Jobboom

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16 oct. 2007 14h28 HE

Une première! Bilan de la formation et du marché du travail dans l'industrie minière au Québec

4 000 postes à pourvoir au cours des 10 prochaines années dans l'industrie minière

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 16 oct. 2007) - L'industrie minière québécoise créera environ 2 500 nouveaux emplois et devra remplacer quelque 1 500 travailleurs partis à la retraite au cours des 10 prochaines années. Il lui faudra donc pourvoir 4 000 postes au total.

"La cause de ce besoin de renfort est double. D'une part, l'augmentation du prix des métaux incite les entrepreneurs miniers à lancer de nouveaux projets. L'exploration minière reprend et de nouvelles mines sont créées, tandis que des sites qui avaient fermé redeviennent actifs", explique Christine Lanthier, directrice, recherche et rédaction aux Editions Jobboom, à l'occasion de la sortie du guide 50 carrières de l'industrie minière, publié en partenariat avec le Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie des mines. "D'autre part, le fait que l'industrie n'ait pas beaucoup embauché dans les années 90 a fait en sorte que peu de jeunes ont suivi des formations pour y travailler. Résultat : les départs à la retraite laissent un vide que les entreprises doivent combler rapidement pour maintenir leur niveau d'activité."

RECRUTEMENT ACCCELERE

Pour donner une idée du rythme d'embauche, mentionnons que la Compagnie minière Québec Cartier prévoit recruter 200 personnes par année d'ici à 2009. Cet important producteur de minerai de fer de la Côte-Nord emploie déjà 2 000 travailleurs. De son côté, le producteur d'or Agnico Eagle, actif en Abitibi-Témiscamingue, a embauché 600 personnes depuis 2003 et en recherchait 200 autres en octobre 2007.

Les entreprises éprouvent du mal à recruter, car elles convoitent avant tout des travailleurs spécialisés : conducteurs d'engins de chantier, opérateurs de machines de traitement de minerai, extracteurs de minerai, foreurs-dynamiteurs, soudeurs, techniciens en exploitation et en géologie, géologues, ingénieurs des mines et de la métallurgie, etc. Le haut degré d'automatisation et de mécanisation, les normes de sécurité poussées, les standards environnementaux et la complexité des opérations font en sorte qu'on ne peut plus apprendre sur le tas. "Les travailleurs doivent maintenant être capables de faire fonctionner des équipements à commande numérique, entre autres tâches", ajoute Christine Lanthier.

La rareté des candidats vient aussi du fait que près de 95 % des activités minières sont comprises dans les régions de l'Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec et de la Côte-Nord, des endroits faiblement peuplés et éloignés des grands centres.

Fait à noter, 12 % des emplois miniers sont occupés par des femmes. Cette proportion est appelée à augmenter au cours des prochaines années, car les compagnies cherchent à accroître leur bassin de main-d'oeuvre. Les autochtones sont aussi considérés comme une relève potentielle. Déjà nombreux à vivre dans les régions minières, 60 % ont moins de 35 ans.

JUSQU'A 80 000 $ PAR ANNEE POUR UN TITULAIRE DE DEP

Le manque de personnel qualifié fait en sorte que les compagnies minières sont prêtes à offrir des conditions de travail très avantageuses aux recrues. Par exemple, un titulaire de diplôme d'études professionnelles (DEP) en extraction minière gagne plus de 20 $ l'heure. Si on ajoute les primes au rendement, il peut obtenir une rémunération annuelle allant jusqu'à 80 000 $ par année.

Par ailleurs, les horaires flexibles sont monnaie courante. Les individus qui apprécient les congés prolongés y trouvent leur compte, et peuvent, par exemple, travailler 14 jours d'affilée pour ensuite prendre congé pendant 14 jours. Mentionnons aussi que le taux de fréquence des accidents de travail dans le secteur minier a diminué de 60 % au cours des 20 dernières années, grâce aux activités de prévention réalisées dans les milieux de travail.

DEUX FOIS PLUS D'OFFRES QUE DE DIPLOMES

Les établissements de formation sont aux premières loges pour constater la popularité des diplômés du domaine minier. Le Cégep de Thetford, par exemple, reçoit deux fois plus d'offres d'emploi qu'il n'a de diplômés en Technologie minérale. Au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, qui offre le même programme, les huit sortants de 2007 se sont placés avant d'obtenir leur diplôme.

Bonne nouvelle, le Centre de formation professionnelle de Val-d'Or constate un regain d'intérêt pour son DEP en Extraction du minerai. Six cohortes de 16 élèves ont été formées en 2007, comparativement à cinq en 2006. L'établissement confirme l'excellent placement des diplômés de ce programme ainsi que des diplômés des DEP en Conduite de traitement du minerai et en Forage au diamant.

L'Université McGill, de son côté, a reçu de deux à trois offres d'emploi pour chacun de ses huit diplômés en génie des mines. A l'Université Laval, le nombre d'inscriptions dans ce même programme est passé de 5 à 16 depuis un an, mais il en faudrait 25 pour répondre à la demande des employeurs.

Les géologues sont aussi une espèce rare, d'autant plus qu'ils se voient offrir des emplois non seulement au Québec, mais aussi à l'étranger. A l'Université de Montréal, on en a formé 22 en 2007, mais il en faudrait une centaine par année pour satisfaire la demande.

FUTUR PROMETTEUR

La tendance n'est pas près de s'essouffler. La forte croissance de pays comme la Chine et l'Inde fait augmenter la demande pour des métaux comme le cuivre, le zinc, le fer et le nickel, pour lesquels les réserves connues dans le monde ont diminué. Résultat : les prix augmentent et les experts soutiennent qu'ils se maintiendront à un niveau élevé pour les quatre à cinq prochaines années.

Au Québec, on compte actuellement plus de 200 projets d'exploration visant à trouver de nouveaux gisements. Depuis 2001, les investissements dans ce domaine ont presque triplé, passant de 100 millions $ à 270 millions $, pour des travaux de cartographie, de relevés géophysiques ou de forage. En parallèle, des sites fermés il y a quelques années reprennent leurs activités, comme la mine de zinc Gonzague-Langlois de Breakwater, à Lebel-sur-Quévillon. D'ici à 2012, de cinq à six gros projets d'exploitation minière vont démarrer, dont ceux de la mine de zinc d'Xstrata à Matagami et de la mine d'or Eléonore de Goldcorp à la Baie-James.

POUR EN SAVOIR PLUS

Le guide 50 carrières de l'industrie minière est l'outil tout désigné pour quiconque songe à une carrière dans ce domaine. Du mineur d'extraction à l'ingénieur métallurgiste, 50 travailleurs y expliquent ce qu'ils font au quotidien et ce qu'ils apprécient de leur métier, en plus de fournir de précieux conseils pour la relève et de raconter comment ils ont obtenu leur emploi.

Aussi :

- Les programmes de formation pertinents

- Le répertoire des organismes et regroupements professionnels

- Un questionnaire pour évaluer si on a le profil pour travailler dans l'industrie

- Des dossiers sur la croissance de l'industrie, le placement des diplômés et la vie dans les régions minières

- Supplément Web : l'exploration minière dans le Nord-du-Québec et au Nunavik www.jobboom.com/supplementmines

- Une centaine de liens spécialisés pour en savoir davantage sur l'industrie : www.jobboom.com/mines

Le guide 50 carrières de l'industrie minière a été réalisé en partenariat avec le Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie des mines www.csmomines.qc.ca et avec la collaboration de l'Association minière du Québec www.amq-inc.com

Les Editions Jobboom sont une division de Jobboom.com, le site d'emploi de Canoe.ca.

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Renseignements

  • Source : Les Éditions Jobboom
    Renseignements : Andrée Peltier
    Relations publiques Andrée Peltier
    514-846-0003