ACPSGE

19 mars 2007 17h58 HE

ACPSGE : Le gouvernement Harper verse l'argent et s'en lave les mains-Une approche irresponsable qui fait mal aux familles

OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 19 mars 2007) - Il est temps pour le gouvernement Harper de se rendre à l'évidence : il fait mal aux familles en ne tenant pas ses promesses en matière de services de garde. Ce gouvernement a affirmé lors des dernières élections que les services de garde faisaient partie de ses principales priorités et pourtant, le budget déposé aujourd'hui comporte des compressions de près d'un milliard de dollars (80 %) au chapitre de leur financement. L'annonce d'un maigre transfert de 250 millions aux provinces et aux territoires pour la garde d'enfants et ce, sans cadre de reddition de comptes, démontre bien que le gouvernement n'a pas de plan pour la mise en oeuvre du programme national de services de garde souhaité par la population canadienne.

"Les conservateurs de Harper ont prouvé qu'ils n'étaient pas capables d'agir avec intégrité et responsabilité", a déclaré Monica Lysack, directrice générale de l'ACPSGE, après avoir pris connaissance des mauvaises nouvelles pour les familles contenues dans le budget d'aujourd'hui. "La population canadienne s'attend à ce que le gouvernement fédéral fasse preuve de leadership. L'approche de ce gouvernement, qui consiste à émettre des chèques et se décharger de ses responsabilités, démontre clairement que, pour lui, venir en aide aux familles se limite à distribuer de l'argent comme au guichet automatique. L'an dernier, le gouvernement a émis des chèques aux familles et cette année, il en émet aux provinces et aux territoires. La distribution de fonds publics, sans exiger de comptes ni rien en retour, n'est pas le genre de politique publique utile aux familles. Les familles canadiennes, et surtout les enfants, paient le prix de cette absence de direction".

Il y a un an, lorsque le gouvernement conservateur a annoncé qu'il remplacerait, en 2007, les paiements de transfert destinés aux services de garde par un programme de crédits d'impôt pour la création de 25 000 places en garderie, cela a eu l'effet d'une douche froide sur les plans ambitieux des provinces et des territoires en vue d'améliorer l'accès, la qualité et l'abordabilité de leurs réseaux de services de garde. Les premiers à subir les conséquences de cette mesure sont les enfants et les familles de la ColombieBritannique, une des provinces canadiennes les plus riches. Blâmant le gouvernement fédéral pour ses actions, la C.B. ne subventionne plus les nouvelles places en garderie, elle impose des compressions aux services de garde existants et, comme solution, elle propose d'augmenter les contributions des parents. "Les compressions fédérales et provinciales dans les services de garde en ColombieBritannique ont semé la zizanie dans nos collectivités", a dit Susan Harney, représentante de la C.B. au conseil d'administration de l'ACPSGE. "Si le budget fédéral 2007 n'est pas amendé et que le transfert de 1,2 milliard de dollars pour les services de garde n'est pas totalement restauré, on continuera d'avoir mal en C.B. et on assistera à des situations similaires partout au Canada".

Jody Dallaire, présidente de l'ACPSGE a dit : "Les conservateurs nous font accroire depuis un an qu'avec cent piastres par mois et quelques crédits d'impôt, le tour sera joué pour les services éducatifs et de garde à l'enfance. Et maintenant, ils nous font accroire que cent piastres et moins du quart des paiements de transfert promis en 2005 par le gouvernement précédent suffiront à compenser une perte de milliards de dollars sur plusieurs années". A cause de l'échec de ce gouvernement, le nombre de familles inscrites sur les listes d'attente augmente à travers le pays et de plus en plus d'enfants sont privés d'occasions d'apprentissage et de développement dans leur collectivité.

"Il n'est pas trop tard. Le gouvernement fédéral peut encore faire preuve de leadership dans le dossier des services de garde", a dit Lysack. L'ACPSGE, après avoir écouté les Canadiennes et les Canadiens, a préparé un plan faisable et responsable pour répondre aux besoins des enfants et de leurs familles. Au lieu d'abdiquer toute responsabilité, le gouvernement fédéral doit renverser les compressions imposées aux services de garde et travailler avec les provinces et les territoires afin d'assurer à toutes les familles au Canada l'accès à des services éducatifs et de garde à l'enfance universels et de bonne qualité.

Renseignements

  • Association canadienne pour la promotion
    des services de garde à l'enfance
    Monica Lysack, directrice générale, Ottawa
    613-818-0067 (cell.)
    ou
    Association canadienne pour la promotion
    des services de garde à l'enfance
    Susan Harney, administratrice, Colombie-Britannique
    604-888-8786
    ou
    Association canadienne pour la promotion
    des services de garde à l'enfance
    Jody Dallaire, présidente/Porte-parole francophone
    506-878-8666 (cell.)