui identifiera hors de tout doute la race de Ct, ses travaux sur 50 des 2 000 marqueurs potentiels ont aiguillé la recherche sur des pistes prometteuses.

Et pour Rui Song, il reste toujours l'année prochaine. « J'adore la génétique moléculaire et ce concours donne à quelqu'un comme moi une chance unique d'entreprendre des recherches de haut calibre sous la direction de mentors choisis parmi les plus brillants dans leur domaine. »

Lors de sa présentation, lundi, Rui a avoué aux jurés qu'elle lisait « Le génie génétique pour les nuls ».

Elle a aussi déclaré au quotidien local, le Saskatoon Star-Phoenix : « Beaucoup de gens, je pense, croient que la science est… je ne sais pas, quelque chose de facile. Ce projet m'a appris la patience. Ce n'est pas du tout comme mélanger des produits chimiques et assister à une explosion. Au laboratoire, le plus important est de comprendre pourquoi on fait ceci ou cela. »

Quatorze projets à la fine pointe de la biotechnologie

« Hier, des jeunes de 14 à 17 ans, de remarquables élèves de la 9e à la 12e année de chaque province, ont présenté les 14 projets à la fine pointe de la biotechnologie qu'ils avaient entrepris sous l'égide des professeurs d'université et d'autres spécialistes qui acceptent bénévolement de les encadrer et de leur dispenser leur expertise pendant de longues heures chaque année », a déclaré Roman Szumski, juré du DBSA et vice-président des sciences de la vie au CNRC.

« Le Conseil national de recherches du Canada applaudit et appuie les programmes de ce genre, qui font mieux connaître les sciences émergentes, surtout aux jeunes et aux éducateurs, et incitent plus d'étudiants à envisager une carrière en biotechnologie. Je félicite sincèrement tous ceux qui ont participé au concours. »

M. Szumski a également remercié les principaux parrains du DBSA, Sanofi Pasteur Ltd. et BioTalent Canada, pour contribuer à mieux faire apprécier l'enseignement des sciences et du génie.

Finalistes du concours national (on trouvera une description informelle en anglais des projets sur le site http://sanofibiotalentchallenge.ca):

Terre-Neuve : Zachary Quinlan et Andrew Lynch, 17 ans, du Bishops College High School, à St. John's, ont découvert un médicament qui combat le rejet des greffes d'organes et pourraient aider les anciens combattants souffrant d'un trouble de stress.

Île-du-Prince-Édouard: Scott Dewar et Mark Townsend, 17 ans, élèves de 12e année à l'école secondaire Three Oaks, à Summerside, ont essayé de percer le mystère du nodule noir, une maladie qui afflige les cerisiers.

Nouvelle-Écosse : Adrian Howie, 17 ans , de l'école secondaire Citadel, à Halifax, a tenté de trouver une utilité médicale aux algues de l'Arctique avant que le changement climatique ne les décime.

Nouveau-Brunswick : Sarah Sullivan et Elleas 'Lee' Nicholas, 17 ans, de l'école secondaire Southern Victoria, à Perth Andover, ont découvert que le carbone libéré par les pommes de terre contribue à produire une écume huileuse sur les étangs qui pourrait servir de biocarburant.

Québec : Alexandre Lemieux, 16 ans, de l'Externat Saint-Jean-Eudes, et Reda Bensaidane, 16 ans, de l'école secondaire Les Compagnons-de-Cartier, à Sainte-Foy, ont découvert un extrait du café susceptible de servir de traitement à la maladie d'Alzheimer.

Est de l'Ontario : Emma Graham, 16 ans, du Lisgar Collegiate Institute, à Ottawa, s'est servi de l'huile d'aneth pour fabriquer un insecticide moins toxique.

Toronto : Colin Carter, 17 ans, de l'école secondaire Northern, à Toronto, pavera la voie à une nouvelle méthode pour le diagnostic et le traitement des cardiopathies des enfants par ses travaux.

Sud-ouest de l'Ontario : Brian Krug, 16 ans, du John F. Ross C.V.I., à Guelph, a découvert un composé du thé vert qui pourrait constituer un nouveau traitement contre le cancer des ovaires.

Manitoba : Binudith Warnakulasooriya, 17 ans, du Fort Richmond Collegiate, à Winnipeg, a tenté de décrypter l'ADN du lin en vue de la création d'aliments plus sains.

Nord du Manitoba : Taylor Henkelman, 15 ans, de l'école secondaire Swan Valley Regional, à Swan Valley, a constaté que l'huile d'une « mauvaise herbe » envahissante pourrait servir à fabriquer un lubrifiant intéressant pour les transformateurs.

Saskatchewan : Rui Song, 14 ans, du Walter Murray Collegiate Institute, à Saskatoon, s'est efforcée de trouver l'empreinte digitale génétique d'une moisissure de la lentille capable de dévaster des champs entiers.

Edmonton : Moses Fung, 17 ans, de l'école secondaire Old Scona Academic, à Edmonton, a tenté d'améliorer la thérapie d'une maladie pulmonaire.

Calgary : Nicholas Moore, 17 ans, de l'école secondaire Western Canada, et Debbie Wang, 17 ans, de l'école secondaire Bishop Carroll, ont mis au point un nouvel outil potentiel pour évaluer les dommages aux nerfs.

Colombie-Britannique : Katherine Taneille Johnson, 17 ans, de l'école secondaire North Peace, à Fort St. John, a déchiffré les mutations des enzymes éventuellement à l'origine d'une maladie qui accélère le vieillissement.

Présidé par Luis Barreto, vice-président, politiques en science et immunisation, de Sanofi Pasteur limitée, le jury national se composait des éminentes personnes que voici :

  • Roman Szumski, vice-président, Sciences de la vie, Conseil national de recherches du Canada;
  • Dennis Kay, directeur, BioTalent Canada
  • Prabhat D. (Pete) Desai, vice-président, conseil d'administration, Génome Canada
  • Mark Lagacé, agent principal des programmes, Fondation canadienne pour l'innovation
  • Marc Ouellette, directeur scientifique, Institut des maladies infectieuses et immunitaires, IRSC
  • John Dirks, président, The Gairdner Foundation
  • Lesley Warren, professeur, biogéochimie, Université McMaster
  • Scott Adams, lauréat du concours national DBSA de 2009, Saskatchewan

Contexte

Entamant sa 17e année, le Défi BioTalen Sanofi-Aventis est un concours de haut calibre qui initie les élèves du secondaire au monde de la biotechnologie en les encourageant à entreprendre des recherches de leur cru. Chaque équipe travaille avec un mentor local qui lui dispense des conseils d'expert et lui donne accès à l'équipement et au matériel. Les projets et leur présentation sont ensuite jugés au CNRC par des hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral et des cadres du secteur privé, ainsi que par le lauréat du concours national DBSA de l'année antérieure.

L'encadrement de niveau universitaire est une caractéristique du concours, tout comme le souci que le jury accorde à l'habileté des concurrents à transmettre des concepts scientifiques.

Le concours amène les élèves à élargir leurs horizons et à exercer leur intelligence. Chaque équipe travaille avec un mentor de la collectivité, qui lui dispense ses conseils d'expert et lui donne accès à l'équipement et au matériel dont elle a besoin. Beaucoup de jeunes qui participent au concours poursuivent une carrière en biotechnologie, dans le secteur de la santé, en agriculture ou dans le domaine de l'environnement.

Une centaine d'organisations canadiennes se sont associées dans le cadre de cette activité de vulgarisation scientifique.

À l'échelon national, signalons :

  • Sanofi Pasteur et le Groupe sanofi-aventis
  • BioTalent Canada
  • le Conseil national de recherches du Canada
  • Génome Canada
  • les Instituts de recherche en santé du Canada
  • la Fondation canadienne pour l'innovation

Le projet est financé en partie par le Programme des conseils sectoriels du gouvernement canadien.

Les équipes lauréates obtiennent un prix de plusieurs milliers de dollars qu'elles partagent avec leur école. Dans certaines villes, les élèves reçoivent aussi une bourse en vue d'études universitaires ou un emploi d'été.

Le concours reflète la réalité de la recherche scientifique comme suit :

  • il oblige les élèves à soumettre un projet qu'évalue ensuite un comité scientifique;
  • ceux dont le projet est retenu reçoivent une avance pouvant aller jusqu'à 200 $;
  • un mentor encadre chaque équipe en lui dispensant des conseils et en lui donnant accès à l'équipement et au matériel;
  • chaque projet est évalué par d'autres élèves (examen par des pairs) et par un jury représentant le gouvernement, le secteur des affaires, les universités et le milieu de l'éducation.

Le concours se distingue par l'emphase que les jurés mettent sur la capacité des concurrents à communiquer les idées scientifiques.

Dans beaucoup de régions, le concours inclut des conférences par d'éminents chercheurs en biotechnologie locaux, des ateliers scientifiques pour les élèves et les enseignants, ainsi que des expositions sur la biotechnologie.

A propos de Sanofi Pasteur et Sanofi-Aventis 

Sanofi-Aventis, laboratoire pharmaceutique leader mondial, découvre, développe et distribue des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie de chacun.

Sanofi-Aventis est représentée au Canada par l'entreprise pharmaceutique Sanofi-Aventis Canada Inc., basée à Laval, Province du Québec, et par l'entreprise de vaccins Sanofi Pasteur Limited, basée à Toronto, Ontario. Elles emploient ensemble plus de 2000 personnes à travers le pays. Avec des investissements cumulés de 181,6 millions $ en R&D en 2009, ils constituent les leaders du secteur biopharmaceutique au Canada, une industrie basée sur des connaissances primordiales qui génère des emplois, des activités et des opportunités dans tout le pays.

Sanofi Pasteur a une longue histoire de soutien à l'éducation des sciences au niveau postsecondaire au Canada. En 1994, il a été reconnu le besoin d'engager des étudiants plus jeunes à l'enseignement de la biotechnologie, et c'est alors que le programme initial SABC est né. Depuis lors, le programme a été étendu à 14 événements à travers le Canada et a impliqué des milliers d'étudiants. En tant que sponsor principal du SABC, Sanofi Pasteur et Sanofi-Aventis sont fiers de collaborer avec leurs partenaires au sein du gouvernement, de l'industrie et des universités pour voir les élèves du secondaire s'engager dans la biotechnologie. Pour plus d'informations: www.sanofi-aventis.ca ou www.sanofipasteur.ca

A Propos de BioTalent Canada

BioTalent Canada aide l'industrie bioéconomique du Canada à prospérer d'une manière globale. En tant qu'organisation nationale à but non lucratif des grands innovateurs de notre bio-économie, BioTalent Canada anticipe les besoins et crée de nouvelles opportunités, offrant des outils en ressources humaines, en information et en développement des compétences, afin de s'assurer que l'industrie a accès à des personnes aptes à intégrer le monde du travail. BioTalent Canada est un conseil sectoriel Canadien — l'une des nombreuses organisations partenaires créées pour résoudre les problèmes de développement des compétences dans des secteurs clés de l'économie. Pour plus d'informations: www.biotalent.ca ou Colette Rivet, Directrice Générale, BioTalent Canada 613-235-1402 x 226; coletter@biotalent.ca

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