Deloitte

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24 janv. 2012 06h00 HE

Alors que la plupart des gouvernements sont prisonniers d'un modèle d'exploitation non viable, un nouveau rapport de Deloitte décrit comment obtenir de meilleurs services à moindres coûts

Voici donc la question à un milliard de dollars : comment éviter la corrélation entre le prix payé et le rendement ?

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 24 jan. 2012) - Les déficits provinciaux du Canada, qui se chiffrent à 25,7 G$, correspondent presque au déficit fédéral de 29,6 G$, pour un déficit national total de 55 G$. Afin de réaliser des économies de coûts et de réduire les déficits tout en maintenant ou en améliorant la qualité des services, les gouvernements doivent adopter des méthodes radicalement différentes en matière de services publics, d'après un nouveau rapport de Deloitte intitulé Public sector, disrupted: How disruptive innovation can help government achieve more for less.

« Au moment où les ministères des Finances à l'échelle nationale font leurs calculs et revoient les services publics, Deloitte étudient des méthodes éprouvées permettant d'améliorer de façon radicale les services publics partout dans le monde, explique Paul Macmillan, leader mondial du secteur public de Deloitte. Nous avons constaté que la méthode la plus utilisée en vue d'améliorer les services publics nécessite habituellement une augmentation des coûts. Par conséquent, même si les services s'améliorent généralement au fil du temps, ils sont très coûteux. Or, il n'est plus possible de fonctionner ainsi. »

Ce nouveau rapport présente en détail la façon dont les gouvernements peuvent concevoir et offrir des services publics qui procurent de meilleurs résultats aux contribuables. On y affirme que, sans remaniement radical, les gouvernements seront incapables de répondre à la demande croissante de meilleurs services à moindres coûts.

Le rapport se fonde sur un grand nombre d'entrevues avec des représentants, des conseillers et des chercheurs du gouvernement qui ont ciblé certaines des innovations les plus efficaces dans les secteurs de l'éducation, des soins de santé, de la justice pénale, de la défense et des renseignements.

D'après l'auteur du rapport, M. William Eggers, opter pour l'innovation de rupture pourrait permettre d'épargner des milliards de dollars. Le gouvernement de certains États américains fait, par exemple, l'essai d'un système de surveillance électronique. Étant donné qu'un État consacre plus d'argent aux prisons qu'à l'éducation supérieure, le rapport constate qu'en optant pour un système de surveillance électronique pour la moitié des délinquants de bas niveau, le gouvernement des États-Unis réaliserait des économies de plus de 16 G$. Quant à l'augmentation des sommes consacrées aux soins de santé au Canada d'un exercice à l'autre, l'étude décrit de quelle façon la technologie, l'innovation dans les processus et les cliniques spécialisées ont contribué à faire baisser les coûts liés aux chirurgies de la cataracte pendant des décennies, diminutions qui vont jusqu'à 7 pour cent par année.

« Chose certaine, le rendement s'est amélioré dans plusieurs services publics, mais l'amélioration n'a pas été aussi rapide que l'accroissement des coûts, affirme M. Eggers. En outre, les coûts ont augmenté plus rapidement que notre capacité à payer. Nous n'avons tout simplement pas les moyens d'absorber des coûts qui augmentent de façon aussi rapide et constante qu'au cours de la dernière, voire des deux dernières décennies. L'innovation de rupture constitue une méthode éprouvée permettant d'améliorer les services publics et de réduire les coûts. »

« Les gouvernements canadiens ne sont pas les seuls qui soient aux prises avec une situation financière difficile, ajoute M. Macmillan. Partout dans le monde, les responsables de politiques doivent prendre des décisions d'investissement difficiles afin de parvenir à un équilibre acceptable entre les avantages liés à l'amélioration des services et les coûts connexes. Notre rapport décrit comment éviter cette corrélation, notamment en posant les bonnes questions sur la conception des services. » Il ajoute que le rapport présente certaines des meilleures pratiques à l'échelle internationale et qu'il pourra contribuer à guider les décideurs canadiens afin que les services publics nationaux continuent de se classer parmi les meilleurs au monde.

Vous pouvez accéder au rapport complet à l'adresse www.deloitte.com/govdisrupted.

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