Le Conseil canadien d'adaptation et de formation de l'industrie minière

Le Conseil canadien d'adaptation et de formation de l'industrie minière

23 août 2005 09h45 HE

À la recherche de talents - manque de compétence d'industrie

L'industrie canadienne des minéraux et des métaux fait face à son plus grand défi : une pénurie de travailleurs qualifiés qui pourrait représenter 81 000 emplois Attention: Rédacteur financier , Rédacteur à l'énergie, Directeur général et de l'information OTTAWA--(CCNMatthews - 23 août 2005) - Un des secteurs industriels les plus productifs du Canada sera confronté à une sérieuse pénurie de main d'œuvre qualifiée au cours de la prochaine décennie. C'est ce qui ressort de l'étude « Prospecter l'avenir : Relever les défis des ressources humaines dans l'industrie canadienne des minéraux et des métaux » qui a été rendue publique aujourd'hui.

Toujours selon cette étude sectorielle, l'industrie minière canadienne aura besoin de 81 000 nouveaux travailleurs pour répondre à ses besoins actuels et nouveaux et pour combler les postes rendus vacants par les employés prenant leur retraite. Cette étude en profondeur effectuée par le Conseil d'adaptation et de formation de l'industrie minière (CAFIM) a évalué les problèmes de ressources humaines et les défis qui confrontent l'industrie minière à court et à long terme.

Joueur clé dans l'industrie minière globale, le Canada est l'un des plus grands exportateurs de minéraux, de métaux et de diamants. Depuis 2002, le taux de croissance du produit intérieur brut en matière d'extraction minière a été environ le double de celui de l'économie canadienne. Les indicateurs économiques prévoient d'ailleurs une croissance continue de l'industrie minière avec une activité plus intense dans le domaine de l'exploration pendant encore plusieurs années Cela accroît la pression qui s'exerce sur le secteur afin que soit satisfaites les demandes croissantes de travailleurs qualifiés et celles de la compétitivité continue du Canada.

«Avec cette pénurie de travailleurs qualifiés qui menace sérieusement l'industrie, il existe un grand potentiel de carrières lucratives pour de bons candidats possédant de bonnes compétences - en particulier pour les travailleurs exerçant un métier spécialisé, les ingénieurs et les géoscientifiques,» remarque Paul Hébert, directeur administratif, Conseil CAFIM. «Certaines personnes continuent d'assumer que l'extraction minière reste principalement un métier de force brute alors qu'en fait, l'extraction minière a évolué pour devenir une industrie technique faisant appel à des travailleurs hautement qualifiés.»

Pour répondre aux besoins à venir de ressources humaines, le recrutement de nouveaux travailleurs dans l'industrie et le développement des compétences de la main d'œuvre actuelle sont fondamentaux. Plusieurs chefs de file de l'industrie comme Barrick, INCO, Falconbridge et Teck Cominco sont en train de développer et de mettre en œuvre des programmes d'embauchage ayant pour but d'amener une main d'œuvre non traditionnelle comprenant de jeunes Canadiens, des femmes, des membres de minorités visibles et des autochtones à apporter leur participation à ce secteur fort lucratif.

Les conclusions de l'étude suggèrent que l'industrie pourrait perdre jusqu'à 40 pour cent de sa main d'œuvre actuelle au cours des dix prochaines années. Plus de la moitié des membres de la main d'œuvre actuelle sont éligibles à la retraite au cours des cinq à dix prochaines années chacun de ces membres emportant avec lui une moyenne de 21 années d'expérience dans le secteur des mines. Le plus haut pourcentage de travailleurs s'apprêtant à prendre leur retraite d'ici les dix prochaines années, appartiennent au groupe des métiers spécialisés.

La pénurie sans précédent de travailleurs qualifiés est aussi une conséquence du fait que moins de jeunes envisagent de faire carrière dans les mines. En dépit du fait qu'il existe 26 établissements d'enseignement post-secondaires au Canada offrant des programmes s'appliquant spécifiquement à l'exploitation minière, ces établissements font face à plusieurs défis y compris le coût élevé de la technologie et de l'équipement nécessaires aux programmes et un faible taux d'inscription. L'industrie fait aussi face à la concurrence d'autres secteurs tels que celui du développement des sables bitumineux et le secteur de la construction ainsi qu'à la concurrence d'employeurs oeuvrant dans la même industrie dans d'autres pays..

«D'autres écarts de compétences apparaissent au fur et à mesure que l'exploitation minière devient de plus en plus basée sur les connaissances et de plus en plus intensivement technologique,» déclare Patricia Dillon, gestionnaire, relations d'entreprise chez Teck Cominco Ltd et présidente du Comité de direction de l'étude sectorielle sur l'industrie des minéraux et des métaux (CDESIMM). «Par exemple, la télé-exploitation minière et l'automatisation sont devenues de plus en plus importantes dans l'industrie minière canadienne. Ce que nous voyons c'est une industrie qui a et qui continue d'évoluer et qui a besoin de travailleurs hautement qualifiés pour assurer la continuité de la croissance de l'industrie minière canadienne."

L'étude révèle aussi le besoin de normaliser la formation à travers le Canada. À l'heure actuelle, il n'existe pas au Canada de titre de compétences (ou d'une école de métier) en ce qui concerne l'industrie minière. La création d'un statut de compétences portant le Sceau rouge encouragerait les normes nationales de formation et offrirait une mobilité et une flexibilité aux travailleurs.

L'utilisation d'une technologie sophistiquée et innovatrice a réduit les risques en cours d'exploration, amélioré la productivité et renforcé la protection environnementale. Les progrès réalisés grâce à de nouvelles technologies tels que la télé extraction minière et la robotique ont changé le visage de l'industrie minière. La santé, la sécurité et la qualité de vie sur le lieu de travail se sont aussi améliorées.

«Une collaboration étroite avec l'industrie, les syndicats, les gouvernements, les établissements d'enseignement et autres intervenants dans le but de développer une stratégie à la grandeur de l'industrie et faciliter à la fois le recrutement et une prise de conscience est devenu essentielle si on veut minimiser les écarts de compétences et les risques qui pèsent sur l'industrie,» ajoute Paul Hébert.

«Les pratiques proactives de gestion en ressources humaines telles que la formation continue, de planification de la main d'œuvre et les programmes d'encadrement encourageront la conservation du personnel dans cette industrie vitale,» conclut Patricia Dillon.

À propos de l'étude sectorielle:
Prospecter l'avenir: Relever les défis des ressources humaines dans le secteur canadien des minéraux et des métaux est une étude en profondeur de deux ans et demi portant sur les forces, les problèmes et les défis en matière de ressources humaines qui confrontent l'industrie des minéraux et des métaux à court et long terme. L'étude s'est intéressée principalement aux activités minières d'exploration, d'extraction et d'affinage primaire (fusion) des métaux non ferreux (sauf l'aluminium). L'étude a aussi porté sur les 10 principaux minéraux et métaux par valeur de production au Canada : l'or, le nickel, la potasse, le charbon, le cuivre, le minerai de fer, le ciment, le zinc, le sable/le gravier/la pierre et les diamants.

L'étude a exigé des activités approfondies de recherche comprenant des enquêtes auprès de 48 sociétés minières représentant 276 sites de l'industrie des minéraux et des métaux à travers le Canada, 19 établissements d'enseignement offrant des programmes en exploitation minière, 694 enquêtes individuelles auprès d'employés du secteur des mines, groupes de discussion, tables rondes et 59 entrevues avec des intervenants qualitatifs comprenant des associations de l'industrie, des représentants syndicaux, des représentants d'établissements commerciaux et de formation ainsi qu'une recherche secondaire.

Financé par le programme du Conseil sectoriel du gouvernement du Canada avec d'importantes contributions en nature provenant de divers partenaires dans l'industrie, le projet a été géré par le Conseil d'adaptation et de formation de l'industrie minière - Canada (CAFIM) sous la direction du CDESIMM (comité de direction de l'étude sectorielle sur l'industrie des minéraux et des métaux) composé de représentants syndicaux, d'associations de l'industrie, de la communauté autochtone, du monde des affaires, d'établissements d'enseignement et de gouvernements. Pour obtenir davantage de renseignements sur l'étude, visiter le site www.prospectingthefuture.ca

À propos du Conseil d'adaptation et de formation de l'industrie minière (CAFIM):
En tant que Conseil sectoriel des ressources humaines de l'industrie minière canadienne, le Conseil CAFIM contribue à maintenir la force, la compétitivité et la viabilité de l'industrie canadienne des minéraux et des métaux en collaborant avec l'industrie, le mouvement syndical, les établissements d'enseignement, la communauté autochtone et d'autres groupes dans le but de développer et de mettre en œuvre des solutions pour relever les défis nationaux en matière de ressources humaines de l'industrie. C'est le ministère Développement des ressources humaines Canada qui finance les activités du Conseil CAFIM. Visiter le site Web www.mitac.ca pour plus d'informations.
/Renseignements: André Beaulieu
André Beaulieu Communication
514-393-3444
abcommunication@sympatico.ca
/ IN: MINES

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