Federation Internationale du Diabete (FID)

Federation Internationale du Diabete (FID)

23 oct. 2009 04h20 HE

Une nouvelle étude de la Fédération Internationale du Diabète révèle que les peuples des pays en voie de développement payent plus cher pour le traitement du diabète tout en obtenant des résultats moins performants pour leur santé

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 23 oct. 2009) - Le diabète de type 2 est une maladie qui affecte souvent les adultes à la retraite dans les pays riches. Toutefois, en réalité, 70 % des personnes diabétiques vivent aujourd'hui dans des pays à revenu faible et intermédiaire, et l'impact économique du diabète est bien plus important dans les pays pauvres. Pourtant, la majeure partie des dépenses, 90 % de la totalité des frais médicaux pour le traitement du diabète, est utilisée aux Etats-Unis, au Canada, dans les pays d'Europe de l'Ouest et les autres pays riches. Il s'agit là des conclusions de l'étude la plus importante menée à ce jour sur les répercussions économiques du diabète dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Ces nouvelles données de la Fédération Internationale du Diabète (FID) proviennent de chercheurs répartis dans cinq pays africains qui ont interrogé 2 300 hommes et femmes atteints d'un diabète de type 2 et 2 300 voisins supplémentaires n'ayant aucun diabète. Cette étude révèle que les personnes diabétiques ont environ 3 fois plus de maladies cardiaques, accidents cérébrovasculaires, maladies rénales et insuffisance cardiaque que leurs voisins. Les malades du diabète sont plus souvent atteints par la tuberculose, le VIH/SIDA et la malaria. Toutes ces maladies entraînent des frais médicaux marginaux extrêmement élevés et une perte de revenus découlant des complications, notamment la cécité, la paralysie, l'amputation, la douleur, les déficits cognitifs et autres handicaps. Une personne interrogée sur 6 a déclaré ne pas pouvoir travailler du tout à cause de sa mauvaise santé ; 1 sur 3 a indiqué ne pas pouvoir travailler autant qu'elle le voudrait, et 3 % ont déclaré devoir travailler plus qu'elles ne le souhaiteraient pour payer leurs frais médicaux. Une personne sur 5 a indiqué ne pas pouvoir acheter tous les aliments indispensables à cause des frais médicaux, et plus de la moitié ont déclaré ne pas pouvoir acheter tous les médicaments nécessaires.

Plus surprenant encore, 15 % des membres de la famille ont dû quitter leur emploi pour s'occuper d'un membre de la famille atteint de diabète ; 20 % ont dû réduire leur temps de travail et 15 % ont dû travailler davantage pour participer aux frais médicaux et prendre soin d'un membre de la famille diabétique. Selon le chef mondial de cette étude, Jonathan Betz Brown, docteur et président du Groupe de Travail sur l'Economie de la Santé de la FID et du Kaiser Permanente Center for Health Research, les conclusions sont que "les enfants ne vont pas à l'école et sont privés de nourriture, les familles perdent leurs fermes et leurs entreprises, les femmes et les filles sont obligées de rester à la maison pour prendre soin de leurs parents. Au final, ces tragédies familiales renforcent le poids d'une main d'oeuvre moins éduquée et moins importante, d'une plus grande désorganisation sociale et d'un ralentissement de la croissance économique."

"Vous pouvez penser que le meilleur moyen d'aider les enfants d'Afrique consiste à ignorer les maladies chroniques comme le diabète", a déclaré le chef africain de cette étude qui est également Vice-président de la FID, le Dr. Kaushik Ramaiya de l'Hôpital Shree Hindu Mandal à Dar es Salaam en Tanzanie, "mais, dans les pays en voie de développement, la vie et l'avenir des enfants dépendent de la survie et de la robustesse de leurs parents et de leurs grands-parents. Quand un père est licencié à cause d'un accident cérébrovasculaire, ou qu'une mère ne peut plus s'occuper des récoltes et des animaux ou simplement cuisiner à cause d'une cécité ou d'une amputation, l'ensemble de la famille peut se retrouver à la rue et tomber dans une pauvreté extrême."

Les conclusions de cette étude africaine montrent que les personnes diabétiques de ce continent ont bien plus de problèmes médicaux que des individus de même âge et de même sexe, qu'elles sont moins capables de fonctionner physiquement et de travailler, qu'elles utilisent de manière plus fréquente et plus intensive les soins médicaux, et qu'elles drainent des ressources économiques précieuses auprès de leurs familles et de la société.

Les principaux enquêteurs de cette étude ont été recrutés localement et jouissent tous d'une réputation mondiale pour leur recherche. Le Président de la FID, le Professeur Jean-Claude Mbanya, a mené cette étude au Cameroun, le Dr. Eva Njenga au Kenya, M. Stéphane Besançon au Mali, le Dr. Paul Rheeder en Afrique du Sud, et le Dr. Kaushik Ramaiya en Tanzanie. D'autres études sont en cours dans 17 villes de la Chine, du Kazakhstan et de trois pays d'Amérique Centrale.

Il ne s'agit là que de résultats préliminaires car l'analyse des données se poursuit. Les conclusions finales seront publiées ultérieurement.

Note à l'attention du rédacteur :

La Fédération Internationale du Diabète (FID) est une organisation composée de plus de 200 associations membres, réparties dans quelques 160 pays. Elle représente plus de 285 millions de personnes diabétiques, leurs familles et leurs médecins. La FID a pour mission de promouvoir les soins, la prévention et le traitement du diabète dans le monde entier. Ses principales activités englobent l'éducation des personnes atteintes du diabète et des professionnels de la santé, la prise de conscience du public par l'intermédiaire de campagnes, et la promotion et l'échange d'informations. La FID est une organisation non gouvernementale dans ses relations officielles avec l'OMS et elle est associée au Département de l'Information des Nations Unies. La FID organise tous les deux ans le Congrès Mondial du Diabète. Pour obtenir des informations complémentaires, veuillez visiter le site www.idf.org

Renseignements

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