Agriculture et Agroalimentaire Canada

Agriculture et Agroalimentaire Canada

25 oct. 2005 10h21 HE

AAC : Des consultations scientifiques pour assurer un meilleur avenir aux producteurs, par l'honorable Andy Mitchell, C.P., député, Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 25 oct. 2005) - Ma grande priorité, à titre de ministre, consiste à façonner un environnement qui permet aux producteurs agricoles de notre pays d'assurer leur subsistance - maintenant et pour les générations futures.

Pour ce faire, nous élaborons des initiatives comme le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole, qui offre aux producteurs une protection contre les pertes de revenu à court et à long terme causées par des événements indépendants de leur volonté, ou nous établissons des stratégies pour aider les éleveurs de ruminants à traverser la crise de l'ESB.

Mais pour y parvenir, nous devons aussi réfléchir de façon stratégique en prévision de demain et exploiter nos points forts et nos avantages concurrentiels. L'un des grands avantages que nous avons sur nos concurrents internationaux, ce sont nos moyens scientifiques et notre capacité d'innovation.

Grâce à nos recherches scientifiques, les producteurs canadiens ont pu bénéficier des technologies et des méthodes agricoles les plus modernes et devenir les agriculteurs les plus efficaces et les plus rentables au monde. L'innovation scientifique prendra de plus en plus d'importance dans les efforts constants que déploie le Canada pour faire de son secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire le chef de file mondial en matière de salubrité et de qualité des aliments, de même que dans ses efforts pour élargir les marchés actuels et pour trouver de nouveaux débouchés.

En clair, nous devons conserver notre avantage concurrentiel sur le plan scientifique afin d'assurer le succès de notre secteur agricole; c'est pourquoi j'ai demandé à ce qu'on entreprenne l'examen global du programme scientifique du Ministère.

Les consultations scientifiques se feront dans le cadre de 11 assemblées régionales avec des intervenants, des partenaires et des représentants des collectivités et de l'industrie. Il y aura aussi des consultations sur Internet par l'intermédiaire du site Web du Ministère (www.agr.gc.ca/sci/cons/index_f.php) afin de permettre à tous les Canadiens et Canadiennes de participer. Ces consultations, qui auront lieu en octobre et en novembre, se termineront par un symposium national d'une durée de deux jours, les 22 et 23 novembre, à Gatineau (Québec).

Tout au long de ce processus, nous serons en mesure de nous pencher sur un certain nombre de points importants, notamment les priorités régionales et nationales, le rôle du Ministère par rapport à l'ensemble des scientifiques et des chercheurs au Canada, et une stratégie visant à favoriser un meilleur partenariat avec les gouvernements provinciaux, les universités et le secteur privé.

Au moment d'entreprendre cet examen et ces consultations, je veux être clair : il n'y aura aucune réduction de notre investissement national dans la recherche scientifique. Le budget annuel de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada s'élève à près de 300 millions de dollars annuellement, soit près de la moitié de toutes les dépenses en recherche agricole au Canada, de sorte que le Ministère est de loin le participant le plus important dans ce domaine au pays.

L'investissement dans la science est un investissement dans la rentabilité future de nos producteurs agricoles. Les études montrent que, pour chaque dollar investi dans la recherche agricole, les producteurs obtiennent en retour l'équivalent de 20 $.

Cet examen consiste à trouver des façons d'augmenter notre efficacité dans l'innovation et la recherche scientifique. Il y a un autre principe qui nous guidera tout au long de ce travail : les activités de recherche-développement dans les provinces seront généralement maintenues aux niveaux actuels, compte tenu du fait que la recherche doit se faire dans l'ensemble du pays.

Nous voulons aussi faire en sorte que les recherches scientifiques en agriculture qui seront entreprises dans l'avenir répondront aux besoins de l'industrie et tiendront compte des particularités régionales. Nous viserons la création de synergies entre les ministères, entre les divers ordres de gouvernement, entre les gouvernements et les universités, ainsi qu'entre les gouvernements et le secteur privé. Grâce à une telle démarche intégrée et globale, nous pourrons acquérir une capacité scientifique et une capacité d'innovation qui aideront nos producteurs agricoles à devenir concurrentiels dans un marché international en constante évolution, et nous procurerons à nos scientifiques des installations de pointe pour qu'ils puissent y effectuer leurs travaux.

Je suis ravi de cette consultation et de cet examen; je vous invite tous à y participer de façon à aider notre gouvernement à établir un climat qui permettra à nos producteurs agricoles d'assurer leur rentabilité et leur prospérité pour les générations à venir.

Renseignements

  • Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ottawa
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