SOURCE: Heart and Stroke Foundation

Heart and Stroke Foundation

05 nov. 2015 06h00 HE

Alors que les antécédents familiaux peuvent doubler le risque de maladies cardiovasculaires, un récent sondage montre qu'un tiers des personnes au pays ne parlent pas des risques génétiques avec leur médecin

Afin de sensibiliser la population et de recueillir des fonds, la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC axe sa campagne des Fêtes sur la recherche génétique

TORONTO, ON--(Marketwired - 5 novembre 2015) - Les experts de la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC (la " Fondation ") veulent que davantage de personnes au pays sachent que leurs antécédents familiaux liés aux maladies cardiovasculaires sont le plus grand facteur de prédiction du risque génétique de maladie. En d'autres mots, cela signifie qu'une personne dont les antécédents familiaux incluent une maladie cardiovasculaire a un risque accru de souffrir d'une maladie du cœur ou d'un AVC. Pourtant, selon un récent sondage, une grande portion de la population ne semble pas prendre cela sérieusement. En effet, le sondage* a révélé que la moitié (51 %) des personnes savent que leurs antécédents familiaux incluent une maladie du cœur ou un AVC (maladie cardiovasculaire), mais qu'un tiers (34 %) d'entre elles n'ont pas consulté un médecin pour discuter avec lui des risques génétiques.

Le sondage a aussi dévoilé que six personnes sur dix (63 %) au pays ayant des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire affirment qu'il s'agit d'un membre immédiat de la famille (parent, frère ou sœur, enfant), ce que les chercheurs considèrent comme un indicateur clé du risque génétique de maladie cardiovasculaire. De ce groupe, la moitié (52 %) des répondants ont indiqué qu'un parent, un enfant, une sœur ou un frère est décédé d'une maladie cardiovasculaire. Une autre donnée inquiétante est que près d'un tiers (30 %) de la population qui est au courant de ses antécédents familiaux ne prend pas ces derniers suffisamment au sérieux pour être vigilant en ce qui concerne sa santé cardiovasculaire.

Pour certains, être au courant de leurs risques génétiques pourrait leur sauver la vie. Tim Westhaver, résident de Halifax de 56 ans, est atteint d'une maladie du cœur génétique qui a fauché la vie de sa mère lorsqu'elle avait à peine 37 ans, celle de son frère à 49 ans, et celle de deux de ses neveux, dont l'un était encore adolescent et l'autre dans la vingtaine. La cause de cette maladie héréditaire, appelée " cardiomyopathie hypertrophique " ou CMH (dont environ une personne sur 500 est atteinte), réside dans nos gènes, et la conséquence la plus dévastatrice est la mort subite. " La vie a joué un très mauvais tour à ma famille, mais grâce à la médecine et à la recherche, notre histoire en est maintenant une de survie, dans laquelle plusieurs d'entre nous, y compris mes deux enfants, s'en sont beaucoup mieux tirés que nos ancêtres ", se réjouit Tim.

Le dépistage génétique a maintenant permis de déterminer dix autres membres de la famille de Tim qui sont porteurs du gène responsable de la CMH. Ces derniers sont encore en vie aujourd'hui et profitent pleinement, car chacun d'eux a maintenant un défibrillateur implantable, soit un petit dispositif qui est inséré au cours d'une intervention et qui permet au cœur de continuer de battre de façon régulière.

La famille de Tim a la chance de s'en sortir beaucoup mieux que ses ancêtres puisque la recherche en génétique a permis de trouver le gène responsable de la CMH. " La recherche en génétique promet d'être la prochaine grande percée en médecine personnalisée et de déterminer la meilleure approche pour traiter, et potentiellement guérir, les maladies causées par nos gènes, soutient le Dr Robert Hegele, directeur scientifique du London Regional Genomics Centre et détenteur d'une chaire de recherche du Canada en génétique humaine. Sur 84 000 gènes présentant des possibilités infinies de combinaisons pouvant influencer les maladies cardiovasculaires, nous en avons déjà déterminé 20 %, et nous espérons cartographier les 80 % restants au cours des cinq à dix prochaines années grâce à la recherche continue dans ce domaine. "

La Fondation a optimisé son Évaluation du risque cardiovasculaire pour inclure de nouvelles questions afin d'évaluer le risque de maladies héréditaires et les façons de l'atténuer. Le sondage a montré que 13 % des personnes qui connaissent leurs antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire ont déjà fait l'Évaluation du risque cardiovasculaire. La campagne des Fêtes encourage la population à appuyer le financement de la recherche dans les domaines essentiels comme la génétique, car le sondage a aussi révélé que seulement un tiers (35 %) des personnes conscientes des risques génétiques (51 % de la population) ont fait un don pour la recherche sur les maladies du cœur et l'AVC au cours de la dernière année.

À propos de la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC

La Fondation des maladies du cœur et de l'AVC a pour mission de prévenir les maladies, de préserver la vie et de favoriser le rétablissement. En tant qu'organisme bénévole de bienfaisance en santé, nous nous efforçons chaque jour d'améliorer de façon tangible la santé de toutes les familles du pays. " Ensemble, éliminons les maladies du cœur et les AVC pour vivre en santé. " fmcoeur.ca

*Environics Research Group a effectué le sondage sur les antécédents génétiques des maladies cardiovasculaires de la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC, sous la forme d'un sondage téléphonique auprès de 2 020 adultes au pays du 31 août au 17 septembre 2015. La marge d'erreur pour un échantillon de cette taille est de +/- 2,18 points de pourcentage.

Image disponible: http://www.marketwire.com/library/MwGo/2015/11/4/11G070662/Images/Westhaver%20Family%20-%20small-136728397.jpg
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Vidéo intégrée disponible: https://youtu.be/NQnpGXzcRhw
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Renseignements

  • Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
    Maryse Bégin
    Gestionnaire, Communications, Québec
    Fondation des maladies du cœur et de l'AVC
    514 871-8038, poste 232
    maryse.begin@fmcoeur.qc.ca