Agriculture et Agroalimentaire Canada

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19 oct. 2006 13h38 HE

AAC : Appuyer la gestion de l'offre tout en offrant des options de commercialisation du grain

Par M. Chuck Strahl, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada et ministre de la Commission canadienne du blé

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 19 oct. 2006) - Le nouveau gouvernement du Canada a fait campagne en promettant que les producteurs de blé et d'orge de l'Ouest auraient la même latitude que les autres producteurs canadiens pour la commercialisation de leurs produits en ayant le droit de participer volontairement à la Commission canadienne du blé (CCB).

Depuis ma nomination comme ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et ministre de la CCB, j'ai eu l'occasion de discuter de cette question importante avec des producteurs agricoles, leurs familles et des groupements agricoles de toutes les régions du pays.

Le moment est bien choisi pour étudier de nouvelles options de commercialisation pour les céréaliculteurs. Les sondages récents - même ceux commandés par la CCB - révèlent que les producteurs appuient l'idée de pouvoir choisir le mode de commercialisation de leurs produits. Je me suis entretenu avec des agriculteurs des deux camps opposés et avec les membres de la CCB au sujet du principe d'une commission à participation volontaire.

Nous avons également créé un groupe de travail pour examiner les questions associées à la mise en oeuvre d'un régime d'options de commercialisation. Malheureusement, la CCB a refusé de participer au processus. Le groupe de travail me rendra compte de ses activités d'ici la fin d'octobre et son rapport sera rendu public.

Les allégations du Bloc Québécois (BQ) voulant que le nouveau gouvernement du Canada manque d'ouverture et de transparence ou qu'une réforme du système de commercialisation du grain de l'Ouest risque de nuire à la gestion de l'offre sont à la fois fausses et insensées. En effet, l'an dernier, notre caucus a appuyé une motion de la Chambre des communes en faveur de la gestion de l'offre. Nous avons réitéré notre appui pour ce système durant la campagne électorale, nous l'avons défendu pendant les négociations de l'OMC à Genève, et le nouveau gouvernement du Canada continuera d'appuyer la gestion de l'offre.

Il y a des différences nettes entre la gestion de l'offre et le comptoir de commercialisation unique qu'est la CCB. La CCB a été créée en vertu d'une loi du Parlement qui obligeait les agriculteurs de l'Ouest canadien - et seulement eux - de vendre leur blé et leur orge par l'entremise de cet organisme. En revanche, les producteurs de blé de l'Ontario sont libres de commercialiser leur produit comme ils l'entendent.

A titre de comparaison, la gestion de l'offre est un système national qui a été mis sur pied de façon à ce que les offices de commercialisation provinciaux (dont les membres sont élus) y participent.

Contrairement à la gestion de l'offre, le système monopolistique à guichet unique de la CCB est loin de faire l'unanimité. Les producteurs de blé et d'orge de l'Ouest canadien nous disent depuis bon nombre d'années qu'ils veulent être en mesure de prendre leurs propres décisions d'affaires. Une majorité d'entre eux ont indiqué que ce choix comprenait des solutions de rechange pour la CCB. Encore une fois, ce n'est pas le cas de la gestion de l'offre, un système qui fonctionne à la grande satisfaction d'une majorité écrasante de participants.

Il n'existe pas de lien entre la gestion de l'offre et notre engagement d'offrir des options de commercialisation aux céréaliculteurs de l'Ouest. Le nouveau gouvernement du Canada a toujours appuyé énergiquement le système canadien de gestion de l'offre et continuera de le faire. La gestion de l'offre demeure un choix judicieux pour les producteurs de lait, de volaille et d'oeufs de notre pays avec qui nous sommes fiers de continuer à travailler pour faire prospérer ces secteurs. Cependant, le temps est venu d'offrir un choix aux producteurs de blé et d'orge de l'Ouest canadien : le choix du mode de commercialisation.

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