AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL - ACDI

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22 sept. 2005 12h24 HE

ACDI : Le Canada élargit la possibilité d'acheter de l'aide alimentaire dans les pays en développement

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 22 sept. 2005) - La ministre de la Coopération internationale, Mme Aileen Carroll, le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, M. Andy Mitchell, et le ministre du Commerce international, M. Jim Peterson, ont annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada a modifié sa politique d'aide alimentaire pour accroître l'efficacité de l'aide apportée à tous ceux qui souffrent de la faim dans le monde. Désormais, jusqu'à 50 % de l'aide alimentaire fournie par le Canada pourra être achetée dans des pays en développement. Auparavant, un plafond de 10 % s'appliquait aux achats d'aide alimentaire par le Canada dans ces pays.

"Cette nouvelle politique nous permettra de réagir plus rapidement et avec plus de souplesse aux catastrophes partout dans le monde, d'acheter davantage de nourriture et de nourrir un plus grand nombre de personnes dans le besoin, a déclaré la ministre Carroll. Elle contribuera aussi à réduire les frais de transport, à fournir de la nourriture adaptée à la réalité culturelle et à soutenir les efforts des agriculteurs des pays en développement. Nous pourrons ainsi en faire davantage avec les ressources financières canadiennes consacrées à l'aide."

L'aide alimentaire non liée sera achetée dans un certain nombre de pays à revenu relativement faible, ce qui permettra de maximiser l'efficacité des mesures de développement. On veillera aussi à ce que les pays qui profitent de subventions d'appui aux échanges commerciaux - subventions qui ont un effet de distorsion - ne soient pas admissibles à ce programme à titre de sources d'approvisionnement.

"Ces changements ont été apportés à la suite de vastes consultations auprès du milieu agricole canadien, qui y voit une mesure adéquate pour aider ceux qui sont vraiment dans le besoin", a déclaré le ministre Mitchell.

"Cette initiative illustre notre volonté d'aider les pays en développement, a indiqué le ministre Peterson. Le Canada ouvre la voie en intervenant dans la réforme de l'aide alimentaire." La mesure annoncée aujourd'hui est conforme à la position de nombreuses grandes organisations de producteurs agricoles du pays, qui sont maintenant en faveur de l'assouplissement de la politique d'approvisionnement en aide alimentaire. Les changements apportés à la politique auront une incidence minime sur les agriculteurs canadiens, étant donné que les achats d'aide alimentaire au Canada ne comptent que pour environ 0,3 % de toute la production agroalimentaire du pays.

Fiche d'information

LE DELIEMENT DU PROGRAMME CANADIEN D'AIDE ALIMENTAIRE

Le gouvernement du Canada a décidé d'assouplir les restrictions visant l'approvisionnement en aide alimentaire canadienne. Désormais, jusqu'à 50 % de cette aide pourra être achetée dans des pays en développement. Cette mesure fait suite à une décision prise par le Cabinet en 2002, qui avait pour effet d'élargir le pouvoir général en matière de déliement de l'aide de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), mais qui excluait expressément l'aide alimentaire afin de permettre d'autres consultations et une analyse plus approfondie. Bien que les autres volets de l'aide aient été visés par le déliement, seulement 10 % de l'aide alimentaire fournie par le Canada pouvait encore être une aide non liée.

Les avantages d'un déliement accru de l'aide alimentaire canadienne sont les suivants : une plus grande marge de manouvre et une plus grande rapidité d'intervention lors de situations d'urgence, de plus faibles coûts dans bien des cas, et de plus nombreux débouchés sur le marché international pour les producteurs agricoles des pays en développement. En assouplissant les restrictions relatives à l'approvisionnement en aide alimentaire canadienne de manière à ce que jusqu'à 50 % de cette aide puisse être achetée dans des pays en développement, nous contribuons grandement à assurer l'efficacité de l'aide au développement. Selon une récente étude de l'OCDE, le déliement peut accroître d'environ 30 % le rapport coût-efficacité de l'aide alimentaire.

Un certain nombre d'importantes organisations agricoles canadiennes ont récemment revu leur position de principe et décidé d'appuyer un assouplissement de la politique canadienne en matière d'approvisionnement en aide alimentaire. La Fédération canadienne de l'agriculture a récemment adopté une résolution de principe dans laquelle elle demandait que jusqu'à 50 % de l'aide alimentaire canadienne puisse être achetée ailleurs qu'au Canada. La Western Canadian Wheat Growers' Association et les Western Barley Growers' Associations ont aussi récemment adopté des résolutions en faveur d'un assouplissement des restrictions visant l'approvisionnement en aide alimentaire canadienne. Des consultations préliminaires relativement au déliement de l'aide alimentaire jusqu'à hauteur de 50 %, qui ont été menées auprès d'autres organisations agricoles, dont les Grain Growers of Canada, la Commission canadienne du blé et l'Alliance canadienne du commerce agroalimentaire, ont donné des résultats favorables à cet égard.

En 2004-2005, l'aide alimentaire canadienne a été utilisée principalement lors de situations d'urgence et dans le cadre de programmes d'alimentation en milieu scolaire. Des études ont démontré que dans les situations d'urgence, l'aide reçue dans les premiers mois est des plus importantes pour protéger la vie et les moyens de subsistance des personnes touchées. Comme il est souvent moins coûteux et plus rapide d'acheter des aliments sur des marchés près des régions touchées, ce changement pourrait accroître la capacité du Canada de fournir une aide efficace et économique lorsque surviennent des crises dans le monde. Dans le cas des programmes d'alimentation en milieu scolaire, les achats locaux contribuent à atténuer les distorsions sur les marchés agricoles locaux et à fournir des aliments mieux adaptés aux habitudes alimentaires des bénéficiaires. Dans les deux cas, acheter de la nourriture sur les marchés locaux ou régionaux favoriserait le développement agricole local et régional.
Cette méthode d'approvisionnement plus souple s'appliquera à un nombre défini de pays à revenu relativement faible, qui a été déterminé par les ministres de l'ACDI, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et de Commerce international Canada. Cela permettra de maximiser l'efficacité des mesures de développement, et on veillera à ce que les pays qui profitent de subventions d'appui aux échanges commerciaux - subventions qui ont un effet de distorsion - ne soient pas admissibles à ce programme à titre de sources d'approvisionnement.

Renseignements

  • Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
    Andrew Graham
    Directeur des communications
    (819) 953-6238
    ou
    Agence canadienne de développement international (ACDI)
    Bureau des relations avec les médias
    (819) 953-6534
    info@acdi-cida.gc.ca
    http://www.acdi.gc.ca (version électronique du document)
    ou
    Agriculture et Agroalimentaire Canada
    Relations avec les médias
    (613) 759-7972 ou 1 866 345-7972
    ou
    Cabinet du ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
    Matt Tolley
    Attaché de presse
    (613) 759-1059
    ou
    Cabinet du ministre du Commerce international
    Jacqueline LaRocque
    Directrice des communications
    (613) 992-7332
    ou
    Commerce international Canada
    Bureau des relations avec les médias
    (613) 995-1874
    www.international.gc.ca