Agriculture et Agroalimentaire Canada

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08 nov. 2006 17h22 HE

AAC : Quel avantage réel la CCB offre-t-elle aux agriculteurs?

Par l'honorable Chuck Strahl, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada et ministre de la Commission canadienne du blé

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 8 nov. 2006) - Le nouveau gouvernement du Canada a fait campagne sur la promesse de donner aux producteurs de blé et d'orge de l'Ouest le choix du mode de commercialisation de leurs produits, y compris la Commission canadienne du blé (CCB), sans toutefois s'y limiter.

Certains soutiennent que la CCB rapporte aux producteurs une prime annuelle allant de 500 millions à 800 millions de dollars. Ces mêmes observateurs en concluent que le monopole de la CCB vaut autant sur une base annuelle. Il s'agit d'une exagération grossière de la part des groupes qui veulent refuser aux agriculteurs le droit de choisir le mode de commercialisation de leur grain.

Les tenants de l'idée que la CCB soit à ce point avantageuse pour les producteurs misent sur des facteurs non liés au monopole comme le taux d'intérêt privilégié des emprunts de la CCB garantis par le gouvernement fédéral, les effets de la réglementation du transport ferroviaire et même les décisions des sociétés privées de présenter ou de retirer des demandes de licences pour certaines variétés de grain.

Ces allégations font souvent abstraction des coûts du monopole assumés par les producteurs, spécialement l'excès de frais du système national de manutention et l'inefficience de la production agricole en raison de signaux du marché inexacts.

Les études qui concluent à des primes allant de 300 millions à 400 millions de dollars pour le blé et l'orge peuvent être contredites par d'autres analyses scientifiques valables montrant que la bonification des prix est négligeable et que les coûts sont élevés. A titre d'exemples, mentionnons The Economics of Single Desk Selling of Western Canadian Grain, par Colin Carter et Al Loyns, Benefits and Costs of a Voluntary Wheat Board for the Province of Alberta, par le George Morris Centre, et The Canadian Barley Industry in Transition: A Study for Alberta Agriculture, Food and Rural Development, par le groupe Sparks Companies.

La CCB a procuré certains avantages aux producteurs de blé et d'orge, notamment sa solide réputation, ses contacts avec les acheteurs et son expérience du marché. Toutefois, un changement s'impose et un changement se produira. Bon nombre des avantages associés à la CCB actuelle peuvent être offerts par une CCB à participation volontaire sur un marché concurrentiel.

Les agriculteurs veulent être en mesure d'ajouter de la valeur à leurs cultures et d'accroître leur part des profits réalisés au delà de l'exploitation agricole. Ils méritent d'avoir la possibilité de tirer les meilleures recettes possibles de la vente de leurs propres produits, comme ce serait le cas pour le canola, les légumineuses, les pommes, les bovins ou pour n'importe lequel des autres produits agricoles du Canada. Au cours des sept dernières décennies, les producteurs de blé et d'orge de l'Ouest canadien n'ont pas eu cette possibilité.

Le segment à valeur ajoutée du secteur agricole, c'est-à-dire l'agroalimentaire, se tire très bien d'affaire et a profité d'une croissance phénoménale. Il contrôle actuellement la majorité des exportations et de l'utilisation intérieure au pays. Or, la législation en vigueur empêche les producteurs de blé et d'orge de l'Ouest canadien d'en faire autant. On les empêche de vendre leurs produits à une usine de fabrication de pâtes alimentaires ou à une entreprise de production de céréales biologiques à valeur ajoutée, ou de fournir du blé à des usines de production d'éthanol aux Etats-Unis. Une combinaison d'options comme celles-ci ou d'autres modes de commercialisation peuvent être avantageux pour un producteur quelconque à un endroit et à un moment donnés. Ce sont les producteurs qui doivent décider quelle option leur convient le mieux.

Les producteurs de blé et d'orge de l'Ouest canadien offrent des produits de renommée mondiale et doivent avoir la possibilité d'optimiser leurs recettes et de tirer leur revenu directement du marché s'ils le désirent.

L'industrie céréalière occupe une place très importante dans l'économie canadienne et fait partie de notre patrimoine national. Le nouveau gouvernement du Canada est déterminé à défendre les intérêts de cette industrie afin que nos fiers agriculteurs et agricultrices aient le meilleur gagne-pain possible et que tous les Canadiens puissent profiter des fruits de leur labeur.

Le nouveau gouvernement du Canada s'est engagé fermement à offrir aux céréaliculteurs de l'Ouest le choix du mode de commercialisation de leurs produits, tout en maintenant en place une CCB solide.

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